SCENE IV
Les Mk>iks, OVIDE, portant une pefite
boîte sous son bras, et se. froldint le genou.
Ovide, entrant, à la cantonna le. Merci!.. Je ne me suis pas fait de mal... au contraire...
dufrêne. Quel est ce gros inconnu ? {A Ooids.) Est-ce que vous êtes tombé, monsieur?
ovide. Très-légèrement !... dans l'escalier. Mais vous ne me remettes pas, monsieur Dufrêne ?...
DUFRKNE. [Von...
ovidk. C'est moi qui suis Ovide Lagrange!...
Frédéric. Se peut-il.'... mon neveu !... avec ce physique-là!
ovidi:, .vc retournant. .Mon cher oncle!... {A Dit/' eue.) Pardon, monsieur Dufi eue... la nature avant tout... Soutirez, mon oncle, qu'une accolade respectueuse...
Frédéric Bien volontiers!...
lit. hVniln.iSM'iit.
dufri-m:, à port. Quoi! c'est lui !... voilà qui est prodigieux! Connue Un voyages forment la jeunesse! Eli bien! à la bonne heure, ça me fera un giiiiire étoile, au moins...
ovide. A présent, clur monsieur Dufrêne, je vous demanderai pardon dj? La libelle que j'ai prise bier d'ailer nie jeter dans les bras de iMorpbée avant de nie jeter dans les vôtres; mais j'étais tellement affaibli...
y r f. d c hic A (faibli ?. . . bon !
dufrêne. Vous avez très-bien fait, mon bon ami. ..
Fiicm.iuc. Csl-re (l"e ,°"1 u% l"°ude est aussi maiinal qu< loi en Hollande.'
OVIDE. Non. A Rotterdam on se lève de très bonne beure — surtout dans le conimeiee des lulipes... c'est indispensable. . . vu que c'esj le matin que la marebandise a L'aspect le plus Batteur.
DiuurM.. Et vous en débitez en grande quantité?
OYIDB. Nous en envoyons dans toute L'Europe. Mon associé Johann \ an-Poussiff a un talent remarquable pour multiplier Les espèces...
i RÉDÉRIC Végétales?
DUFRÊNE. Et métalliques , par conséquent...
o\ IDE. Comme vous dites, monsieur Dufrêne , c'est la conséquence naturelle... aussi je nu' suis arrondi.
i RÉDÉRIC. C'est visible !.. .
ovide. J'ai amassé près de cent mille florins... tout bêtement.