SCÈNE IV
RIELOF, ALEXINA, LADISLAS.
ALEVINA, à liielof. Venez donc, monsieur , venez vite...
RIELOF. Eh ! mon Dieu !.,. quelle émotion !...
alevina. Ce n'est pas sans motif... A olçi d'abord Ladislas, notre parent, notre ami... qu'il faut sauver...
RIELOF, Moi?...
alevina. Vous-même!... et vous n'hé-
literez pas quand vous saurez ce qui est arrivé aujourd'hui.
LADISLAS , s' approchant ri lui faisant signe de se taire. I pensez-vous?
alevina. Et s'il faut ici vous 1 apprendre...
(Elle parle lias à lofcillc UC tllClof.
LADISLAS , stuprfiil. Comment ! elle va lui dire...
RIE LOI' , ttOCC joie. Est-il possible,?..! c'est bien difFèVent !... ( Ol.iut son rh ipeau avec resjiat. ) Mon cher cbttStn..'.
alevina. Silence donc... c*est un mystère pour tout le monde, même pour lui...
RIELOF. J'entends... ( Lie gardant Ladislas.) Mais je puis toujours lui oii'rir mes services...
LADISLAS, avec impatience. Eh! monsieur !...
alevina. Vous pouvez les accepter... il ne S agit que de sortir de ce palais... ( A liielof.) Avez-vous votre voiture... vos gens?...
rielof. Un mou0ik en bas, sous le \ tabule...
ALEVINA. Que Ladislas prenne sa toqmet sa casaque ; qu'il vous suive up(jli«»cu»t ment... qu il traverse avec vous la cour du palais.., Et une fois qu il en aura fimuhi le seuil, je me charge de le soustraire à la colère de Potemkin.
LADISLAS , passant entre îiie/of et At'r i /na , a liielof. Et pourquoi, maintenant?
RIELOF. Chut !
LADISLAS, à Alrxina. A quoi bon
ALEVIN V. Chut!
LADISLAS. Depuis hier je n'entends que ce mot-là.
(Il remonte le théâtre.)
ALEVINA, se rapprochant de Rielof. Je cours chez l'impératrice... (Bas.) A'ous, pas un mot avec lui... Le succès en dépend.
RIELOF. Je serai muet...
Air de la Jota . iro^orusa.
ENSEMBLE
Rtr.i.or et klàxtfti.
Ah ! pour nous quel honlicui !
Sa future grandeur Ajoute à la splendeur Dont la famille Btfllc.
S'il devient favori, Nous le Minimes aussi ; Nous montons aujourd'hui Avec lui.