C.RAM)ET H. -li 1 vraiment ? bonne fille , est-ce heureux
Ni NON.
Oui , (Vi d' Nanon.
CUANDET.
N'y a pas de honte;
Et puisque t'a pi été , tant mieux...
{A demi- voix.)
Ça te restera pour ton compte.
CHARLES, à part. Je n'en reviens pas.
Les Mêmes, ISIDORE.
ISIDORE. Les voilà.. . les voilà... ils sont tout chauds.
GRANDET. Heim! qu'est-ce que c'est
NANON. A l'autre.
ISIDORE. Dam! père Grandet... des biscuits.
GRANDET. Des biscuits !
EUGÉNIE, à part. Et tout celadevant lui.
ISIDORE. C'est mamzelle Eugénie qui m'a envoyé acheter...
GRANDET. Et de l'argent?
ISIDORE. J'ai pris à crédit.
GRANDET. Et qui est-ce qui paiera?..
ISIDORE. Moi.
CHARLES , Si levant et ^'avançant vers Grandet. Mon, mon oncle; mais moi...
c'esteonvenu... j'ai voulu ce déjeuner-là... à condition que je le paierais moi-même... c'est juste c'est convenable.
EUGÉNIE. Mon cousin.
GRANDET. Ah! c'est différent... fallait donc le dire tout de suite... Liberté, mon garçon... tu es ici comme cheztoi... il n'y a pas d'offense... puisque tu te lances dans les grands seigneurs, que tu te fais un dieu de ton ventre, mange ton avoir...
t'es bien libre, tant qu'il te durera... (A part.) Et ensuite étonnez-vous donc si ça culbute... (Haut.) Nanon, mon déjeuner
NANON. Not' maître, il y a encore un brin de chocolat... le voulez-vous?. . (Bas.) C'est votre neveu qui régale.
GRANDET. Ah! il en reste... eli bien!
garde pour ma fille... moi, du fromage et du pain... j'aime mieux ça.
Nanon lui donne le pain... il en coupe une; tartine sur laquelle il étend du beurre.
CHARLES, a part. Étonnant, mon oncle... (Regardant Eugénie.) Mais elle...
un ange!..
GRANDET, regardant latahlc. L'nc nappe!., un fauteuil... c'est scandaleux...
(Voyant Isidore qui mange un iiscuil.) Qu'est-ce que tu fais là , toi?
ISIDORE. Dam! ils son payés!
CHARLES, tirant de son gousset un napoléon d'or. Tiens, Nanon... que j'acquitte ma dette.
NANON, regardant. Une pièce d'or.
GRANDET qui était auprès de la table, se retournant D'or...
LA FILLE HE l'aVAIU-.
NANON. Ah! bon... je n aurai jamais assez de monnaie pour vous rendre.
GRANDET, vivement et tendant la main.
Donne... j'en ai, moi... je te changerai.
CHARLES, Carrelant. Du tout, du tout, mon oncle, ça se trouvera plus tard... et maintenant permettez-moi de me retirer... il faut que j'écrive à mon père.
GRANDET. Ah '.. ton père... (A part.) Pauvre garçon!
EUGÉNIE. Voici votre encrier, mon cousin.
CHARLES, allant chercher son nécessaire sur la table à droite et Couvrant. C'est juste dans mon nécessaire.
EUGÉNIE. Ah! qu'il est joli!
CHARLES. Vous trouvez, ma cousine...
eh bien ! acceptez-le , je vous en prie... comme un ga^e de l'amitié la plus sincère.
EUGÉNIE. Merci... oh! merci... je vous aimerai bien sans ça.
ISIDORE, à part. Des cadeaux!., c'est fini.
CHARLES. Un refus.
GRANDET. Eh! non... allons , Eugénie...
au fait, il ne faut pas lui faire de la peine, à ce garçon.
EUGÉME. Mon père...
GRANDET, entre Charles et Eugénie, prenant le nécessaire. Elle accepte... (Ouvrant le coffre.) En or!., non, en argent doré... (Le passant à Eugénie.) Serre-le bien... et garde-le au moins.
EUGÉNIE, avec expression. Oh! oui...
GRANDET, lui prenant le menton. Pauvre chérie... ça le fait plaisir?., eh bien! puisque c'est connue ça, je ne veux pas qu'il paie son déjeuner... il ne le paiera pas aujourd'hui, ça me regarde... Nanon, donne-moi la pièce d'or que je lui rende quatre pièces de cent sous.
CHAULES. Pi donc, mon oncle...
GRANDET. Comment, (i !. c'estle compte.
CHARLES. IN'cn parlons plus... e-l-cc
que j'aurais voulu reprendre?,, garde,
Nanon, garde, puisque tu me sers, le surplus est pour toi.
% wo.v. Pour moi?
(.ii\M)i;r. wAUri. Pour «Ho !
ISIDORE, dparl. 11 est cousu d'or.
\\\o\. Bst-il Dieu permis!.. ?ingt
franc- pour lu\oir -< r\i nue demi-heure;
quand je n'en gagne que quarante à serrir not' maître toute L'année.*. (Bët i Grandet.) Faut-il que je prenne ?
gr.wdkt, bat d rfanon. Dam! puisqu'il te donne , cci imbécille.
NWOV , lias. Lui! un i) bon unir.
gh.wdet, bas. C'esl ce que je roulais
dire... (Haut d Charles.) Ecoute, mon
garçon, un conseil., prends garde* m si tu
jettes, comme ça , tout ce que tu tiens, ce n'est pas le moyen d'avoir les mains pleines.
Charles. Laissez donc, mon oncle...
l'argent est rond , c'est pour rouler.
GRANDET. Du tout... il est plat... pour s'amasser.