‹ Pièces de théâtreChapitre 315 sur 1241 · scène xjii · texte numérisé non relu

scène xjii

Le» Mémo, pu{s NANON, EUGÉME, CHARLES.

\\\ON, en dehors Par ici, monsieur par i( i . On entend du bruit.

GRANDET. Qu'est-ce que c'est!

MENU. Eh! mais, ce bruit...

El uf.ME, entrant. Le voilà, mon cou..

{Apercevant Grandet.) Mon père...

MENU, à la fenêtre. Votre neveu qu'on ramène... Eh! mais... ces paysans... jl c-t arrêté.

EUGÉNIE. Arrêté!

GRANDET, criant par la fenêtre. Eh! qu'on le laisse ! qu'on le lai-

HANOI! . C'est ça, venez donc.

Charles, entrant. M 'arrêter! m'arrêtcr!.. et de quel droit? [Courant à Grandet.) Ah! mon onde, est-ce par votre ordre?., vous avez donc de bonnes nouvelles de mon père?., et ce que Nanon m'a dit là, qu'il était sauvé, que votre argent lui avait été porté par M. Isidore?

MENU. Là.

GRANDET. Isidore !

CHARLES. Ma cousine me l'avait déjà dit; mais je n'osais croire... tant de bonté, mon cher oncle!.. Vous nous avez rendu l'honneur et la vie... Ah! disposez de moi, désormais je suis à vous... mon san^r, mes jours vous appartiennent.

GRANDET. Je n'en veux pas tant...

Écoute un peu... tu es un brave gin on... eh! bien!., cette somme, cet or , ces billets qu'on m'a v...

Eugénie le retient et l'empêche de prononcer 1

UJOt.

CHARLES. QueM)U> awz envoyés à mon père.

GRANDET. C'est ce que je. voulais dire.

CHARLES. Ah! toute nia reronua i^an.e.

GRANDET. Merci... entre nous, je SUJS I payé par le plaisir... certainement... pa rie que lor-qu'on a oblige... Voila comme je suis... Mais je v.ux Cdre mieux encore : je te donne tout.

TOUS. Comment ?

(il Mil l.s. A iiim':'

'■l'.WI'ir. Oui, c'était la dot de ma fille... un aulnlies,,, .jiie je te donne n

I I i.l \ll\ O ciel !

MENU. Par exemple, mon idée...

\ WOV Ob ! que je fttfifl contente !

( Il \ l ; 1 m». Il le pourrait !

GRANDI I . lu as rem la dot .. .c'est fini... et ce soir r©W ligBttei un papier que le notaire griftonni

MENU, passant vivement mire Chartes tt

LE MAGASIN THÉÂTRAL

Grandet, Attendez donc... mais il n'est pas sûr qu'on soit arrivé à temps.

CHARLES. Monsieur!..

EUGÉNIE. Mon parrain !

GRANDET. Vous dites...

MENU. Je dis que mon neveu n'est parti qu'hier soir... et d'après la lettre de votre beau-frère... il était peut-être trop tard...

GRANDET. Trop tard !

TOUS. Grand Dieu !

On entend claquer un fouet dans la cour.

CHARLES, allant à Grandet. Qu'entendsjc!.. Mais vous n'avez donc pas reçu de nouvelles?., vous ne savez donc rien?

GRANDET. Eh! non.

CHARLES. Vous m'avez fait revenir!..

Ah ! laissez-moi ! laissez-moi !

EUGÉNIE, voulant le retenir. Mon cousin!

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