SCÈNE IL ALFRED, MATHILDE
MATHILDE, quia pûSSison bras sous celui ef Alfred . sonnant. Le croira -t« elle?
ALFRED, il s'éloigne d'elle. Mathilde !
MATHILDE. Eh bien , lu me boudes en • tore ?
mit.ed. Après la Roirée d'hier...
MATHILDL.
MATFTILDE lui tendant la main. J mande !a paix...
ALFRED, sans la regarder. Oui. roua dm a demandée tous le* jours ainsi, el loua I ours , vous prenez i de mettre n i
patience à l'épreure; ce ton impéri milieu d'un ha!! m'entrainer malgré moi pomme un enfant... comme un re...
Ih!
Il Rejette larun canap»', et ouvre un journal. MATHILDB, fappuyani canapé Al-
fred! ah! ce n'est pas bien d'ayoir <!< •aucune; je suis coupable, c'est possil rmi> »i tu savais tout ce qu il \ ai i 1 1 t, de Joulcur et d'angoisses ! nia toilette me >ait, mon Iront brûlait... j a à
plaindre \a !
Elle s'assied près de lui sur le can; I] ALFRED, sans tu > 1 ! pi in;
c vous le demande P
MATBILDE, arec passion. Pourquoi ! c'esl que je t'aime, c'e>t que tu i s mon bonheur, ma vi«*; c'est que l'idée s< ule de te perdre est un supplice affreux! il faut aroirpitié de moi, vois-tu; je suis faible... je cr tout . quand tu es 1 1 . dans un a n I rjur je \ ois une femme arrêtei mis
sur toi . te sourii e, t'adi esser une ;
je \ ondi - Irrenti e .' Ile il lui . . j) ilir
te retenir, pour t'embra
je tremble, je voudi al, tou -
ours seul!
ALFRED, um$ la regarder. Mi rait amusant.
MATBILDE. \\ee pa que tu n « j p [S insensible a toutes n - nédu< ii
ALFRED, offensé. .Moi!
■ATH1LDE. Oui, aTa
Air : Pardonne moi ( «le M. \m
I'.n rlonne-mni !
J'alleri'l» <!<• loi I u\ Qui ( li:'s-< ut loi ;it.
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LB MAGASIN THÉÂTRAL
ALFRED, cherchant à cacher son trouble.
Oh ! tu as été assez punie. . .
MATHILDE. Non!., car je t'en ai aimé davantage! et maintenant, je n'aurai plus de ces soupçons qui font tant de mal... puisque tu ne me quitteras plus... n'est-ce pas? et pour commencer, aujourd'hui, tu restes avec moi ?
ALFRED. Oui... nous irons au bois ensemble... et ce soir à l'Opéra...
MATHILDE, avec intenlion. Et nous passerons la matinée ici... chez nous... tu ne sors pas?..
ALFRED, cherchant à se donner an air indiffèrent. Un quart d'heure seulement.
MATHILDE. Oh! non...
ALFRED. Oh! si...
MATHILDE. Non!..
ALFRED. Si lait!..
matiiilde. Tu n'as rien à faire au conseil d'état, c'était un prétexte...
ALFRED. Là... ou ailleurs... n'importe...
MATHILDE. Eh bien , je sortirai avec toi...
ALFRED. Voilà comme tu tiens tes promesses!..
MATHILDE. Je t'en prie.
ALFRED. Je ne le veux pas.
MATHILDE, se levant. Et moi... je le veux...
ALFRED, mime jeu. Mathilde !..
MATHILDE. .'e le veux... oh! je te devine... c'est la suite de ce bal... de ces conversations secrètes, quand tu me fuyais toujours...
ALFRED. Eh ! à qui la faute?..
MATHILDE. Quand tu parlais sans cesse.
ALFRED. A personne...
MATHILDE. Pas même à madame Darbert.
ALFRED. Malhilde! c'est indigne!., lais-
sez-moi
MATHILDE, le retenant. Je vois ton impatience... lu m'écoutes à peine. . ta pensée est ailleurs... je te supplie de rester, et tu ne songes qu'au moyen de m'échapperl Et lorsque je le vois ainsi tu ne veux pas que ma têle se perde. . que je devienne folle... Alfred! Alfred! tu ae sortiras pas... ou je sors avec toi !
ALFRED. Non, madame, je vous le défends!..
MATHILDE. Je SUIS libre, je pense... je veux sortir...
ALFRED. Je vous ordonne de rester,..
MATHILDE. C'eSl de la tyrannie. . .
alfred. Tout ee que ?ous voudrez...
mais je ae vous passerai pas ee nouveau
caprice...
MATHILDE. Et il faut que je VOUS passe
les vôtres, moi!., prenez garde... monsieur; et moi aussi, je souffre... depuis long -temps... depuis trop long-temps.
ALFRED. Des menaces... Oh! c'en est trop... écoutez-moi, à votre tour...
LE DOMESTIQUE, annonçant. U. Darbert...
MATHILDE. Ah!
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