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UN DUEL SOUS
CHALAIS
Penses-tu que je consente à sauver mes jours quand les tiens sont menacés? Tu préfères la mort ! eh bien ! elle nous frappera tous trois.
LA DUCHESSE
Ah ! vous m'avez perdue !
CHALAIS
Allons! pas de cris, pas de plaintes maintenant. Écoute : je vais sortir d'ici. Je t'attendrai à La porte Saint-Paul. Une heure te suffit pour m'y rejoindre : tu trouveras un prétexte. (le n'est plus mon amour qui te parle, ce n'est plus pour lui que je te presse de fuir. Non; ton oncle est gouverneur de Champagne : eh bien' je te remettrai dans ses bras : il te protégera; et moi, moi, je respecterai ta douleur, je te dirai adieu pour toujours.
LA IHCHKSSE.
Oui : j'irai implorer son appui, mais seule.
L'oseras-tu? en sera-t-il temps? Non, c'est moi qui dois t'y conduire.
LA DDCI1ESSE.
Vous! eh! ne suis-je pas assez coupable?
( On entend les pas de Chevreuse dans la eoulisse.) CHALAIS.
Un mot de plus, c'est fait de nous tous.