‹ Pièces de théâtreChapitre 169 sur 1241 · LA · texte numérisé non relu

LA

lOUel d'ilD ei ime ou bien d'une e

M. il' m- les droits sacrés des citoyens romains,

On m'a plis, insulté, mis ces cordes BUX mains,

Il I

.•iiis l'œil du préteur, à .Rome, aux bords du 1

\ udu comme un esclave ; et pou i tant j'étais li Oui, M n appelle aux dieux <!-• ta maison,

Libre eoinnie l'OJ lOBU don1 le Uoin,

M , auxquels il fallut me soumet

\(. i : lu m'a . maître,

on l'a vendu ma i ba lus t ien,

l'Ius i ion qu'un li ive, ton 'lion!

.Me i, appei , ni lonnci mon tuppl

lu peux 1111' promenez au Forum, aux marchés,

MAGASIN THEATRAL

Avec les bras en croix sur la fourche attachés; Tu peux, me condamnant aux tortures infâmes, Labourer ma poitrine avec d'ardentes laine-, Ou, plus cruel encor, par un stigmate au iront, En moi de l'esclavage éterniser l'affront: Voilà tes droits» tu vois que j'en connais le compte, Et que j'ai mesai <• ton pouvoir et ma bonté. Moi, je n'en ai qu'un seul en échange i l'offrir: Lorsque i'1 le voudrai, j'ai !<• droit de mourir; Celui-là, quoique -tu I, rétablit l'équilibre, Si bien que, tu le \<>i-, comme toi je suis libre. Donc, parlons maintenant, seigneui , situ veuxbien, Ainsi qu'un citoyen avec on i itoyen.

CHEUI \.

Soit!

AQl'II \

Fixe nia rançon on prisonnier de guerre; Crois-moi, je ne Buis point un esclave vulgaire, Et peux, selon la clause arrêtée entre nous, Me racheter en or, en chevaux, en bijoux. Voyons, est-ce de l'or que de moi tn réclames? J'en ai pour satisfaire aux plus cupides am es 1 Hélas! plus que le 1er l'or est ches nous commun. Donc, si pour ma rançon tu veux de l'or, tribun, Calcule par talent <'i non point par sesterce, Estime-moi h- prix d'un satrape de Perse... Et si le temps te manque à le compter... c'est bien, Nous le mesurerons dans ton casque et le mien.

CHEUEA.

Merci.

AQUIL \.

Je te comprends : aux armes exercées C'est vers un autre but que tendent tes pensées; Et pour payer le prix que tu crois que je vaux , Il m'en coûtera • i i x de mes plus beaui chevaux! Sur le sable leur pied ne laisse point de trace, Carie vent d'Arabie a fécondé leur race, Dont, traversant la Gaule, à l'un de mes aïeux Annibala jadis fait le don précieux.

CHBBBA.

Non, ce n'est point cela.

AQUILA

Je vois que la tendresse Destine nia rançon à parer ta maîtresse;

Soit; j'ai, pour complète] BOB brillant attirail,

Des liions de grenat et des bancs de corail, Des mineurs dont la vie, a l'ombre accoutumée, Creuse lesol, cherchant l'escarboucle enflammée, Et des plongeurs hardis, qui bous les flots amers Vont me cueillir laperleécloseau fond des mers.

CIIETIEA.

Ce n'est point encoi là ma volonté suprême.

AQUILA

Eh bien donc, je t'attends, exprime-la toi-même.

CHiaiÂ.

Je sais que tout Gaulois, soumis mais indompté, Regrette au fond du cœur sa vieille liberté, Et, pareil aucoursiei d'origine sauvage, Ronge impatiemment le frein de l'esclavage: Eh bien 1 il est aussi, crois-moi, quelques Romains Qui pensent que des fers -ont trop lourdspour leurs

[mains,

Etquepours'entr'aiderdansleursdestinscontraires,

Quelque soit leur pays, les opprimés sont frères:

Or à l'un de ceux-là cet espoir est venu

Qu'achetant au hasard un esclave inconnu,

Pourvu qu'il fût Gaulois, ce qui veut dire brave,

Il ne pouvait manquer d'avoir en cet esclave

On confident loyal, un complice discret.

De qui le bras hardi puissamment l'aiderait,

S'il voulait partager avec lui ce saint rôle

De délivrer du joug l'Italie et la Gaule;

Et, dans ce noble espoir affermi par les Dieux,

Il s'était, ce Romain, inspiré d'autant mieux

Que celui qu'il voulait choisir pour son complice,

Esclave, et ne pouvant déposer en justice,

Certes calculerait bientôt avec raison

Qu'il ne gagnerait rien par une trahison ,

Tandis qu'en persistant dans son œuvre assidue,

Outre sa liberté, qu'il avait cru perdue,

Il pouv.iit conquérir celle de son pays ,

Ou mourir en héros, voyant ses vœux trahis!...

AQUILA

Et sais-tu les moyens que ce Romain propose?

CBl r.F.A.

Ceux dont un conjure bien résolu dispose.

Ai M II v.

Mais enfin quels sont-ils?

CHEUI \.

L'épéc et le poignard.

AQUILA

Et qui faut-il frapper?

Qui? si ce n'est César?

AQUILA

Tu vois que sans trembler ni changer de visage J'écoute le complot foi mé par ton cours C'est que plus d'une fois, rêvant la liberté, Un semblable projet à moi s'est présenté, Et, lorsque j'arrivai, voilà cinq jours, a Rome, Si, comme tu le fais en ce moment, un homme S'était, dans un tel but, offert sur mon chemin, Je n'eusse répondu qu'en lui tendant la main; Mais depuis, détruisant ce projet éphémère, Le hasard amena l'Empereur ches ma mère, Lequel m' s dans sa coupe, après lui, présenté Ce qui restait du vin de l'hospitalité.

Je ne suispoini s,., luit d'une faveur si haute;

Mais de ce pou César est devenu mon hôte ;

Or, lorsqu'il est conduit ineine par le hasard,

L'hôte est sacré... Jamais je ne tarai César.

CUEREA.

Gaulois! etsi pourtant de rompre ton entrave C'est l'unique moyen?

AQUILA

Je mourrai ton esclave.

i ur.nEA.

Ce sort contre lequel tu semblés aguerri Ne t'a d séparé d'aucun objet chéri ?

Et tu n'as donc laisse. Gaulois, dani tS détresse, Loin de loi ni pays, ni mère, ni mailresse? AQUILA.

Tu te trompes, tribun j à l'heure où wc voilà,

CALIGl ÏLA;

Avec ma liberté j'ai perdu tout cola ;

Le sol de mes alet i, ma province chérie,

nue j'aime de l'amoui brûlant de ta patrie!

Ma mère, qui, de loin altai hée .1 m

Souffrii .1 mes douleurs <•! mourra de ma mort!...

Enfin ma Bancée, enfant douce el modeste,

Qui nu- fut arrachée à cette heure funeste

Où moi-même... Oh! si fait, j'eus trois nobles [amours,

Et tous trois, j'en ai peur, sont perdus pour toujours.

Voila pourquoi j'offrais ta moitié de ma rie

A u,ui m'aurait rendu ma libei \>- 1

Eh bien! ta libellé, que Lu regrettes tant ,

Ta maltresse enlerét à ton >ur constant,

Ta mère qui t'appelle eu Bon double veuvage, Ton pays pai la main sauvé de l'esclavage,

Tout, je te rendrai tout, si in prends ce poignard, Et -1 tu veiu m'ai

• ésarl

«III Kl. \.

Gaulois, ue crains-tu pas qu'à prt sent ma prudence Ne s'alarme a rai-i.u de cette confident Que je n'ai hasardé d dans ton sein

Que parce qu'affermi déjà dans mon dessein, Je pui->, pour le mener plus sûrement à terme, Briser impunément le rase qui l'enferme? Pour les jouis de César tu priais! pense aui tiens.

aoi 11 \.

Frappe quand tu voudras, maître, je t'appartiens.

scèm; m,

Les Mêmes, L'AFFRANCHI, puiê MESSALINE.

l'affranchi.

Celle qui suit toujours l'esclave nubienne Désire tfl parler a l'instant.

Qu'elle vienne.

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