‹ Pièces de théâtreChapitre 325 sur 1241 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

CLOTILDE, puis FERNAND.

au mement ou elle se dirige vers la porte à droite, elle aperçoit Fernaad qui entre , la coiflurc et les vêtemens en désordre.

CLOTILDE. C'est lui!.. Encore ici!., et ' -uis seule!.. Hâtons-nous.

FERNAND. Un seul instant !. .

CLOTILDE. Comme il est défait!..

fernand. J'étais parti, madame, je m'étais éloigné de cette ville...

CLOTILDE. J'en étais sûre.

ii:i;\\\ï). De cotte ville, ou une sœur chérie m'attendait.

cloth.de. Que dites-vous?..

FERNAND. Que je suis le frère d'Hortense <le Varennes, de votre meilleure amie...

CLOTILDE. 0 ciel!.. Je vais laprévenir.

FERNAND, la retenant. C'est inutile...

Ce n'est pas pour elle que je suis revenu sur mes pas... c'est pour vous, pour vous seule, (pie j'ai voulu revoir encore une dernière fois... Il est impossible, me suisje dit, que tant d'amour ne trouve pas pitié dans son cœur... Si elle me repousse comme ce soir, comme hier, comme toujours, eh bien! je m'éloignerai sans murmure, et elle n'entendra plu* parler de moi... Cette fois, ma volonté sera forte, comme la sienne, et mon projet s'exécutera.

CLOTILDE. Je n'ose vnu< comprendre !..

Biais vous «avez, monsieur, que je ne puis vous écouter, que mon mari...

ri;n\v\i). Votre mari!.. Ah! voilà ce DOm qui ni'aex;i-|>< nom qui tout

a l'heure, après vos derniers relus, est

venu se placer comme une barrière devant Je bonheur que j'aVBJI re\e... l.n seule leuiine que J6 pui*& aimer, celle dont dépend mon avenir, je la vois au pouvoir

d'un autre. « t aet autre < Ile l'aime... car pour lui elle me repensée » elle km conéai i i mourir. ..Cette pensée était affreuse...

Alors je n'ai plu- < on-ulte que le &

non... et le dtsespoirj mail. une, ne donne qu'un conseil, n'inspire qu'une résolution. (i.oni.DE. Malheureux !..

I lli\\\l). Que m'importe ;i présent une

fie *ans esperamr el -an- lait '.' . . Ma \ |< .

I \ ou-.. . et fOttl Be \ Mil Cl paS que je

< I. 0tii.de. dn.lme7.-v ou- . lonc un

peu de raison... (A part ) Que lui difl

(Haut et iv.niv.nt.) Oh I t< Q< | . ). fOt

conjure, au nom de votre sœur qui vous aime tant.

fernand. C'est aussi en son nom que, moi, je vous supplie... YOulez-VQUS qu'elle n'ait plus de frère ?

CLOTILDE, dpart. O ciel!., cettepauvre Hortense... qui n'a que lui de famille... (Se retournant et voyant Fernand ouvrir la boîte de pistolets qui était restée sur la table.) Monsieur que faites-vous!

FERNAND, qui a pris un pistolet. Votre silence est un arrêt...

CLOTILDE. Tout mon sang se glace!..

FERU AND, avec desespoir. Vous voulez ma mort!..

CLOTILDE. Monsieur P..

fernand, de mime. Vous l'avez prononcée !..

CLOTILDE, courant à lui. Mai- pas du tout, mais au contraire !.. Car enfui . mousieur, que voulez-vou- P que demand* •/.vous?

FERNAND , se rapprochant vivement. Oh ! bien peu... rien qu'un noment d'entretien.

CLOTILDE. Et mon mari que j'attends, qui va rentrer!

FERNAND. Eh bien ! tantôt, dans cette salle, à quatre heures, quand votre mari sera sorti... je me charge de l'éloigner.

CLOTILDE. Eh! quoi!..

FERNAND. La promesse de m 'entendre sans colère, voila tout... Un amour cun; me le mien ne forme pas d'autre weu.

CLOTILDE, dpart. Il n'e-t pas trop exigeant... l'autre, l'ancien, demandait bien plus... (Haut.) A ce prix, cou-eute/.-v à me remettre ces armes qui me t'ont tant de peur?..

FERNAND. A l'instant.

CLOTILDE. Donnez. (Fernand s\ir,inr> pour lui présenter la boite arec les pistolets. Ctotilde recule effrayer.) Non! non! ne donnez pas... Fermez la boite et portez-la vous-même dans ce secrétaire.

ir.r.WM). J'obéis... (// p'-rte fa f dans te tecritedre , tt t'tn éloigne. ( totifdè cquri amecrétatn et le ferme.] Que faites-

vou- .'

CLOTILDE. Moi, je le ferme, et j'en

garde la clef. [XtUtnet tu clef â sa ceint Maintenant . je suis plus tranquille.

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LE MAGASIN Tn/iATlvàL.

Soug( z bien an serment qui vous lie , Et je vous en supplie Soyez au rendez-vous.

A ce soir, etc.

Je frémis ! car l'espérance Chez lui succède à la souffrance • Et déjà , lorsque j'y pense , L'effioi saisit mon cœur d'avance.

Mais pourtant ma promesse me lie, Et sa voix me supplie:

Hélas résignons-nous.

Je frémis, etc.

Elle entre dans la chambre à droite.

FERNAND, seul. A ce soir! elle y consent!.. Oh ! l'excellent moyen ! C'est fini, je ne veux plus me servir que de celui-là... Les femmes ont pour elles les attaques de nerfs... il faut bien que nous ayons quelque chose.

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