SCÈNE XVII
Les Mêmes, JUL1
LA GOMTBSSB. Entrez... entrez, Jules...
Permettez, Sire que je tous présente à -imer La commission dont je vous ai parlé air.
Ll i ; o i . Qu'< it-cc que cette commisëod •'
ji LES. Su i L'entrepôt la à
pennes.
le ROI. Volontiers; a qui destinex-vous
Cela ?
LA COMTESSE, a part. Quelle idée!., ta
noms sonl i i bl; noua les rem-
ilirona plus tard.
1 1; roi. Ah ! vive Dieu ! je suis coûtent de ce suri on-Uj el pour lui prouver
que je Miis roi, j'ai envie de le régaler des seli de Bretagne.
JULES, Ah! sue; une place de dix mille écus.
COLAS. Tiens, tiens, mais pa ine\u à a merveille... Faut-il savoir écrire ?
LE ROI. Mais a la grande rigueur, je ci qu'oui.
COLAS. C'est que j'écris un peu i;hm, voyez-v
LA COMTESSE. Sire, je tiens à disposer de celte place... Jules, donnez-moi ce qu'il faut pour écrire; je \ ai> remplir moi-même les noms.
Pendant ce temps elle sonne.
JULES. Voilà donc comme on distribue
les emplois! 0 Fiance! voila pourtant
comme on te gouverne !
Au bruit de lu sonnette, Henriette est \enue; lu comtesse lui a parlé à l'oreille.
HENRIETTE. Je de\iue... Je vaMachercher.
EUesortt
COLAS las. J'ai envie de demander au roi qui me reprenne ma peau d'âne.
LE ROI. En! voila notre joyeux archevêque !
Lc> Mnnes, L'ARCHEVÊQl !
L'ARCHEVEQUE. Moi-même, sire.
LE ROI. Entrez donc, mon ami , entre/ donc.
L'ARCHEVÊQUE. Sire... je n'osais... QUe vois- je? Un tambour!., voila du nouveau.
COLAS. Tiens, un archevêque !.. me v'Ia lancé dans une Société bien comme il
faut
L'ARCHEVÊQUE, le renais, sire, f0U6 remercier de la nouvelle grâce que Votre Majesté a bien voulu accorder pour moi à Mad. Dubarrj .
LE roi. Cette commission serait-elle pour rous?
JULES. Sortons ... je ne pourrais me
contenir.
LA COMTESSE Jules... attendes... ( roua que je charge de remettre cette commission au titulaire.
JULES. Madame, monseigneur n'est-il pas l.i '.'
la COMi ESSE. Je reui que roua portiei vous-même ce brerel A ion adresse.
i.' kECBBl m.» B. N'allés pas plui loin, madame... Que rois-je .' m roi aotorde a M. lui. - Raimond...
JILES. A moi !
LE MAGASIN THÉÂTRAL
LA COMTESSE. Oui , monsieur le raisonneur; pour vous punir de tos impertinentes vérités, je vous renvoie et vous exile en Bretagne.
COLAS. Il parait décidément que c'est lui qui aura les sels.
LA COMTESSE. Mais c'est à condition que vous épouserez Héloïse et que vous emmènerez, comme votre maître d'hôtel , mon protégé, M. Colas Mathon.
COLAS. Présent!.. Me v'ià dans mon centre; pas de tambour et une cuisine.
l'archevêque. Comtesse... c'est une horreur... un passe-droit.
LA COMTESSE. Une fois par hasard , il faut bien récompenser le mérite... si toutefois le roi daigne approuver.
LE ROI. J'approuve tout , comtesse ; mais je veux voir la jeune future de mon nouveau comptable.
LA COMTESSE. La voilà, sire.
LE ROI. Elle est ma foi charmante !
JULES , à la comtesse. Ah ! madame, comment reconnaître?..
LA COMTESSE. Vous penserez un peu moins mal de la cour.
LE ROI. Ma chère enfant, je veux que vous emportiez un souvenir de moi.
Il lui donne une bague.
HÉLOISE. Sire... c'est trop de bonté.
LE ROI. C'est à regret que je vous voi quitter Versailles... Cette petite est vrai ment charmante.
HENRIETTE bas. mon cher secrétaire, i vous m'en croyez, vous partirez demain
JULES. Je vous comprends: je partirc ce soir. (// vient prendre Héloise.) Sire, pei mettez...
Héloïse fait la révérence.
LA COMTESSE. Allez, mes amis... et sui tout ayez soin de Colas.
COLAS. Est-elle bonne! si elle n'étai pas comtesse, etsi sa majesté n'était pas là..
LA COMTESSE
Air : D'un tailleur on reconnaît l'ordre.
Tendres amans, avec sollicitude, J'ai dans ce jour comblé votre bonheur ; Mais je le sens, hélas, l'inquiétude Vient à présent faire battre mon cœur.
Autour de moi je cherche un défenseur ; De monseigneur je crains quelque chicane, Car dans ses yeux je lis la trahison ; Vous qui savez ce que peut la soutane • Contr'elle ici protégez Cotillon.
FIN
Imprimerie de J.-ll, Mbvbbl, passage du Caire. 54,
LA
FILLE DE L'AVARE
COMÉDIE-VAUDEVILLE EN DEUX ACTES
Par iiim, Oavart et jJaul Duport.
Représentée pour la première lois à Paris, sur le théâtre du Gymnase-Dramatique,
le 7 janvier 1835.
PERSONNAGES
GRANDET
EUGÉNIE, sa filin.
ACTEURS
M. Bourré.
Mmt Uu.>i. Volnïs. ISIDORE, son neveu.
PERSONNAGES
M. MENU, notaire.
ACTEURS
M. Ki.fi*.
M. SïLVIMBF
C1IARLES, cousin d'Eugénie M. Allai». N ANON, servante de Grandet, M»' Julibnjib.
La scène se passe chez Grandet, dans une campagne du Loiret , à quelques lieues d'Orléans.