SCÈNE II
DARBERT, MAD. DARBERT.
mad. darbert. Je vous laisse, mon ami, j'ai à m'occuper.
DARBERT. De quoi doue ? de votre toilette, mais, non, elle est terminée... toilette du matin... (Il examine sa toilette. J VA quand VOUS seriez sortie...
MAD. Darbert. Ol» ! j'étais si fatiguée! mais vous avez des affaires...
Elle Fait nu mouvement pour rentier dans ta chambre.
DARBERT, la retenant. Non, rien, je vous assure, i«' ne suis pas niché, au contraire, de me trouver avec vous un moment, car je suis encore tout ému d'une scène dont je viens d'être témoin.
MAD. DARBERT. s 'asseynnt. Vous! en effet, vous avei les traits altérés.
DARBERT. Vous trouvez ? c'est possible; je sors dfl (lie/. M. i\c Savenay. . (Elle se retourne du côté de la "lace ou' il Cobserre.) De chez M. de Savenay, et sa femme vient d'avoir un accès de jalousie**.
MAD. DARBERT. Elle est jalouse! et sans doute à tort! c'est bien mal!
DARBERT. Vous trouvez... oui, vous avez
tl.MMLbL.
raison; mais comment se défendre de soupçons qui \ous dérhirenl! c'est la m mais une mort lente, horrible, qui \ nrcfae cent fois plus que le jour... bonheur, la confiance, le rep< perte de toutes les illusions?, (jétec cxplo- $inn.) c'est l'enfer, \oyei rousl
mad. DAiiBEivr, arec effroi Ah! vous me faites peur...
DARBERT , se remet faut. Pardon, j'oubliais... je... moij j'ai plaint eettepaurre MathiloV; elle aime tant son mari . et i i d effet, elle était lâchement trahie , une pauvre femme sans défense, qui n'a que des fermes 1 (Réchauffant peu d peu.) Un homme, c'est différent, il se vengerait, lui! pour effacer tant d'infamie, il aurait du sang!
mad. DARBERT, arecëffi roi Monsieur...
(Se remettant ; Ma - quel «• apparence «pic. M. de Safenay, -i hou, *i honorable, la trompe ainsi? Ce serait affreux I
dariïert. Vous trou ?ex! . (t pourtant il la trompe.
MAD DARIÏERT. Lui!
DARBERT. Oui, lui, <V-t un infâme; il
torture a plaisir ce cesur fidèle et tendre, et il >c trouve dans !«■ monde, dans notre moinJc à nous, une fi mme aaai i \ île, i misérable , pour accepter la complicité de son crime > ous la connaisse /.
MAD. DARBERT. Non!
Darbbrt, (roidttnent. Ni moi non plus; elle était chea lui ce matin, en même
temps que moi . car, (U obsertêVOl (luiis lu
glace.) car je suis Borti... de bonne heure,
a\ant ^ ou-.
MAI). DARBERT. Ayant moi!... mais...
darbert. Vous n'êtes pas sortie, c'est juste... Elle était chei lui... oh! je ne l'ai pas rue, moi; mais madame de Say< l'a vue, on plutôt , elle a « ru la roir, m is c'est de la folie I (S* efforçant dé rire.) Vous ne devineriei jamais quelle personne elle a nommée dans ion emportement.
mad. DARBBR i Ah !.. i Ile a nommi
DARBERT. Oui , une femme de
tous ceui qui la connaissent , i d'un
mari , «pli depuis qui ète â
force de soins, de < onûam e etd< > ndi i un amour qui esl pour lui le bonh< ur, la \ic! une femme qui jera t h»i i faudrait briser le i osur, s'il de lâcheté et de p< QcJie; • t i ette fi qu'elle a nommée... (La / son côté,) cette femme, « 'esl rous !
MAI) DARBM 1 1 , Moi!
darreu r. Oui . von- !.. cet i maîtresse... et...
MAD. DARBERT -
T11,,n I i .it.. il n'y a
I le lin pris.
DAUBER i . Il '
MAD. DAI i BUT, Pardon, i . /ai
-. rentre dans
aoooeMowooeeoooeeooooooeooedQMoooMv^Mde
' M. III
DARBERT.
■•t , cette assurant e .. m
, il faudrait mourirl ou plutôt, le Ira l infime . qui m'a rendu
lui < l t( s Oh! me
trahir,Yougîr ht reui de mon emp< h mi', i ' sur «pn II-' j
surqu< laitu tit-il en
ports d'une femnu pan t sa fui
un nom qu'ensu ut-il oublier
<l uin» ans di rertu,de bonheorl huit -il. . . et pourtant, il • tait pâle, il hi ■• • i il'i il. nt, une femme . . il
\ en avait une, <|in .i ti ■ — .iih. i ma i
i hei lui, i a i > ilUit
donc l« n i pi. ds d< i 'i dc-
/' <■ Rt ,) Ah !