SCENE VI
ANTÉNOR, seul.
Son mouchoir!., son mouchoir!., je puis donc le presser sur mes lèvres... (// mil le mouchoir dans son sein.) Maintenant , rassemblons mes idées. ..mais comment les rassembler? je n'en ai qu'une. ..et encore, je «lis une, parce que je suis naturellement porté à l'exagération!.. O homme! roi de la nature... comme je l'ai lu dans la Peau de chagrin, tu es le plus ridicule des a imaux, quand une fois l'amour t'a mordu au cœur, j'en suis un exemple fatal... L'autre jour, 'jerrais ça et là dans ma chambre solitaire.
Je venais de parcourir un û*e ces romans modernes, dont chaque ligne soulève une tempête dans la poitrine... un des personnages m'avait surtout frappé... une jeune fille... un type de jeune fille... admirable résumé des perfections humaines... J'y rêvais délicieusement! Tout-à-coup, je cru?
voir le ciel s'ouvrir devant moi... pas du tout, c'était ma fenêtre... mais par cette fenêtre, une vision m'apparut ! une jeune fille!., la même jeune fille... celle que je venais de lire... Je ne pus retenir une exclamation... oh! c'était peu de chose...
mais dans ce ohl dans ce simple oh! il y avait un avenir! il y avait une destinée! il y avait une passion ! et quelle passion ?.. une passion déchirante!, une passion armée de griffes!.. C'est là que je l'ai vue!., là, près de cette croisée!., immobile et pensive... Un moment, je crus à la félicité... amère déception!., le lendemain, c'était un vendredi... jour de stupeur et d'effroi ! je l'aperçus de nouveau , mais un long voile me dérobait ses traits, et sur son front brillait le bouquet virginal. ..éternel emblème de l'hymen ! A cet aspect, je pousse un cri sauvage... je m'applique un coup de poing sur la tête, et je vais me promener sans chapeau sur le boulevard. .
Air d'Yclia.
Les vents, la pluie et le tonnerre Forçaient chacun à chercher un abri ; Moi seul, bravant la foudre et la gouttière, Aux élémens, j'offrais un front hardi!
Oui , de ce ciel où grondait la tempête, En blasphémant, j'implorais la rigueur; Mais tous 1rs ûots qui coulaient rar ma tète N'ont pas éteint le volcan de mon cœur.
Elle est donc mariée! elle a un mari '...malédiction!.. Ses parens l'auront sacrifiée., car il y a des parens au fond de tous les sacrifiées... Et moi aussi, j'ai un père... la nature m'en a donné un ; elle a cru bien faire, je ne lui en veux pas.Maisplus heureux celui qui, jeté seul sur la terre, fans savoir ni pourquoi ni comment, est forcé de conquérir l'existence en luttant avec le sort. Quelqu'un s'approche... j'ai cru entendre le frôlement d'une robe... Non!.
pcr5onnc! Comment lui parler? commci* nie frayer une route jusqu'à son oreille'1 (Tirant un billet de sa poche.) Si je pouvai.* seulement lui glisser dans la main ce billet, préparé à l'avance!.. Cette fois, je ne me trompes pas. On vient!.. C'est elle, peutêtre... Knl'er! c'est un homme! un vie Ilard! sans doute son père... ou son aïeulil
Duplessy entre.