‹ Pièces de théâtreChapitre 157 sur 1241 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

CAUOtiLà, teftj

Allons, et maintenant \itMi», ô ma beauté Monde, Viens, car César t'attend; César, matlre du monde, César, que tout un peuple implore pour ses jouis, Et qui répOBd : Pln-> tard... je suis à mes amours. Oui, j'aime de mon lit à voir ce peuple esclave Gronder comme un volcan et répandre sa lave; Par ses trésftaitléfnèbs rats plaisirs sont bercés, Et si je veux dormir, alors je dis : Assez. Oui, j'aime à deviner que dans sa frénésie Rôde a l'entour de moi l'ardente jalousie De cette Messalise à l'n-il sombre et perçant, A la bouche de feu qui mord en embrassant; Que je veux torturer un jour pour savoir d'elle D'où me \ient cet amour étrangement fidèle, Qui me laisse parfois chercher d'autres amours, Mais qui dans ses In-ns me ressaisit toujours. Oui, voila ce qu'il faut a mes ardeurs blasées. Tombes donc sur mon cœur, orageuses rosées, Grondez, transports jaloux.! rugis, rébellion, Et servez de concert aux plaisir» du lion!

60BKI V

CALIGILA, assis, STELLA, conduite ]>ur deux hommes.

Où suis-je, ci pourquoi donem'avez-vous enlevée? Quel est et priais?

AjiMccvjnt Ci h gala Ah! César!

(<>iii ni ;i lui il I, inKmt a gtluan.

Je mms v . ';ui font .-,nv u. . oi lent.

If, lu m- sMs p. in; que |fe| pon> que V%ft|

A m. i m< M m'oni prrse en frappant Aquil»,

Et qu'ils n'ont pli \oulu n-l«,urncr m aiiiere, Malgré ma doulourcu tante prière.

Ah! ce sont de* mi-i dans qui ne respectent rii-n,

Et lu l<s puni]

' II n.i i \.

le m'en garderai bien

si i 1 i \.

Quoi! tu peux tolérei un semblable désordre? César, ce qu'ils ont lait...

CALICI.I.A.

Ils l'ont fut p.ir mou ordre.

Ils avaient mission do te conduire ici,

Et je les punirais s'ils n'avaient réussi.

Je t'aime, et te voulais revoir morte ou vivante.

Cela t'étonne, enfant?...

STEI. I V

Oh! cela m'épouvantai

CALICLLA.

Ces! ainsi que j'en use avec mes bons Romains. Ignorais-tu cela?... Pourquoi donc dans mes mains Jupiter eût-il mis sa puissance suprême, Sinon pour que je fisse ainsi qu'il fait lui-même? Seule veux-tu nier les dons qu'il m'accoida? Allons, adoucis-toi; viens, ma belle Léda. Je sais que des vertus tu suis la route austère. Mais un Dieu t'affranchit des devoirs de la terre ; Ne repousse donc plus ton divin ravisseur

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