‹ Pièces de théâtreChapitre 304 sur 1241 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

EUGÉNIE , seule. Ah ! je suis tremblante!., j'ai le cœur brisé! Mon père!., ah! plu* tard il m'en saura gré peut-être... oui, oui... pour mon oncle, et son fils, mon cousin... {Le regardant.) Ah! je ne sais... ce qu'elle m'a dit là m'a toute émue... Mon cousin... oh! oui... c'est lui qui m'a soutenue... Pauvre fille!., j'en avais be-

1A FILLE DE L AVARE

sein... quand j'ai pris cette clef, il m'a semblé qu'elle me brûlait la main... et ensuite , dans le cabinet où j'avais vu mon père... je ne sentais plus... jesuccombais... j'étais folle... et quand cette valise, que je traînais avec effort, s'est tout-à-coup accrochée à la porte... j'ai cru que mon père m'arrêtait... j'ai tressailli... je suis tombée... enfin je repris courage... ma mère marchait devant moi... et, dès lors, je ne sais ce qui s'est passé là.

Air : L'hymen n'eut pour moi que des fers. Depuis que j'ai porté secours A l'inf jrtune, à la souffrance, Moi, qui voyais passer mes jours Sans désir et sans espérance...

Je me sens renaître soudain ; Il semble à mon aine moins triste Que j'espère, que j'aime enfin, Et que c'est d'hier que j'existe.

CHARLES, endormi. Laissez-moi , laissezmoi.

i;(i;éme II a parlé...

CHARLES. C'est lui... je veux l'embrasser, je veux... (S' éveillant.) Mon père!.. Ah ! où Miis-je?

nifiKME. Il s'éveille.

CHARLES, C apercevant- Eugénie!

EUGÉNIE. Mon cousin !

CHARLES. Vous, ici... comme un ange qui veille sut moi...

EUGÉNIE. Comment vous trouvez-vous, matin ?

CHARLES. Oh! (e ne sais... bien troublé, bien agité, si tous -aviez! quel rêve affreux, mou péré était perdu pour moi...

je ne desai- pin- le revoir.

El GÉNIE. I n rève!

CHARLES. Oui... et moi on m'entraînait loin de lui*' je ne pouvais plus... [Eu«

se riitourne en essuyant de* larme*. Charles se

VOUS pleurez... oh! non, non... ce

n'était point un rêve... tout est vrai...

ton t.. je me rappelle cette lettre horrible... mon père est mort.

EUGÉNIE. Non, mon COUSin, non... espérez epeore.

CUARLES. Et je ne -ni- p..- parti pour le

sauvert.. et Ton m'a retenu malgré moi ! GÉNIE. Oïl! il le Faillit bien... quel deaffreuxl quels cris de désespoir! j'ai

CTU que TOUS allie/, mourir.

CH.vr.LF.s. 11 fallait m ^ moi. ..

ine forcef à partir.., liais TOUS ne m- retiendrez plu-... un cheval, un choval...

que je coin 1 1-... «pie je -ans e mon

. on que je meuj lui !

1.1 GÉNIE. Rassun 1 \ ou?, peut-être <t .util temps enrôle, ii --'il a pu être sau?<

Cil VI. 1 ' • \li! que dit CSr TOUS I

tau \e !.. pur qui?

EUGÉNIE. Mais, par mon père , peut-être.

CHARLES. Il aurait envoyé ?..

EUGÉNIE. Tout ce qu'il avait.

CHARLES. Il se pourrait!.. Mon oncle!..

où est-il ?.. que je le voie... que ma reconnaissance...

EUGENIE, effrayée. Oh! non, non... ne lui dites rien... il ne faut pas... (Se reprenant.) Et puis, il est sorti.

CHARLES. Il y a encore ici quelque mystère...vous ne me retiendrez pas. ..je pars...

EUGÉNIE. Impossible... Par quel moyen ?

CHARLES. Je ne sais... mais n'importe... je pars... (Il est près de la fenêtre, et pousse un cri.) Ah! un cheval!

EUGÉNIE. Charles?

CHARLES, ouvrant la fenêtre, et s'élançant dans la cour.

EUGÉNIE. Ah!..

CHARLES, en dehors. Eugénie... ma cousine... pensez à moi... Adieu! je ne vous oublierai jamais.

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