SCENE Vil
RIELOF, LADISLAS.
L\DISL\S,« part , pendant que Rielof reconduit Alevina. C'est trop fort... On n'a jamais vu charger un mari de sauver un rival ! . . . Quelque avancée que soit, en Russie , la civilisation, je ne croyais pas que cela al lit jusque-là.
RIELOF , r, menant auprès de Ladisias. Eli *. bien! mon jeune ami , partons-nous?
LADISLAS, se remettant dans le fauteuil. i\ia foi , non !
rielof. L'heure s'écoule; et si Potemkin s'empare (lovons... S'il vous envoie eu Sibérie avant seulement que vous a\t ■/. pu réclamer. . . c'en est l'ait de vons... de ▼Otre fortune... vous ne serve/, plus à rien à votre famille... qui , au contraire... se trouve compromise et désolée...
ladislas, avec impatience. Désolée'...
vous êtes trop bon !
RIELOF. Non, mon cher cousin, j'ai promis à ma femme de vous sauver, et vous serez sauvé...
I. \dislas , sa levant Eli bien ! non !... je ne consentirai pas à l'être par vous**. parce que, si cela ne vous l'ait rien , moi, «tla me fait quelque chose... il y a tu moi un fond de prohil '• , absurde peutêtre , mais qui me défend d'accepter vos services...
RIEI.OF. Et pourquoi donc?
LADisi.xs. VottS me le demandez...
aprèfl l'aveil que vous a fait ma cousine... puisqu'elle vous a tout confié , tout raconté.%-,
RIELOF. Certainement!.. ellemedit tout..
LADISLAS, avec impatience. Eh bien!
alors... Et quoiqu'il n'y ait rien qui puisse vous aluni, r... cette entrevue... ce rendez-vous avec elle...
nui or. Avec elle?... Mais du tout...
vous ries (buis |'< n t nr... ( )sei soupçonner ma femme !. . . Malte-là ! jeune homme. . .
LUHSI \S, sieement. Et qui d< ftC alors.'
Riri.OF. Qui donc.'... (/est juStd.t. vous l'ignore/. , et je ne puis VOUS le dire... Cela m'est défendu... Mais ce n'est pas M"1 de Rielof... (cite chère Alexina qui m'aime... en qui j'.éi confiance , et que je n'ai pas quittée un seul in riant.
LadislAs. En eti s-vou
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Alors qu'cjle est de toute paît Gaidtc et par l'iionn :r.r et par Un piquet de cavaleiic.
LADISLAS , avec joie. T'est donc bien vrai!... ce n'est pas elle!... Ah! mon cher ami, que je von> remercie... Que j« VOtts embrasse !... parce que , voyez- von -. j'en suis enchanté...
rielof. Moi aussi ..
L\DISI.\S. Gela lue rend toutes mes anciennes idées... mes idées de bonheur. .
Et maintenant je comprends... je devine...
RIELOF, rianU Vous devinez?.. Vous y êtes donc enfui ?
LADISLAS. Certainement... on s'est méfié de moi... de ma discrétion;.*, et l'on aj voulu avec art détourner .sur une autre du» soupçons qui maintenant sont une c< tude , car je suis comme vous, je sais qu
RIELOF, vivement. Silence I alors... N'oubliez pas que je n'ai rien dit... que je n'ai trahi aucun secret... Et maintciiaiu hésitez-vous encore à partir?
LADISLAS , vivement. i\on, vraiment!..
je conçois enfin pourquoi Potenikin M'en veut... pourquoi cet ordre de m'arrèter. . . de m'envoyer ehvSiberie. \A part.ïll voulait punir ce rendez-vous avec sa nièce.. . et la comtesse!.. Ah! je lui écrirai., liant.) Partons , mon cousin... Je vais prendre le manteau et la toque de Votre domestiqu» . et je sors avec vous de ce palais.., < h bien ! venez vous? que je suishem\ u\ ! c'est elle
Il I ii !<• piciuirr par le tood.)
rielof. Ce n'est pas Bans peine..* ci je
crois qu'il était teins... remontant le thèa ire et êf apprêtant ù sortir. ) () ciel!.. < fait de nous!., c'est Potenikin !. . h dont <u .-r rtnnnrmc/if.) Eh ! mais... Eadislas lui saute au cou... il lui parle... il l'embrasse encore ; et tous dvwx SC séparent les meilleurs amis du monde... qu 'c.st-i a que cela veut dire '
sckm: vin.
POTEM Kl .N , paraissant il la porte du fond tfoec dru v officiers ; \\ 1 i.b( )l . sur le devant du thèa! i
POTEMRMN, au pn microjfieirr. En.nai i nous de ce jeûne homme qire je Viens »h quitter... vous le trouverez .s<-u-. le v< itibule . 1 1 i (tu de la livi i e de VI. le baron
RIELOF. Moi ! mon ir.». qui .i pi
vous d'u
l'OT'.'iMv Ladisias lu. tneme qui m'a confié ses pi I l appui géné-
oi ' II t dont perdu l^
LE MACAS1N THEATRAL
potemkin , h Rielof. Tout-à-l'heure, nous compterons ensemble , monsieur , et je m'acquitterai envers vous et envers votre femme.
IUELOF. C'est fait de nous !
POTEMKIN , au deuxième officier. Quant à vous, monsieur, je vous charge de conduire Ladislas Radzinski dans la chapelle de ce palais... vous ferez venir un prêtre, et dans un quart d'heure...
Les Pkécédlns , LA COMTESSE , sortant de la porte à droite.
LA COMTESSE , qui a entendu les derniers mots. Ociel !..
potemkin , à fofficit r. Vous m'avez entendu... partez !
(1/oiïicier sort.)
LA COMTESSE, à Pct.tnLin. Qui donc, monsieur, venez - vous ainsi de condamner ?
niEEOF. Ce pauvre Ladislas. . . mon cousin.
L\ COMTESSE , poussant un ni. Ah!
ce n'est pas possible... il n'est pas coupable.
potemkin. Qu'en savez-vous?
LA COMTESSE, joignant les mains. Je vous jure , monsieur.. .
potemkin. De quoi vous mêlez- vous?.*
qui vous amène? que me vouliez-
vous?
LA COMTESSE , troithlte. Ce que je voulais... ( Regardant un papier qu'elle a à la
ceintwe.) Ah î cette lettre pour vous
cette lettre de l'impératrice.., que M"" de Ilielof vient d'envoyer par ni) aide -decamp.
potemki\ , avec colère. Madame de Rielof !...
IUELOF. Ma femme ?
POTEMKIN, prenant la lettre avec fureur f la décacheté et la percourt aoec agitation. Malédiction!... Voilà ce que je craignais.
Ain du Vils du Prince.
EFSEMDI.E
Li COMTI'.SSK.
Grand Dieu! que prt*S.1ge
Ce nouveau message ?
Pourquoi cette rage
Et oetlc fin-car?
roi RXKIV.
Oui, tout me présaga Un nouvel outrage, Ce fatal message Doultle ma fureur.
niF.i.oP.
Ali! quel doux pnfange!
Gel hem aux mdwagv Est un nouveau gage De notre grati(Ieui<
POTEMKIN
Que l'on suspende h l'instant même L'arrêt que j'avais prononce.
JUELOF.
Ma femme, avec un art extrême, A manœuvre.
Mon cousin est place; Nous remportons, il est place.
REPRISE DE L'ENSEMBLE