SCENE II I
Lrs Mi.mfs, JOSEPH.
(Il .irrive en rour.int... on l>l<>n«p , <,-in<! r.vrmpttfl tl tout mouille.
JOSEPH, «vclitldnt. On... on... f;on. . . on... bon... une blouse, grand 'mère .. ,
une blouse... a\<e le deSSOUS... je grelotte...
i I is\. Ah !.. mon Dieu...
M" m \ir.it. Comme le voilà fait...
M. BIZOT. Mein .'. .. <]ii, I et.it...
josi.ni. allant à M. Bizot. Papa bizot, roulez-vous battre la semelle... bon, bon,
bon. . .
\M>... Où diable a-t-il passé?...
■usa. Maïs tu vas attraper un rhume...
Li. MAGASIN l'UEA'! «AU
jose?» *. Ce iicdI rien.,. Lisi, ai n c>t rien... une blou... blou... blouse..
M™ meunier. Mais d'où sors tu, malheureux enlaut, d'où sors-tu?..
JOSEPH. Du canal Saint-Martin , grand' mère... l'eau y est tiède tout juste...
rous. Du canal Saint-Martin?
M. BIZOT. Il se sera disputé, on l'aura jeté à l'eau.
JOSE PII. C'est ce qui vous trompe, père jacasse .. je m'y suis jeté moi-même...
amédée. Dans quelque bagarre.
(li lire de s^ poche <spn mouchoir mouille, et l'eau saule à la figure de M. Bizot.J
M. bizot. 01 1 !.. la... la ..
JOSEPH. Ali! c'est vous, monsieur Mé-
dee. ..
Mme WeÇNIEE. Mais enfin , comment ça s'est-il fait?..
joseph. Mais, grand'mère, c'est rien du tout, j'vous dis... Pardine!.. s'il fallait y regarder de si près... Supposez que l'ai reçu une averse, n'est-ce pas... c'est absolument la même chose... et donnezmoi mon autre blouse.. . la bleue... avec ma chemise de dimanche, mes bas idem... le pantalon de même , avec un mouchoir conforme.
AMÉDÉE, à part. Diable de gamin.
M"ie meunier. Vite, Elisa, vite... donne ce qu'il faut... {Elisa va à la commode et Y prend ce qui est nécessaire à Joseph. ) Mais parlez, monsieur, je veux savoir la vérité. . .
M. BIZOT. Oui... répondez à Mmc Meunier... dites-lui...
joseph. Et si je ne veux pas le dire devant vous, moi!., est-ce que vous êtes ma grand'nière?.. est-ce que ça vous regarde?... (A Amédée.) Je dois avoir le nez rouge , hein?
amédée. Mais d'abord ôtez donc cette blouse qui doit être glacée...
JOSEPH, pendant qu'on lui été sa blouse. Monsieur Alédée, il parait que vous n'êtes pas fier tous les jours comme hier... vous faites bien...
AMÉDÉE. Moi...
ELISA, venant vivement. Monsieur Amédée...
Mme MEUNIER , fouillant dans la poche de Joseph. Qu'est-ce qu'il a donc dans ses poches?.. Ali! mon Dieu!...
( Elle en relire une toupie.) M. BIZOT. Une toupie...
joseph. Un sabot, père Bizot, donnez, ça me connaît. ..
ÉLlSA^d Joseph, m lui donnant un blouse,
* M. lVi7.>t, M""! Meunier, Joseph, Elisa, Amcdce.
iiiic chemise et un pantalon. Tiens... va vite changer... va vite.
M:i:c MCI NIER , tirant un sou. Et un grot, sou...
M. BIZOT, le regardant. Juste!., je le reconnais... celui de nies jambes... je vous demande un peu quand on a reçu ça...
amédée. Miséricorde... un sou, monstre...
joseph. Oh!., oh!., c'est ma pièce à taper!., j'y vas, grand'mère. {A Elisa). Je te dirai tout à toi... ( A Amédée.) Parce qu'il est en tilbury , il ne salue pas ses connaissances... oli ! oh! les faquins... on Ion Ion... j'y vas!
(Il s'en va en sautant et entre dans la chamlirc a
gauche.)
OQQûOQQOQQQQiJOQ JQO i^OOPOO OOOOOOUOOQOOPOOQOQQi
SCEiNE IY.