‹ Pièces de théâtreChapitre 1081 sur 1241 · SCENE W · texte numérisé non relu

SCENE W

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Ah ! maintenant,

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1er <i fille :

MAGASIN THEATRAL

chamilly, à Albert.

Tu vois, elle dit que j'ai raison? Voyons, au diable le mariage et l'avenir, ne songeons qu'au présent.

Ici Lustucru a soulève le juda <pii est à droite, au premier plan du tlieàlre, et passe la tête.

LUSTUCI'.i .

Là, je n'entre pas, ils ne peuvent pas dire que j'entre; mais au moins je vois : c'est bien Pâquerette, c'est ma femme !

chamilly, prenant une bouteille cl versant à boire.

Goûtons ce vin dont Lustucru fait tant d'éloges?... Hum, le maraud ne nous a pas tiré du meilleur.

Il jette son vin, qui va frapper le visage de Lustucru.

lustucru, à part.

Oh! c'est mon vin... ah ! pouah !...

Il a la figure toute mouillée et ne sait comment s' essayer.

CHAMILLY

Aussi, je m'en vengerai!... machère Pâquerette, vous ne pouvez plus douter maintenant de la conduite de Lustucru... la présence de cette jeune fille...

PAQUERETTE

Me rassure tout-à-fait, monsieur.

CHAMILLY

Vous voulez rire, cela est en effet très-rassurant; Pâquerette, ma chère Pâquerette, moi, dont l'amour est sincère, n'ohtiendrai-je pas un gage, un souvenir de cet heureux instant?

lustucru, remuant la tète.

Est-ce qu'elle lui donnerait le gage?

PAyiElVETTE.

Laissez-moi, laissez-moi... mon mari est un honnête homme, j'en suis sûre, et je l'aime plus que jamais.

lustucru, à part.

Oh! bravo!... oh! bravo !...

CUAMILLY.

C'est trop fort... Louise , dites la vérité, près de ce cavalier charmant qui vous aime, Lustucru ne peut que vous paraître ridicule; avouez qu'en l'absence de sa femme il vous faisait venir...

CLOTILDE

Du tout, monsieur , j'ai pu dire cela ce matin , parce que j'avais intérêt à ne pas me faire connaître... je ne suis pas ce que vous pense/.. . . Si vous me voyez là, près de vous, c'est que je voulais préserver cette pauvre jeune femme du danger de votre compagnie.

CHAMILLY

Comment, et qui donc étes-vous?...

CLOTILDE

.le suis au service d'une personne que vous n'aime/, pas ! . .. que vous épousez seulement pour

des raisons de famille , je suis la femme de elianibre de M"1' de Turenne !..

CHAMILLY

Grand Dieu !...

i ostucro, haut.

Oh! bravo ! ... oh ! bravo!.. .

TOCS, 86 retournant.

LustUCru ! mon mari !

i iiamii.lv, se levant.

Malheureux !. ..

î.rsi i . i.i .

Je B'entre pas , ne touche/, pas, je ne suis pas entre... Oui, oui, ma femme, mon épouse, tu es blanche comme du lin, viens ai'embrasscr !

PAQUERETTE

Mais je ne peux pas!...

Ll STUCRU.

Viens m'embrasser. [Pâquerette se meta genoux et i embrasse.) Encore. (Pâquerette l'embrasse encore.) Je suis heureux jusqu'au cou.

pâquerette, le tirant par le cou.

Viens, mon mari, viens, mon petit homme î

lustucru, faisant des efforts pour passer. Je ne peux pas, les épaules... les diables d'épaules... un instant, pas de bêtises... va-t'en dans le coin, par là ! je vas venir.

chamilly.

Allons, je suis vaincu !... plus heureux, toi, mon cher, tu peux épouser, justement nous sommes au dessert, et j'ai promis mon consentement.

CLOTILDE

Prenez garde , monsieur, si j'étais autre chose encore que ce que je vous ai dit.

CHAMILLY

Comment! ah! je devine... j'ai dû vous paraître coupable ou bien léger... Albert, tu as merveilleusement profilé de mes leçons, tu m'as joué un tour !

ALBERT

Ne m'avais-tu pas dit: En amour je ne connais rien, tu serais sur le point d'épouser?

CHAMILLY

C'est juste, c'est juste.

ALDERT.

Et puis j'ai ta parole.

CHAMILLY

C'est vrai, je l'ai donnée.

lustucru, entrant.

Me voilà!... me voilà !... tu peux avancer maintenant.

CHAMILLY

Pas si bête, Lustucru... pas si bête... je renonce à ta femme.

lustucru.

Très-bien!... très-bien!... quel gracieux caractère! je vous connaîtrais avec plaisir si je n'étais pas marié.. Ma petite femme, il parait que pour aujourd'hui je puis me regarder sans rougir... a l'avenir plus de voyage... voici ta future position... toujours sous mon bras gauche, côté du coeur, en travaillant, en nous promenant et même en dormant, casera gênant... mais cela sera rassurant.

CHOEUR

l'ius de tounnrns, plus <!<• IOU( i^.

Plus de trahison, de surpi (hic l'amitié, que 1 1 I ran< dise A l'amour soient toujours unis.

Ain :

CLOTILDE

Je viens clies lui <•'■ trouver le bonheur; Prote'ges-le, messieurs, je vous en prie.

PAQUERETTE

•Te l'aime tant, qu'en ■ e moment j'ai peur ; Exaucei-le, s.i fumm' vous en supp

I l si I , | | .

\ • f indulgence, messieurs, peut seule i< » Encourager une vertu si grande :

.!«■ m'adresse •> i h «que mari •

Sauves mon bonheur aujourd'hui,

El que demain Dieu roua te rende.

— IVPB.IMEEI1 tu m'1'' v miMin-DL'i'at, Roc Saint-Louis, 10, j» Marais.

MATHILDE

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