RIELOF, LA COMTESSE, LADISLAS, ALEX1NA
ALEXIW , entrant en riant. Ali ! ah ! ah ï j'en rirai long-tems.
ladislas. C'est ma cousine.
la comtesse. * Eh I mon Dieu! baronne, qu'avez-vous donc?
ALEXINA , riant plus Jort. Ah ! ah ! l'histoire la plus originale... ah ! ah!... et je vous demande pardon si votre présence me cause un nouvel accès .. ah! ah!., c'est que vous y êtes pour quelque chose.
LA comtesse. Moi !
alexiw. C'est-à-dire pour beaucoup !..
vous êtes l'héroïne !
l\oislas Alors, dites-nous vite.
ALEXINA. Laissez-moi respirer un peu...
Je sors desappartemens de l'impératrice... il n'v avait que des dames, et Sa Majesté, qui était d'une humeur charmante , s\ si prise à nous raconter une aventure qu'on venait de lui apprendre ; mais elle n'a jamais voulu nous dire de qui elle la tenait.
LA comtesse. Pour de bonnes -raisons , peut-être !
ALEXINA. Non... non, l'histoire est véritable... je vous l'assure... elle s'est passée ce matin... Imaginea-vous qu'un ieune
* Riclof, Alexina. la Comtesse, Ladislas.
iiOini. ;(.-... !ii) ofiieier polonais, vient d'arriver de Varsovie à Saint-Pétersbourg, à marches forcées... devinez pourquoi?
LA comtesse. Une conspiration...
ALEVINA. Non...
rielof. L ne estafette?..
alexina. Du tout... il a fait deux cent cinquante lieues, pour venir ici sur-leliatnp, et sans désemparer, se faire aimer le la comtesse Braniska.
LA COMTESSE. De moi?...
LADISLAS , à part. O ciel !...
alexina. C'est son but, son intention
i nielle et avouée.
LADISLAS. Ce n'est pas possible...
LA COMTESSE. Quelle folie î
ALEXINA. Du tout... il a son bon sens... il raisonne très-bien... il s'est constitue votre amoureux, c'est son seul état, il n'en veut pas d'autre ; et le plus original. .. I qu'il a un plan , au succès duqiu I s'intéresse l'impératrice... et elle vous prie de vouloir la tenir bien au courant...
la comtesse. Quelle mauvaise plaisanterie!..
LADISLAS, à paît. Elle ne e taira pas!
ALEXITY , riant. Et ce pian... le voici!
LADISLAS , roulant funptchcc de parler.
Ma cousine! . .
alkxina. Soyez tranquille... je vais vous le dire... il a le dessein... et cette fois vous rirez comme moi... il a le d< ssein de seianr recevoir secrétaire... ali ! ali!...
l\ comtesse , regardant Ltidùtas. O ciel!...
LADISLAS C'est fait de moi !
l\ comtesse , vivement. Secrétaire du prince Potemkiu?
alexixa. Justement! von. connaisses donc l'histoire '
la comtesse, regardant Ltuli h* <>ui ..
quelque uAvraisemblable qu'elle parais je commence à y ajouter loi... si j\>n i : -; dii moins le trouble et la confusion du i ouil;!.
f aDislas. Madame !..
la COMTESSE. 11 suffit, monsieur , vous étonnei éz pas m j i tire la - que j( • donnée ; vou ne
' i i compter. .
; \!'ïs!.\s. Daignez i i moiu s in c< »u- •
LA <<>•■' l SS1 Cest iiiutil généreuse en bornant là ma \<
-vous . mon iii mi..
don ne de he plus reparaître devant moi LADISLliÉ. J'obéis !...'-/
niant. Ali ! m i < ou une , <p: 0lM
Lut i.i ?, . j'en mourrai