‹ Pièces de théâtreChapitre 142 sur 1241 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

lis Mimi i, AQUILA, STELLA.

stclla, s' agenouillant.

Te protègent les Dieux, l>i\ in César i

A'.hii.a, s' inclinant .

Salut, Empereur r;idioti\ !

m i.wu's, bas a Calignla.

Eh bien, l'ai-jc trompé ?

I m ICCLA.

Non, par ma sœur Dru ille

À Junia.

Comment as-tu donc pu d*tine pareille fille Te séparer cinq ans? Sans donie il l'a fallu, A toi, si tendre mère, un motifabsolu :

Uacoiile-nioi cela, DU sœur?

sTKLLA.

Jamais ma mère Ne m'a dit la raison de cette absence amère; Un jour je l'ai quittée, et depuis ce jour-là J'ai bien pleuré, c'est tout ce que je sais... JDNIA, appelant sa fille.

Stella !

caligula, souriant.

Voilà pour Jupiterdcs mystères étranges.

Stella, vanous cueillir les plus belles oranges Que m poui ras trouver.

:W. IGLLA.

Tu pars'

JIM A

Tour un moment.

Va, ma GITe.

Siellj sort.

César, tu veux savoir comment J'ai pu me séparer de cette Heur chérie? C'était de crainte, bêlas! qu'elle ne fût flétrie; Souviens-toi de Tibère et de ses derniersjours, Lorsque, pour réchauffer ses débiles amours, Le vieux boucdeCaprée, au sein de no» familles, Par de vils affranchis faisait voler nus filles: Pouvats-je, dans ces temps de misère et d'effroi, Garder imprudemment la sœur auprès de moi, Afin que quelque soir une barque furtivo M'enlevât mon enfant errante sur larive, Kl qu'un (loi me rendit son cadavre plus tard Tout meurtri des baisers de l'infâme vieillard?... Mais de pareils soupçons n'étant plus alarmée, J'ai rappelé vers moi mon enfant bien-aimée; Car, en cas de danger, maintenant elle aurait

In fuie toul - puisant qui la protégerait... Yest-re ptSl

AQLILA.

lu Gaulois s'en remet à lui-même Du soin de protéger la maltresse qu'il aime, l.i, sans l'aide d'aucun, j'espère parvenir A garder le trésor qui doit m'appartenir ji ma, tffrayi < .

m pardonnera ces paroles altièrcs.

Cvl.K.i I \.

Obi de mes tiens Gaulois je connais les manières, J'aime lour parler rude : ain»i rassure-toi; Puistongendre d'ailleurs <^i un frire pour moi... o femme I laisse donc, toute | Les soins vulgi Les bommes discourii de chastes etde guerres I

Si- retournant ren Aquîla.

Eh bien ! m,, n jeune l'.reiiri, quand l 'O rage Cn COUP-

Avec sa forte voix gronde au-dessus de non-,, roux, A courber notre front pouvons-uousnoui résoudre, Ou eroiaoMHMiii toujours nos traits avec la foudre 1

ToUjOW.'ë.

CAI.1CLLA.

Et quand la mer, gigantesque lien,

Terrible et rugissante en sa rébellion, Franchisée nos rochers la barrière sauvage Et de Ilot» insensés couvre noire rivage; Pour punir ses clameurs et repousser ses flots, Lui lançons-nous toujours nos hardis javelots?

au ci LA.

Toujours.

CALICDLA.

Et si jamais un second Alexandre, Phénix macédonien renaissant de sa cendre, Vous demandait encor quel danger pour vos jours Peut vous faire trembler, lui diriae-vous toujours Que vous ne craignez rien, impassible- atbli Si ce n'est que le ciel ne tombe sur vos tétes?

AQLILA.

Toujours.

CALIGCLA.

Et voilà l'arc à nos mains familier, Les traits dont nous perçons l'ours et le sanglier,

Alors que nous chassons parmi nos bois antique.?

AQL'ILA.

Hélas! nous n'avons plus nos forets druïdiqu J'étais encor enfant, quand un jour sont venus D'un pays ignoré des faucheurs inconnus, nés, Dont les profanes mains changeant nos bois en plai- Ont comme des épis moissonné nos vieux chênes. Ils venaient, envoyés par un maître odieux, Renverser nos autels et proscrire nos dieux; Et leur haine, fertile en funestes exemples, Abattit les forêts qui leur servaient de temples Depuis ce moment-là, non, César, hélas! non, 11 n'est plus de chasseur qui méritecc nom ; Carcen'est pointcbasserqu'à quelque daim timide De loin traîtreusement lancer un trait perfide , Ou que frapper d'en bas l'aigle dont l'oeil vermeil Ne pouvait pas nous voir, regardant le soleil.

CALICULA.

Pourtant de celte chasse aujourd'hui méprisée Ton adresse parfois s'est sans doute amusée , Et ton habile main sûrement enverrait La flèche droit au but où l'œil la guiderait.

tQUILA.

Je crois assez souvent en avoir fait l'épreuve Pour eu être certain.

i m leoti.

Donne-m'en donc h preuve.

AQOILA, allant a la ports.

César, ne \ois-tu pas la-haut comme un point hl.un ,

Ce cygne épouvanté que poursuit un milan?

Lequel des ,1,-u \\ eu\-lu qu'en sa BOUl M j'cinpc'cl.c |

CALIOVLA.

De si loin?

Haï

AQI in.

' *l H .1 LA.

Le milan.

SOjWlLA, I tant! ft tirant.

Suis la Oèche.

ParCaaterl le voilà ajeri toasbeen loamovaat

l'n l.l COUP ne ■>,• pf)SjN cioiie qu'en h- vn\an(.

\ .i !«■ i bercbei .

Aljl' II.A.

ivwwvwx»-" >VA\\W\VV\\\V\«.\\\\>

MAGASIN THÉATKAL.

Il sort.

CAl.i'.i i-\ AIKVM! 9

CALIGl.I. v, r< ne-

. | voilà seuls, croûte.

l)c«/]. ••)!.! in, fiH-n-l-i h. 'li^'l'Mniiiu.MUoi qu'il COÙte,

Il me faut «'eue enfant.

(Fiinii -

Bleu, GéaftF, lu l'aura- ;

Et le Gaulois?

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