‹ Pièces de théâtreChapitre 328 sur 1241 · ONNIVET, SAUVIGNY, HORTENSE, FERNAND · texte numérisé non relu

ONNIVET, SAUVIGNY, HORTENSE, FERNAND

Fernand et Hortense sortent de la chambre à gauche.

HORTENSE , saluant. Je viens d'apprendre votre arrivée , monsieur, et j'attendais votre visite.

svlvigxy, troublé. J'ignorais si vous étiez visible... et puis j'avais trouvé ici An ami... un ami véritable...

HORTENSE, souriant. Vous en avez beaucoup; car voici mon frère nui éoPUh une demi-heure a plaidé votre cause avec tant de chaleur...

FERNAND. J'ai tenu mes promesse-...

songe aux tiennes.

nORTENSE. Quoi donc?

SAUVIGNY. Rien... Il vous a dit que mon amour, que ma tendresse , ma constance... qui, je le jure, sera éternelle...

HORTENSE. Eh! mais, comme vous êtes ému!..

SAUVIGNY. Quand je vous vois... et, en outre, je me trouve dans une portion...

BONNIVET, s* avançant. Si gênante...

HORTENSE, l'apercevant. Ah! monsieur Bonnivet... Eh! mais, où est donc cette ehère Clotilde ?

BONNIVET. Dans sa chambre probablement.

HORTENSE, ci Sauvigny. Je veux vous présenter à elle, à ma meilleur amie.

s\UVlGNY. O ciel!.. [Bas d Bonnivet.) C'est lait de moi!., sa surprise, son effroi...

BONMYET. C'est juste.

HORTENSE, passant entre Bonnivet et Sauvigny et lui tendant ta main. Venez.. .

SAUVIGNY. Pardon... une affaire important»'... dont je parlais à monsieur Bonnirct, et dont il a la bonté de s'occuper...

i KM \nd , bas d Sauvigny. C'est bien.

sMVK.W. 11 faut que nous non- rendions ensemble cbei un notaire <1<: Rouen. fei'.w.m). di même* CTesl cela.

SAl \ IGHT. Dont l'étude e>t toujours t'.i-

1 1 1 « « de bonne heure,

ii;k\\\i>. I.i \oilà quatre heures qui vont sonner.

BOXMYKT, prenant son chapeau. Je suis .i vos ordres.

FERNAND, dpart. L'excellent homme!

SAUVIGNY, d Hortense. Vous ne m'en voulez pas, je pense?..

HORTENSE. De >OUS occuper de fOI ■•r

faires?.. au contraire... c'est agiren homme raisonnable et sensé. D'ailleurs, j'ai aussi mes emplettes ù faire... chez Cadot- Anquetin. .. Vous me conduirez jusque là .. je vous laisserai ensuite avec M. Bonnivet, dont j'aime à vou> voir prendre les leçons... et puis, tantôt, à dîner... car nous dînons tou^ ici ensemble, avec M.

Bonnivet et sa femme...

SAUVIGNY. Sa femme!.. {A part.) Heureusement que d'ici là nous l'aurons pré- \< nue.

ENSEMBLE

Air : d u quatuor du quatrième acte de Gustave. FERNAND.

Ali! quel bonheur je Die promets, Et que ce jour aura d 'at traits J Quel espoir ! Ois.

Je pourrai donc la voir, Oui, dans l'instant, combien ces lieux Vont tout à coup charmer mes yeux

Et soudain s'embellir

Par l'attrait du plaisir,

bonnivet, à Sauvigny.

Je veux servir vos intérêts , En cachant vos anciens projets Aujourd'hui, bis.

Je serai votre appui.

Eviter ma femme eu ce lieux, Avant de paraître à ses yeux,

Je veux la prévenir ,

Et tout doit léussir.

HGBTENSE.

A peine je le reconnais :

D'où viennent ses regards di-traits!

Près de moi, Lis.

Qu'a-t il donc, et pourquoi Gel embarras, lorsqu'à mes yeux Il déviait p.u allie joj < n\ .'

Craint-il de i éussii l

Je n'en puis revenir.

VUiVIGNY.

Quand il défend oies îotél lit lorsqu'il ici i t"U> lui t piojel Quoi I o'csj lui.

Q ic je iM'iopi aiij..uid'hui?

Ah'. )•■ le ii n>. sh! c'esl afireui ;

Je ne pois m >i> r io i « - lieuxj M.ii^ pour le ie< "Uiii, Je m n\ \ rtTepir,

fernand, bas d Sauvigny.

Mais va t'en donc.

LE MAGASIN TlIÉATRAt.

SAtVIcNY, passant il droite.

Ah 1 quel supplice?

bonnivet, riant.

Il divague ; et se croit vraiment

Toujours au bord du précipice.

SAVYiGNY. regardant Bonnivet avec intérêt.

Et lui donc , lui , dans ce moment !

REPRISE DE L'ENSEMBLE

FERNAND

Ali ! quel bonheur je me promets, etc. 1I01UENSE.

A peine je le connais, cte.

BONNIVET

J«> veux servir vos intérêts, etc.

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