SCÈNE I
M. DARBERT, HAD. DARBERT.
Ao lever do rideau, madame D il deboul
et aebève ^a toilette dei D*
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DARBERT. Encore un qui ne i
MM). DARBERT. Qui d
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LE MAGASIN THEATRAL
l'homme à bonnes fortunes de la finance; il fait la cour à toutes nos dames ; ce n'est pas comme M Lucien dont voici la carte.
MAD. DARBERT , d'un air d'indifférence.
"Vous l'avez invité?
darbeht. Mais oui, je l'aime assez ce pauvre jeune homme; il n'est pas heureux, cl je ne me rappelle pas sans émotion que notre vieil avocat, M. Durville, quelques jours avant sa mort, le recommandait à mon amitié.
MAD. DABBERT, avec émotion. Ah! M.
Durville... c'était son protecteur.
DABBERT. J'ai cru long-temps que c'était son père.
MAD. DARBERT, vivement. Oh! non! [Se reprenant.) Au reste, je ne connais pas la famille de ce jeune homme.
DARBERT. Je (rois bien, il n'en a pas... mais c'est un danseur... et il faut y tenir; à présent surtout, que les jeunes gens ne dansent guéres. Je ne me rappelle jamais sans rire, qu'à mon dernierbal, apercevant un petit bonhomme de dix-huit ans à peu près, qui bâillait en se rengorgeant dans sa cravatte, je m'approchai de lui, et lui montrant une rangée de femmes charmantes.
« Allons, monsieur, lui dis-je, la contredanse vous appelle; moi , me répondit-il gravement, je ne danse plus.»
MAD. DARBERT, riant. Ah! ah! ah!
Air : Un homme pour faire un tableau.
Pour la maîtresse de maison, Croyez-vou3 que ce soit coin mode ?
Aussi, vive un projet bouffon, Qu'on parle de mettre à la mode.
Grtce à d'heoreux spéculateurs.
Dans nos bals, pour un prix modique, On nous fournira les danseurs, Comme on nous fournit la musique
DARBERT. A la bonne heure.
MAD. DARBERT. Maintenant , mon ami.
voyons, comment me trouYez-YOUs ?
DABBERT, (ni baisant la main. Charmante!... votre toilette est d'un goût et d'une simplicité...
MAD. DARBERT. Aussi, je n'ai pas et
long-temps ù la faire.
DARBE&Tj regardant à sa montre. Oh!...
non... deux heures et (h mie, ce n'est pas trop.
MAD. DARBERT. Ah ! mon Dieu! j)lrS de neuf heures, mais on doit arrÎTer.
Un domestique remet une lettre à Darbert et
sort.
DARBERT. "livrant la lettre. Pas cncoiv.
Voici un singulier billet. (Lùani.) «Jouis »un peu souffrante; je ne pourrai pas aller
«partager vos plaisirs... je crains que mon «mari ne veuille rester auprès de moi, «ainsi ne comptez pas sur nous. Votre af- «fectionnée...
Mathilde de Sàvenay.»
MAD. DARBERT. Madame de Savenay ne viendrait pas, quel singulier caprice!
DARBERT. In caprice, non, ce n'est pas cela.
MAD. DARBERT. Et quoi donc?
darbert. Lu mal affreux qui lui ronge le cœur ; il faut la plaindre et en avoir pi • tié ; mais soyez tranquille, si son mari vient, nous la verrons.
THÉOBALD, en dehors, riant. Ah! ah! ah! voue/., venez...
MAD. DARBERT. Eh ! mais , on arrive dansée salon. [Un domestique annonçant.) M. Théohald de Pont-Cassé... M. Lucien.