‹ Pièces de théâtreChapitre 141 sur 1241 · CAL ICI! LA · texte numérisé non relu

CAL ICI! LA

Oui, moi-même , nourrice.

Je venais a Pouzzole, et, si près de Baïa ,

J'ai voulu .salue) ma mère Junia;

Depuis plus de six mois je ne l'avais pas vue.

Jl'MA.

C'est un Dieu qui me l'ait cette joie imprévue. Mais oserai-je eneor appeler mon enfant Celui que je revins vainqueur et triomphant?

calicola, b' appuyant sur le lit de repos. Tu saisdoncmescombatschezces peuples farouches?

JINIA.

César, la renommée a-l-elle pas cent bouches?

G VLliil'LA.

Tu me Haltes aussi.

JL'MA.

J<' dis la vérité.

QALIOULA, si tendant sur le lit.

Tiens, nourrice, tais-toi, lu m'as toujours gâté.

Jl'MA.

Nous avons eu grand'pcur: le maître du tonnerre, Jaloux, dit-on, du dieu qui règne sur la terre, L'a voulu détrôner... juge de nos transports.

Oui, comme Thésée, oui, j'ai vu les sombres bords, El déjà le nocher de l'Achéron avide M'appelait n grands cria... mais voila mon AJcide, Aux portes du Ténarc il m'est venu chercher 1

1 U s,l|S sou Mi || J

Jl MA.

Jfl lais qu'il est nu nom Lu u chci ... 0"e Rome, avei un cri de piété profonde, A dit a l.i province <•( |., province nu monde Un nom qui lui pa'ir « «lui de Ctinio*

Et ce nom, c'est celui du noble Afranrus. Du salut de son lils la mère te rend grâce.

AFRAMLS.

J'ai fait ce que tout autre aurait fait à ma place, Je n'avais pas d'ailleurs un grand risque à courir, César est Dieu ! César ne pouvait pas mourir!

N'importe, tant de dieux ont visité Cerbère, Du divin Romulus jusqu'au divin Tibère, Qu'avant de prononcer un vœu si hasardé, Tout autre eût à deux fois peut-être regardé! jl'ma, montrant à Cali'jula Phœbê, qui apporte tut

uti plateau du tin cl des fruits.

César nie fera- 1- il cette faveur insigne De boire de ce vin récolté dans ma vigne, De manger de ces fruits cueillis dans mon jardin?

Oui; mais il me semblait qu'une plus noble main D'échanson près de moi devait remplir l'office.

juma, prenant l'amphore.

C'est juste!

caligl'la, l'arrêtant.

Que fais- tu?

JL'NIA.

Je te sers.

CALIGLL A.

Toi, nourrice!

Jl'MA.

Mon fils me voudrait-il ravir cette douceur?

CALIGL'LA.

J'aurais cru que c'était un devoir pour ma sœur De verser, quand je viens visiter notre mère, Le vin hospitalier dans la coupe d'un frère...

JINIA.

Oh! tu sais donc qu'elle est de retour en ce lieu ?

AFKANHS.

César sait-il pas tout?... César n'est-il pas dieu?

JL'NIA.

Phœbé, va nous chercher Stella.

Pliu'W sort.

Depuis une heure, A peine elle a louché le seuil de ma demeure, Et ce jour, mes enfans, qui voit vos deux retours, EstUU jour bien heureux parmi mes heureux jours. Tiens, la voila qui vient, regarde qu'elle OSl belle!

CALIGL'LA.

Et quel est celui-là qui s'approche avec elle ?

JINIA.

C'est notre fiance.

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