‹ Pièces de théâtreChapitre 1039 sur 1241 · SCÈNE il · texte numérisé non relu

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LE MAGASIN THKATR\L.

AUGUSTWE. Voyons donc.

DUPLESSY. Hein ! qu'en dites-vous ?

AUGUSTINE. C'est très bien.

L1LIA. C'est parfait.

DUPLESSY. Non! je vous en prie, parlez-moi franchement.

RAPHAËL , qui est entré et qui s'est approché par derrière. Eh bien! franchement, c'est pas mal.

DUPLESSY. Qu'est-ce qui te demande ton opinion à toi, Raphaël?

RAPHAËL. Dam! monsieur, il est bien permis d'en avoir une, quand on a travaillé comme moi avec les plus grands maîtres.

DUPLESSY. Allons, c'est bien, retournez à vos occupations, imbécile.

RAPHAËL. Mais, monsieur...

DUPLESSY. Taisez-vous, car je suis sur le point de me mettre en colère.

AUGUSTUVE, examinant le portrait. Savcz-vous bien, M. Duplessy, que ce portrait pourrait exciter mes inquiétudes; heureusement je ne suis pas comme vous portée à la jalousie.

DUPLESSY. Moi, de la jalousie, ma

chère Àugustine... ce serait ridicule

après un mois de mariage.

LILIA. Un mois ! il y a tout au plus quinze jours.

DUPLESSY. C'est possible ! depuis notre union, je vis deux fois plus ; tous mes plaisirs sont doublés ainsi je ne doute pas

de ta tendresse.

AUGUSTINE. Et vous avez raison ; puisje oublier ce que vous avez fait pour moi et pour ma cousine Lilia.

LILIA. Nous étions sans fortune... vous nous avez donné des leçons gratuites penlant plusieurs années... et quand nos pareils sont morts, vous nous avez rccueillieschezvous...

DUPLESSY. Dam! j'y étais bien un peu intéressé! Auguslinc était ma meilleure élève, et je l'ai épousée afin de continuer son éducation.

Air de Turenno.

Sans ino flatter je Ai s Ion maître En peinture ainsi qu'en amour El par mes soins , il faut le reconnaître , Tu fais des progrès chaque jour, Bn peinture ainsi qu'en amour.

AUGUSTINE

Des professeurs voila hien la conduite, lis sont toujours jaloux de nos succès, Quoique tans eux nous fassions (les progrès , Us s'en donnent tout le mérite.

Elis' éloignant du chevalet elle dépose son mouchoir sur In tablz.

DUPLESSY. Je te le répète, ma cnere Augustine, je suis parfaitement tranquille?.. \A part.) Ne lui disons pas que j'ai remarqué ce jeune homme qui loge en face, et qui lorgne toujours de ce coté-ci. ... Elle n'y aura peut-être pas fait attention.

LILIA, qui s'est approchée de la fenêtre d gauche, et d part. C'est singulier, il n'y est déjà plus...

DULLESSY. Il se fait tard, je vais m'habiller.

AUGUST1XE. Vous sortez?

DUPLESSY. Pour un instant.... le temps de livrer ce portrait cette dame ne demeure qu'à deux pas; toi, Raphaël, n'oublies pas de me préparer une autre toile; une toile de vingt-cinq pour un paysage qui m\st commandé... Ensuite, dans la journée, tu passeras chez Babin et tu lui demanderas de ma part un costume d'odalis que...

AUGUSTIAE. Et pourquoi faire?

DUPLESSY. Pour le mannequin! je lui avais d'abord mis une parure de mariée... dans la première joie de l'hymen, je ne voyais rien de plus beau qu'un voile et un bouquet nuptial... mes élèves partagaienfc mon enthousiasme... mais elles ont fini ce matin... c'estpourquoi il nous faut un autre costume pour la classe du toir... tu comprends, Raphaël?

RAPHAËL. Oui, monsieur, un costume d'odalixe... ça suffit.

DUPLESSY, d Augustine. Au revoir, mon

ange!

Air : Vaudeville des chemins en fer.

Adieu , ma chère , je te laisse, Que nepuis-jc, selon mon goût, Auprès de toi rester sans cessa Mais les affaires avant tout.

tA part.) Cachons-lui mon inquiétnde Car elle pourrait m'en punir ; Et de peur de Incertitude Alix soupçons il faut s'en tenir.

ENSEMBLE

Adieu , ma chère , je te laisse, etc.

AUGUSTINE

Oui , je Toudrai» , je le confesse , Vous voir ici. selon mon goût, Auprès de moi rester sans cesse; Mais les affaires avant tout.

LILIA et IIAPIIAEL.

Son mari, malgré sa tendresse Ne peut toujours selon son goùs-, Auprès d'elle rester sans cesse* Mais les ail") ii vs avant touU Duplessy sort pur la droite, Raphaël par le fond»

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