‹ Pièces de théâtreChapitre 364 sur 1241 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

ÀMÉDÉEM- MEUNIER, ÉLISA.

(Au lever du rideau, Mmc Meunier est assise, Irirntanl istflS vo\t ><mi ouvragé, le rrg.vd fixe et le tourire sur les lèvres. /Vrnédce, assis à sa droite , fait son portrait au çreyo.Q. EWm, assise

.« ime t. tlile , ;i g ni ! i ( >[>icr de la

musique. )

\mi m i . Votl i un nez dont je ne buis

ontent , il luit le refaire . . .

m"" mi.i \nrt. Mon nez!., mais vous

* Les acteu s sont | 1 1 le ilechaq

tomme ilsdoivent I être iui le ih ili Le premier

it tient loiijour) en si èn< I i leur, .un i lie uîle. I \ j ..,

!e courant >!

I ges,

cour.i ,.- '

n'en finirez donc pas, monsieur Amédée?. . voilà trois heures que vous le tenez...

iiisv. Allons , grand'mèrej un peu de ça avance.. .

amloi.e. Encore deux ou trois séanù > . . .

M" Mit Mf.it. Deux ou trois... si vous

croyei que c'est amusant d'être toujours le nez en L'air et La bouche entr'ouverte,

à vous regarder sans rien dire. .. en riant !..

al»!., m ce n'était pas à oauae d 3 nus petite enfan i ! . ..

A m : 1 i ! lit tout le village.

Y - » portrait l>im fîde!r ,

M l ! ■ • i i i m . ,' ,i .un Iqu' i ide im«'\rïle ,

lin i i iodI \cnus.

ANNEE

LE MAGASIM IHEAi'KAL.

VMàben d'sanné's que le tems me fait trêve , Un beau matin , il pourrait se fâcher... Si vous voulez que le tableau l'achève , Pauvres enfans, il faut vous dépêcher.

élis a. Grand'mère. . . et votre sourire. . Mœe meunier. C'est juste...

(Elle se remet à sourire en regardant Amédée.)

ÉLISA. Voyez-vous, grand'mère, il faut profiter du voisinage de M. Amédée, qui est venu demeurer dans notre maison.

Mw0 MEUNIER. Le fait est que c'est heureux...

AMÉDÉE, regardant Elisa. Oh! oui...

bien heureux!...

M'1" MEUNIEB. C'est un si bon jeune homme , monsieur Amédée... un si aimable voisin...

amédée , saluant. Madame.

!\i"'c meunier. Et si rangé.... il n'est jamais chez lui!., toujours dehors à travailler... on ne le voit presque plus de la journée...

élis \. C'est vrai...

AMÉDÉE , d'un air suppliant à Elisa. Ah ! {Haut.) Que voulez-vous... j'ai mon atelier... je travaille en ce moment aux dérors de l'Ambigu...

Mme meunier.. Ah! quelle différence, avec mon petit-fils Joseph! .. tâchez donc, monsieur Amédée, vous qui êtes de si bon •miseil... de le tarabuster un peu... il me «lesole , voyez-vous, cet enfant-là!., un paresseux... un flâneur... enfin comme dit M. Bizot... un vrai gamin...

amédée. Oh! M. Bizot... le grand sec...

elisa. Il ne faut pas l'écouter, grand'mère... il en veut à Joseph... qui lui fait toujours des niches.

AMÉDÉE, riant. Ah!., ah!., ah!..

Mm0 meunier. Mon Dieu ! . . vous riez!., mais à son âge , il devrait travailler... et pas du tout... il n'aime qu'à jouer, à courir les rues. . toujours battant ou battit.. j'ai peur qu'il ne se trouve dans une bagarre... dans une émeute, quoi!.. (S'atten- (I tissant.) Il arrivera quelque malheur... ('est pénible voyez-vous. .. quand on est d'une famille...

ÉLIS A. Grand'mère!... et votre sourire !..

Mmc MEUNIER, souriant. C'est juste!...

amédle. D'ailleurs... c'est un enfant...

loueur. léger... mais le coMir e^t bon... le caractère excellent... il m'amuse... et savez-vous qu'il a de l'intelligence...

ÉLIS Ai Certainement... c'est ce que le prote de son imprimerie nous disait \ «Joli seph serait bien vile le premier de nos 011- » vrier;...s'd voulait se mettre au travail. >-

Mme MEUNIER. !>Iais il ne veut pas...; et pourtant, il a un si bon exemple sous les yeux... sa sœur... mon Elisa... qui n'est jamais à rien faire... toujours à coudre... à broder...

amédée , se levant. C'est un ange!...

Mm* MEUNIER. Dam!., c'est bien élevé, c'est sage... une conduite exemplaire, ça fait l'admiration du quartier.

(Elisa, qui est devenue rêveuse, laisse tomber une

feuille de musique qu'elle tenait à la main.)

AMÉDÉE , allant vivement auprès aV Elisa. Mademoiselle... (// ramasse la feuille de musique, et la rendant à Elisa , lui dit tout bas.) Oh !.. je t'en prie...

Mme meunier. Au lieu que Joseph...

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