SCÈNE IV
DÂRBEaT, MATHILDE.
MATHILDE, suivant A Ifrcd des yt u.c. Oh! mon Dieu !
DARBERT. Eh ! mais, madame... qu'estce donc ? <|u'avc7.-\ OUSÎ
MATHILDE. Rien, monsieur, rien, je vous remercie.
DARRERT. Peut-être l'indisposition d'hier
MATniLD£.
au soir qui continue... car vous tttl sortie du bal, pâle, agitée... oh! je connais cela, tons souffriez beaucoup...
mathildl. Ohl oui.., iipî
DARBRRT. Comme • n ce moment , et je plains votre mari, car il est plus malheureux que TOUS...
MATHILM. Et qui TOUS B «lit e- la?..
DARnEHT. Hais... lui-même, m mathilde. Malheureux, par m non , cela n'esl pas...
i) arbekt , mer. ami Hé. Ecoutez, Mathilde nos deux ramilles sont unies... des rapi d'amitié me lient a rotre mari, à tous... j'ai droit peut- i ce t j 1 1 ►- . d. utrer
dans de- que j'ai de-, <;i--
lé-je fermer des blessures que rons roua plaises à déchirer... Oui! Alfred est malheureux...
MATHILDE. Lui ! el c'eSl lieu (|iii pleure, moi qu'il n'aime plu-... et dont il a détruit
le repos et !-: bonbenrl
DAUCEIVT. Oui; dites-vous ?.. fOUS Tae-
MATHILDE. Oh! monsieur... il est de ces douleurs qu'on ne peut raincre... elles briseraient 1 qui voudrait les étouf-
fer. ..
DARBERT. Mai-... j'ai peine à COtnpn
dre...
MATHILDE. Ah! c'est que a jamai- aine . que TOI
senti au fond du cœur, ces tortures d'un
amoui jaloux... eetle douleur qui luule « t qui dévore. ..
DAI'.liERT. Moi... madame... ali î ne me pai le/, pas aiii-i... ><"i- n\ t ail. /. I i dei
souvenirs... oh ! si fait . madame.*, moi aussi , je me suis plaint commt n q
-. uti comme von-. i essail-
Ur...monsang bouillonne) ou se gla< i rdaus
. . « omme \ ou , plus que \ \ peut-être... j'ai été soupçonneux... jaloux, el pai m1" " ''; ei MATHILDE. \ ous, monsieur...
I) Uil.LIlT. Ol.
m,. |, ni , jaloux ! mail
Bisté , j'.'i in
j'ai combattu le mal*..
m \ i iiii.Di'. Ces! impoa ibli !
darbert. J'ai fait plus... je l'ai rail el -M le fallait en<
MATHILDE. Quoi !.. li l'< lUsail :
femme vous trom
hit!
DARBERT , ' "" ""' •''-
sait i me !.. / ()l' !
silène.!., el maudi • lui qui roUTri-
rait mes blessures mal fermées... qui me
rendrait ma teneur el PO
MVTHILDE. Et râpe dont tou« me
parti* /.. . l 'est ira1 l n'a jaanaJa . te mis à
l't pi mille || lui'
l) \r.i:i .1. r. 1 imsis. d
. \ ons qui cèdes .t i raintes, , i,, L
; un in ii i qui ^
a. , ii i la veille d'un mai
. I I I lallu \
i loij m:, moi , da t. -ut . ,• qui >
i su moi - i Insistai là, ases
-. un I ; çt plus
aime, peut
MATHILDE OllM ! M
soir m'ordonnait de partir il Esilut
irncr à mou retotn : îage qui al-
lait combler tous mes m, . > . . | ,uut emporter arec mon amour, des s<
le 1 1 tbles que l'un i rtitude et la dl»l
Irritaient encore. >• Ptsakaal y\n m i
je n'eus pa« un jour. . . une heu- . un instant ds calme**« o'esl atiienx,
K-TOUS , de pSBtet un an | aine
soutlVir, i trembler...
MATHILDE 1' fOSM n "et. i pas mort, Monsieur P
DARRBRT On > « • • i Ki i t me retenir rncotait un suppliée au-d-
je brisai mou , je p
mon mais trop tard poar [oindre mon rirai.*.
un autre... le frère de ma femme, Tarait
1 puni il<
luités. Ma fl lait moi .elle
trembla ta folonlé In
- je l'adi l. Lut alors] je ne via que ss beauté, ses rertus... je ne pensai qu'a mon boadMaur**
I l.mi u la foi p
AI .n - juges de ma douleur... i mon
ipoir quand je nst onntu que je n*<
n kl .iMii- !.. moi qui l'aimai
lion... arec d. lire, i ur qu<
ai beté de ma i
i pi . m m e . le mu d( ;
l Ile tr- i
ei l.i nuit , en - • i lie murmu
. .i mi le '
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tait ut -ur t'»u> < SU qu'un t , un ».
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LE MACASI5 THÉÂTRAL,
DARBERT Violent, emporté, je la condamnais à fuir les bals, les plaisirs... j'aurais voulu briser son cœur pour lui arracher ses secrets... j'étais jaloux, Madame, je faisais mon malheur et le sien. .. j« voulais son amour, et c'était son indifférence, sa haine que j'attirais sur moi. Heureusement je sentis que j'étais un fou... un insensé... tant de résignation nie désarma, ces soupçons odieux, flétrissans, je les refoulai dans mon cœur, je les renfermai là... au risque d'en mourir .. je luttai contre moi-même., j'ai réussi... je suis heureux... ma femme m'entoure d'une tendresse toujours nouvelle, et me paye en bonheur tous les efforts que j'ai feits pour être digne d'elle et de moi!.. Voilà ce que j'ai souffert, Madame... voilà mes combats et le prix que j'en ai reçu... Et vous, qui cédez, à ce mal que; j'ai \aineu, vous qui, plus heureuse que moi, commencez par de l'amour... tremblez de finir par de l'indifférence et de la haine... comme j'ai commencé ..
MATHILDE Oh! vous avez raison... je tâcherai de lui cacher mes larmes... de la haine... de Findiffén nce... voilà tout ce que j'ai obtenu de lui...
DARBEKT.
Air : Un page aimait la jeune Âdc'e.
Non, son cœur est toujours le même,
Il est à vous... mais, songrz-y ,
8oupçonn»-r toujours ce qu'on aime,
C'est mériter d'être trahi!..
An joug qu'on supporte sans peine ,
On s'abandon. e .sans rougir,
Mais on cherche à briser sa chaîne,
De» qu'on commence à la sentir.
Dites-vous une bonne fois : j'aurai du courage. . et vous en aurez.
MATHILDE. Je me le dis souvent, et je n'en ai pas davantage !.. il me semble toujours qu'il y a dans ses démarches... dans Ses paroles... dans ses regards... quelque chose de mystérieux.
DARRERT. Oh!., je me reconnais... les mêmes symptômes .. la même folie... oh! je le sens... ce l'eu mal éteint... une étincelle pourrait le rallumer... et quand je ( rois voir en elle cet air de réserve... de mystère étrange... inexplicable...
MATHILDE. Que dites-vous ?..
LE DOMESTIQUE, annonçant. M. Lucien.
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