‹ Pièces de théâtreChapitre 274 sur 1241 · HENRIETTE, COLAS · texte numérisé non relu

HENRIETTE, COLAS

HENRIETTE. Puisque Manon est à toilette;, je rirai avant elle de la surprise pautre (^olas.

COLAS Dieu! que c'est beau! On marche BUT l'or et l'acajou... mais y parait qu'à comme un rerglas; car j' n'ai l'ait qu'une glissade de l'antichambre ici. Tiens , j'avais pas vu... v'ia une demoiselle ■n'est restée...

Henriette. Il est toujours le même...

l'air aussi bête soui l'uni forme que soui le tablier.

COLAS C'est la bonne... Oh! non c'est du plus buppé. Voyons un peu comm ni elle va me recevoir : mademoiselle ou madame , « 'est moi...

BEHEIBT ik, lui faisant la révérence. Je le bien.

COLAS, ii saluant. Voua Dtes bien honnête, madame; y paraît que c'est bien ici que loge la comtesse de... Ah! mon Dieu, je me louTiens plui. .. Diable «le nom , j' ix u \ pas me le fourrer dans |,, tête : > a du Jonm au dans ce nom-là.

iu;\r.n;i i r.. La comtesse Dubàrry; oui, M. Colas . \ ou- êtes chez elle.

colas. Colas î.. tiens... vous sayei mon nom dé baptême ?

iii;\i;ii.ni;. (Comment! M. Cola-, sonuc rccouuaUseï pu- vos uucieni imjf '.' EaU

ce que l'air de la cour vous lait déjà perdre la mémoire?

COLAS. Non... du tout... l'air de la cour, ea m'oppresse un peu l'estomac , vu que je n'en ai pas l'habitude.

HENRIETTE. Regardez-moi bien !

COLAS. J'ai beau regarder... Oh! on dirait presque... non... ça ne peut pas être ça.

HENRIETTE, lui tirant C oreille. Comment, tu ne devines pas, imbéeillel

COLAS. Imbéeillel c'est Chonchon; elle m'appelait toujours comme ça.

HENRIETTE. Moi-même, je suis donc bien changé*

COLAS, Non, au contraire; mais j'étais SÎ loin de te croire >i près; a ver ea, depuis que je ne t'ai vue, il m'est arrivé une foule d'accidens. Tu sais, d'abord, que .Manon a disparu depuis cinq ans. J'ai eu bien de la peine à me consoler de ça ; enfin je m'étais fait une raison, et je pâtissais tout doucement, rue Saint- Martin, à la Bonne- Foi, tu sais, quand tout à coup... pal... me voilà milicien. On m'arrache à mes casseroles, à mes tourtières; on me met des baguettes dans la main, une caisse sur l'épaule, et on me dit: au nom du roi, test tambour et t'as le pompon de la patrie... tiens, le voilà le pompon de la patrie.

HENRIETTE. Pau vie garçon! maiscecostume te va bien !

COLAS. C'tSt ce qui TOUS trompe, il ne me va pas du tout. J'ai pas la moindre vocation pour la peau (L'Ane, et on m'a bèn- Seillé de faire une pétition à la boitttesflti de... de...

hi;m;ii:tte. Duban \.

COLAS. CeS< ca. J'ai fait ma pétition, et. voifl un peu quel bonheur, non seulement elle me repond, mai> e!le nie l'ait L'homiéur de UMimler a déjeuner, et pal

■>ec ses domestiques^ iree elle. C'est ea

qu'est populaire! Dis donc, je -ui- [m- en retard, hein?

DBBRIBTTB, riant. Non, non.

COLAS. \u tait , le eouvei I Q*e8t pal

mi-... c'est mou estomac qu'avance... Oh!

mail1 fallait-il tel voir ,i la caserne quand

l'habit doré en argent esl venu m'ap porter t i«' lettre : il- la mangeaient des veux ! Comment t'es ini Lié par la com|es$< Ta fortune est faib , j ! esl une fameuse protection; elle aie brai Long... Moi, qui ne l'ai jamais Mie, j.' oe sais pas si elle a h- brai plus longs qu'une autre... El puia! \ me demandaient ma protection '. \ me tli-aicnt : lu DM lei'a? capoud, tu me fera:

LE MAGASIN THEATRAL

sergent. J'ai dit, je commencerai par ne pas me faire tambour, et...

Air de Turenne.

Puisque je vais au pays des largesses, Du lui', des honneurs, du bon goût, Mes chers amis comptez sur mes promesses ; Je ne vous promets rien du tout, bis.

y frai comm' ceux dont la cour abonde, A moi d'abord je vais songer, Puis, quand j' s'rai las de m' protéger, Je protégerai tout le monde.

HENRIETTE. Chut! voici madame.

COLAS. C'est ta comtesse ? Oh ! v'ià mon courage qui s'en va... Chonchon ne m'abandonne pas!

HENRIETTE. N'aie donc pas peur, nigaud, c'est peut-être encore une figure de connaissance.

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