‹ Pièces de théâtreChapitre 186 sur 1241 · SCÈNE l · texte numérisé non relu

SCÈNE l

Les Mêmes, awii s, SABINUS, vélui d'une tunique h. >irc, h corps ceinl d'uneeordetet couronnés de verveine.

« \i ICI i \, les i Qyani entrer.

Changes VOS chants de joie en hymnes funéraires,

Voici venir, trahis par 1rs destins contraires, Deux Gracches, deux Brutus, frères infortunés,

Qui cinquante ans trop tard par mal h eu tétaient lies,

i.t pour qui, dans nos temps, tout n'eut été que doute S'ils ne m'eussent hier rencontré sur leur route Pour réparei l'erreur commise parle sort, En faisant avancer de cinquante ans leur mort!

\\\ll s.

li pourquoi faire trêve à vos chansons joyeuses?.. « Nos aines de la mortsont plus ambitieuses

Que les vôtres à vous jamais uc le seront

De ces jours où chaque heure amène sou affront! Quand notre libelle, parle sang reconquise, Vous laisse au piedTanneau des chaînes qu'elle bi ise, Gardez, sur notre sort loin de \"iis attendrir, Voschantsh-s plus joyeux pour ceux qui vo i mourir.

Sur mon ame, j'éprouve une joie infinie

De voir en DOS désira une telle harmonie;

Et la chose est si vraie, amis, que je vous \ <nx

Accorder à chacun le dernier <le \()> vœux.

Demandez.

SABINt g~.

Quanta moi, mon ame est satisfaite.

Par curiosité, je m'étais mis en tête De voir, avant ma mort, au reste indifférent, Quelle béte féroce était-ce qu'un tyran. Je l'ai vue a loisir, ef c'est, chose certaine, Un animal qui lient du tigre et <le l'hyène.

canna \.

Malheureux!

CALI01 i. \.

Laisse-les, le moment n'es! pas loin Où... de ce que je dis tu seras le témoin, Ils voudront racheter chaque parole amère Par le> jours de leurs iil> et le Bang deleurmère! Mais il sera trop tard, car mon courroux sur eux Terrible et sans pitié descendra.

CHBRKA.

Malheureux!

CALIGULA, à Âtniius.

Maintenant, que veux-tu, toi, pour faveur dernière?

saaius.

l'ne coupo et du via.

( LLIGULA.

J'exauce ta prière.

Bois à qui tu voudras, et c'e>t moi, sans retard, Qui te ferai raison*

Ml s> MINE.

Tendfl ta i oupe, César.

anmis, prenant lacoupe, <i V élevant au-dessus du

trépied.

Pâles divinités, \<uis I qui chaque tombe

Rend, ainsi qu'un tribut, Imite t QOS6 qui tombe,

Contre c.aius César, ;• cette heure écootea Mes imprécations, pâles divini

Au moment de mourir, libre, je me dévoue

Aux tourmens dlxiou lie sur une roue,

De Tantale implorant Peau qu'il ne peut toucher,

De Sisyphe roulant son éternel rocher,

Pourvu que même sort tousles deux nous rassemble,

Et qu'au ajouffreprof I noosdescendionsensemble.

Pour rendre sans retour ma résolution,

0 mânes, recevea cette libation

On je mêle, .1 ce vin verte dans une fête, La verveine funèbj e ai i a< bée :i ma tête,

1 h sj^ne que j'unis, pai underniei effort, La joie ;i l.i douleur, ef la n ie ■> la mon '...

Halheui .i toi, I mes dé

L'enfer, qui nous attend , i << oit i

La pi euve en eal ce Feu qui i epi t ad ion 1 1

Malheur à toi, César! malheur A mot, mulhcui '. ...

caligula , prenant un contenu, et s' apprêtant à

franchir le lit.

Puisque les dieux, vers qui Lu lais vœu de descendre, T'attendent, Annius, ne les fais pas attendre, El dis-leur aujourd'hui que, frappé de ma main, lu viens leur annoncer qu'ils me verront demain.

■assALiHB, l'arrêtant.

Que fais-in? Ce trépas pour une telle injure Est trop d<m\:... a qui donc gardes-tu la torture, Lorsqu'un homme à ce point t'insulte et peut mourir Comme un autre mourrait, d'un coup et sans souffrir?

• m igula, s' arrêtant.

o démon de l'enfer, oh I que pour la vengeance T<m cœur avec le mien est bien d'intelligence! Mais quel autre de nous sera digne, et par qui Leur ferons-nous donner la toiture?

mi-mi im, montrant (h

Par lui

i îiii.i \.

Par moi, César?

Par toi !

( III M \

Mais...

Fais ce que j'ordoaae.

aassALian.

Prends-les donc, insensé, quand César te les donne, Prends, oubien à nos yeux César lesfi appe; prends, Et venge-nous tous deux... Comprends-tu?

casai \.

le comprends] Pour moi ta volonté, César, est absolue!

\\\ll s.

Celui qui va mourir, Auguste, te salue.

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