NUI
Nous connaissions naguère Un certain Cherea renomme dans la guerre; Mais nous ne savions pas qu'infatigable acteur, Il remplit dans la paix l'emploi de quésiteur. Soit.
CHRBBA.
Parmi les emplois que l'Empereur dispense A titre de faveur ou bien de récompense, J'engage mon honneur que, quel «pie soit le mien, Le soldat n'aura pas bonté du citoyen.
\wirs.
Que devons-nous penser et de l'un et de l'autre?
I llll.l \.
Nos rôles sont tracés, gardons chacun le nôtre, Et tant qu'il ne platt pas au sort de i<-^ changer, Snii\eiir/-\Miis que c'est a moi d'interroger.
BAS INI s.
C'est vrai, par Jupiter! aussi te répondrai-je Quand tu m'auras offert de nfasseoir.
i ni ki \.
Prends un siège.
Et d'abord, Annius, quel génie insensé A la rébellion aujourd'hui l'a pousse, Toi, l'héritier d'un nom jusqu'ici plein de gloire?
\N\ll s.
C'est qu'il m'est tout-à-coup venu dans la mémoire Que l'un de mes aïeux, fameux par ses vertus, Était mort a Philippe i côté de Brutus.
Et toi, Sabinus?
SAitiNi s, jminnt arec \a (haine d'or Moi ?
< III HEA.
Réponds.
\\\ii s.
Oui, répends, frère.
s Mil M S,
Ma foi, j'ai conspiré, tribun, poui me distrs
Je suis, depuis huit fours, hareele par \fi HJrt|
l.epidus, le meilleur de mes anus, est mofi, j'ai contre le chagrin au |eu cherché ressoureé;
Le jeu m'a. dévoré jusqu'au cuir de ma bourse.
CALÏG1 LA.
Pour me faire oublier la perte de mon or, Ma maîtresse restait comme un dernier trésor,
Je coins clicz elle... une beuie avant nioii ;i ri i \ « ■-,
L'athlète Sergiiu me l'avait enlevée!
Le peuple justement, quand n i ".i ■ i \ lut cet ennui,
En tumulte courait, je courus après lui;
Il criait, avec lui je criai quelqua chose,
Comme mort i César, i ce que j«' lupp
Ki ce fui au moment <uï je criais plus forl
Qu'onm'apris;je me suis laissé prendre, et j'eus tort!
I BKBKA.
A ce jeu tous savez, insensés que vous êtes, Que contre l'Emperetir vous jouez \os deux tètes.
\NMI s.
Chacun de bous attend en joueur résigné; - 1 lr> ]n enne donc, c'est juste, il .1 gagné, caxai \.
Maintenant faudra-t-U recourir aux supplie*
POUI nous faiie BVOUei |e nom de vus Complices 1
mi:im s.
Fais comme tu voudras.
annii s.
Des complices, tribun?
Quant A moi, j'eus long-tetBpS l'espoir d'en trouver
[un; Mais l'espoir aujourd'hui n'est qu'un éclair dans
l'ombre, Qui brille <-t disparaît, laissant la nuit plus sombre; (.et homme, presque enfant, chez les Marses vaincus, Simple décurion, suivit Germanicus, puis, du septentrion remontant à l'aurore; Jusqu'à Nicopi lis il le > • i i \ i t encoi e, l.i revenant enfin, en le suivant toujours, Vers les enamps désastreux, domaines des vautours, Ou blanchirent six ans les <>s de notre armée, Il creusa de sa main, s vaincre accoutumée, Un <le ces grands tombeaux <m dorment disparus Les soldais qveCésai demandait àVarus.
Mais depuis on m"a <lil qu'oublieux de sa -loire, Il avait fie ee temps perdu toute mémoire,
l.i <pie, traître i lui-même, q dépensait ses jouis pies d'une courtisane aux banales amours, Dont il m- s'éloignait quelquefois ;> grand' peine Que pourléchet la main qui bous meta la Chaîne;
Ce BOŒ j:i<li> si haut et maintenant si lias) 1 rinais-tu, tribun?
.le te- li- connais pas.
\\\ll s.
> ! Peut-on savoir quel son m nousdestines?
« m m \ Vous serei reconduitl aux prisons Mamertines, li ii vous attendiez, déplorant votre erreur, Ce que de! îdei i !<• i lément Empereui . mes.
Tribun, •si sa t lémence étail i r la toi tm e,
Obtiens que des bourreaux bous sauvions la i Alin qu'en descendant dein.nn an sombre lieu
>ol|s i \ lieu.
fE l\
Cl!' ni.
Adieu.
pubtteain dernières étineel Qui vers un noble but trop ardens à courir, N'ayant pas su l'atteindre, au moins mourir!
Hélas! quoique m>,.i ,
Au soi t qui vous attend je ne i s soustraire.
oh: si j'avais pensé qu*à Home tut encor
Pei due en notre lioiie - Ile d'or,
J'auraissi bien cherché qu'à cette heure au suppliée,
h-, je marcherais comme votre complice, Et qu'ai nome péril trop prompt à m'engager, Je inouï vous au lieu
m.mu.Hi\\mi\(ium\H\\v\v\iiM\«uv\u\vimnwwiv