‹ Pièces de théâtreChapitre 217 sur 1241 · SCE^E III · texte numérisé non relu

SCE^E III

LA MARQUISE, MARIETTE, Mlle DE BELLE-ISLE.

Pardon, madame. . . mais je n'ai pu résister à mon i mpatience; car j'ai espéré que vous excuseriez cette nouvelle importunité. Avez-vous vu M. le duc de Bourbon?

LA MARQUISE

Oui, mon enfant; mais je n'ai pas été heureuse.

MUe DE BELLE-ISLE.

Oh! mon Dieu! que me dites- vous, madame?

LA MARQUISE

M. le Duc est fortement prévenu...

M,le DE BELLE-ISLE.

Madame, je suis bien malheureuse de ne pas avoir reçu du ciel la faculté de faire passer dans votre ame la conviction qu'il a mise dans la mienne... oh! si vous saviez...

LA MARQUISE

Eh! mon Dieu, ce n'est pas moi que vous avez besoin de convaincre... je suis toute convaincue, mais c'est M. le duc de Bourbon. Tenez, il y a un homme qui possède une grande influence sur lui, et qui, s'il voulait se charger de votre cause, la plaiderait d'une voix si puissante, que je suis sûre qu'il la gagnerait.

Mlle DE BELLE-ISLE.

Oh! quel est cet homme? dites-le-moi, madame, et partout où il sera, j'irai le trouver.

LA MARQUISE

Vous n'aurez pas besoin de quitter Chantilly pour cela.

Il est ici ?

LA MARQUISE

Ici môme... Mais au fait j'oubliais... vous le connaissez.

M1,e DE BELLE-ISLE.

Son nom, madame?

LA HARQUU

C'est M. le duc de Richelieu.

Mlle de BELLE-ISLE.

Je suis sauvée alors. Il a £té déjà si bon pour moi à Tenailles, el ici même, madame, vous vous rappelez, ce malin encore!

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