‹ Pièces de théâtreChapitre 166 sur 1241 · SCÈNE il · texte numérisé non relu

SCÈNE il

CHEREA, s' accoudant sur i autel d< w < dieux et se vnilmit lu tt'tt de son manteau.

Pardon, mes dieux, pardon, si, met, interdit, Chaque Foie qu'à vos piedt j'apporte mon hommage, Du pan de mon manteau je voile mon risago<

C'est «rus je u'o»c poiut lever sut nous les yçu»,

MAGASIN TEHATRAL

O Lares, qui savez ce qu'étaient mes aïeux ï Car en vous regardant, patriotique emblème, J'ai honte au fond du cœur de Rome et de moi-même ! De moi, qui, jeune d'âge et pourtant vieux soldat, De nos derniers beaux jours vis le dernier éclat, Et que Germanicus, j'en ai gardé mémoire, A fait centurion après une victoire; J'espère toutefois que vos regards perçans De ma feinte mollesse ont pénétré le sens, Et dans ton! les détours où ma ruse s'applique Suivi ramant pieui de la gloire publique. Oh! si de mes ennuis seulement la moitié youa est connue!... alors vous aurez eu pitié, pitié quand \"»> '-'"avez, d'une voix ridicule, Vll parle] Le jargon d'Ovide et de Tibulle; pitié quand vous m'avez vu porter mes amours

ttc Messahne, opprobre de nos jours, Et pitié quand enfin aux insultes du maître Voua aves vu naon cœur lâchement se soumettre. Eh bien! vous le savez, tout cela n'est qu'afin De mener mon projet à sa sanglante fin, lt VOUB n'ignores pas que pour qu'il réussisse je ne l'ai point voilé d'un trop long artifice. Oh! sans doute qu'au temps des antiques vertus, (;r B»étai1 poini ainsi que conspirait Brut**, Et c'était au grand jour que sen poignard stolque Ni , plein sénat la sainte république!

Haii dans un tel projet était-il affermi, ajors l'ami pouvait dans le sein d'un ami

dépose] sans peur, cai le Becret sublime Y tombait englouti comme dans un abîme. Hai8 aujourd'hui soldats, citoyens, sénateurs,

, IUI amj discret offrent cent délateurs; Sl Dien que lorsqu'on veut un cœur loyal et brave, ,1 faUt l'aller chercher dans le sein d'un esclave. 0 mes dieux! faites donc qu'en ce jeune Gaulois je trouve ce qu'en vain j'ai demandé cent fois s8 Romains bâtards, race aveugle el flétrie, Qui répond par des .liants aux pleins de la patrie. On entre... Proti Et que vient faire ici

Cet espion bourreau 1

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CHERKài PROÏOGÈNE UWIUS, SÀBIKUS, entre

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siini, maître. Voici i>(«ii\ «ni ans .pie César, poui le temps où nous som- Trouvs trop disposes a devenir des eomassss. [mes,

Ll àeui "ni été pris les armes à la main, ( ,,,s ,,,t parler encore au vien peuple romain, , , ,>llM| ,,,, faire croire s aotre pléhicule

l D mensonge inouï tant il est ridicule:

i , i que quand le blé manque elle manque de pain,

Et que, le pain manquant, elle mourra de faim...

Heureusement Is foule s compris l'artifice,

i ; noua les a remis p. .m en faire justice.

Oi le divin Césai , avanl de les jn

•|,. . • hci i a, de les int<

Polir que tu saches d*em si de teUej td<

D'autres têtes encor ne sont point possédées. Il sait ton dévoûment, il compte sur ta foi, Et veut te le prouver.

cuerea, à part.

Douterait-il de moi?

trotogène, aux deux jeunes gens.

Avancez.

A Ch< t ■ i .

Aussi loin que ton zèle t'emporte, Ne crains rien ; des soldats veillent à celte porte, Et moi-même en ce lieu je reste pour savoir Si je n'ai pas de toi quelque ordre à recevoir.

chekea.

Oui, je comprend-, < 'est bien : que ton zèle funeste Espionne à loisir ma parole et mon geste : Tous deux ont dès long-temps étudié, crois-moi, La langue qu'il convient de parler devant toi. Se retourna ni rers les jeunes gens et lea reconnaissant. Annius ! Sabinus !

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