‹ Pièces de théâtreChapitre 345 sur 1241 · RIELOF, LA COMTESSE, LADISLAS, ALEX1NA · texte numérisé non relu

RIELOF, LA COMTESSE, LADISLAS, ALEX1NA

ALEXIW , entrant en riant. Ali ! ah ! ah ï j'en rirai long-tems.

ladislas. C'est ma cousine.

la comtesse. * Eh I mon Dieu! baronne, qu'avez-vous donc?

ALEXINA , riant plus Jort. Ah ! ah ! l'histoire la plus originale... ah ! ah!... et je vous demande pardon si votre présence me cause un nouvel accès .. ah! ah!., c'est que vous y êtes pour quelque chose.

LA comtesse. Moi !

alexiw. C'est-à-dire pour beaucoup !..

vous êtes l'héroïne !

l\oislas Alors, dites-nous vite.

ALEXINA. Laissez-moi respirer un peu...

Je sors desappartemens de l'impératrice... il n'v avait que des dames, et Sa Majesté, qui était d'une humeur charmante , s\ si prise à nous raconter une aventure qu'on venait de lui apprendre ; mais elle n'a jamais voulu nous dire de qui elle la tenait.

LA comtesse. Pour de bonnes -raisons , peut-être !

ALEXINA. Non... non, l'histoire est véritable... je vous l'assure... elle s'est passée ce matin... Imaginea-vous qu'un ieune

* Riclof, Alexina. la Comtesse, Ladislas.

iiOini. ;(.-... !ii) ofiieier polonais, vient d'arriver de Varsovie à Saint-Pétersbourg, à marches forcées... devinez pourquoi?

LA comtesse. Une conspiration...

ALEVINA. Non...

rielof. L ne estafette?..

alexina. Du tout... il a fait deux cent cinquante lieues, pour venir ici sur-leliatnp, et sans désemparer, se faire aimer le la comtesse Braniska.

LA COMTESSE. De moi?...

LADISLAS , à part. O ciel !...

alexina. C'est son but, son intention

i nielle et avouée.

LADISLAS. Ce n'est pas possible...

LA COMTESSE. Quelle folie î

ALEXINA. Du tout... il a son bon sens... il raisonne très-bien... il s'est constitue votre amoureux, c'est son seul état, il n'en veut pas d'autre ; et le plus original. .. I qu'il a un plan , au succès duqiu I s'intéresse l'impératrice... et elle vous prie de vouloir la tenir bien au courant...

la comtesse. Quelle mauvaise plaisanterie!..

LADISLAS, à paît. Elle ne e taira pas!

ALEXITY , riant. Et ce pian... le voici!

LADISLAS , roulant funptchcc de parler.

Ma cousine! . .

alkxina. Soyez tranquille... je vais vous le dire... il a le dessein... et cette fois vous rirez comme moi... il a le d< ssein de seianr recevoir secrétaire... ali ! ali!...

l\ comtesse , regardant Ltidùtas. O ciel!...

LADISLAS C'est fait de moi !

l\ comtesse , vivement. Secrétaire du prince Potemkiu?

alexixa. Justement! von. connaisses donc l'histoire '

la comtesse, regardant Ltuli h* <>ui ..

quelque uAvraisemblable qu'elle parais je commence à y ajouter loi... si j\>n i : -; dii moins le trouble et la confusion du i ouil;!.

f aDislas. Madame !..

la COMTESSE. 11 suffit, monsieur , vous étonnei éz pas m j i tire la - que j( • donnée ; vou ne

' i i compter. .

; \!'ïs!.\s. Daignez i i moiu s in c< »u- •

LA <<>•■' l SS1 Cest iiiutil généreuse en bornant là ma \<

-vous . mon iii mi..

don ne de he plus reparaître devant moi LADISLliÉ. J'obéis !...'-/

niant. Ali ! m i < ou une , <p: 0lM

Lut i.i ?, . j'en mourrai

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