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UN DUEL SOUS RICHELIEU
vous avez là. Un bon coup, appliqué d'une main ferme, la ferait voler en éclats : elle est prête à rompre sous ma main : voyez! vous en possédez vingt meilleures dans votre cabinet
d'armes.
(Il se dirige vers le cabinet.)
CHALA1S, vivement.
Celle-ci me convient mieux; elle est plus légère. Partons, je vous prie, j'ai fini maintenant.
CIlKVr.EUSE.
Parbleu! je ne souffrirai pas que vous vous exposiez avec une pareille arme. Il est de mon devoir...
(Il fait un pas vers le cabinet. ) CHALAIS, le retenant.
Arrêtez, monsieur le duc! l'heure s'écoule, il faut partir.
CMEVIUirSE, apercevant le masque qui est resté à terre.
Ah! c'est différent. Diable! je n'avais pas vu... (En souriant.) Oui, oui, votre épée est excellente. D'ailleurs, de Suze nous en prêtera une ; je monterai chez lui (il ramasse le masque avec sa canne), et je la choisit ai. (Il essaie le masque.) Vous deviez être gêné là-dessous; il est un peu petit. (L'examinant.) Je crois vous avoir vu danser au quadrille de la reine. (Élevant la voix et regardant du côté du cabinet.) ÎN'aviez-vous pas une robe pensée, avec des faveurs orange? (Chalais lui fait signe de la main.) Oui... parlons bas, votre mère pourrait nous entendre.
CHALAIS
Oh! venez, monsieur, venez!
CIIEVHEUSE.
En vérité, je suis d'une indiscrétion, d'une maladresse! entrer à cinq heures du matin sans me faire annoncer ! combien vous devez m'en vouloir! Je vais vous attendre sur la place de Henri IV ; Gondi sera exact sans doute : je prendrai de Suze, notre témoin , en passant. (Revenant de la porte *.) Ah! un mot encore; estce la première fois qu'elle vient ici?
CHAI. AÏS.
Oh! sur Dieu et l'honneur, oui.
CHEVHEl SK.
Voyez, je suis inexcusable; pardon, mille pardons, je me retire : restez, reste/., monsieur le (ointe.