EUS A, AMÉDÉE
ELISA. Monsieur Amédée...
AMÉDÉE Elisa... quel trouble !... quels regards Qu'avez-vous ?
ÉLISA. Ce que j'ai?... Ne le devinezvous pas? Ah ! monsieur Amédée , si vous
m'aviez trompée ce serait affreux ,
voyez-vous?...
AMÉDÉE. Allons quelles idées vous
avez encore... laissons cela.... de grâce
ÉLISA . Non!.., non!... non!. . il faut vous expliquer... Vous n'êtes pas ce que vous nous disiez.... un pauvre artiste....
AMÉDÉE. Si fait...
ÉLIS\. Non... ce n'est pas vrai... vous m'avez trompée vous me trompez encore... Ce tilbury dans lequel mon frère
vous a rencontre annonce une fortune
que vous nous cache! ..
amédée. Comment , Joseph m'a ren-
contre
Où donc ?
EflS\. Ah !.. vous voyez bien. .. Et celle croix (pie vous portiez tout-àTlicure.... Ct
* Joseph E\isa, AmeMec.
THEATKAL.
ce crédit que vous av< z eu dele faire mettre en liberté.
AMÉDÉE, enihurrassè. Puisque vous le savez, je ne le nierai pas... Votre frère était arrêté pour une faute légère... moins que rien... Je passais.... et à ma demande, à ma prière, on l'a mis en liberté sur-lechamp. Je n ai pas même eu besoin de me nommer.
ÉLISA. De vous nommer!... Avoue-moi donc enfin que tu m'as trompée... Dis... je te pardonnerai... Mais , dis-le-moi.
ami dé k. Eli bien ! oui... pu isqu 'aussi bien il n'y a plus moyeu de te le cacher... oui , je t ai trompée !...
elisa. Ah ! mon Dieu !
amédée. Parce que je t'aimais parce
je voulais ton amour!... Mais., si sage, si timide.... tout ce qui pouvait séduire une autre n'aurait fait que l'éloigner de moi... Je suis devenu un artiste sans crédit, sans fortune, sans famille... J'ai échangé mon appartement contre une mansarde...
ÉLISA. Monsieur!... monsieur.... Mais qu'etes-vous donc?
amédée. Ton ami... ton amant ... Je
l'aime tu le sais bien je
n'aime que toi... et tes larmes., je voudrais les racheter au prix de ma vie en tière...
ÉLISA. Eh bien! alors, venez nouvel ma grand'mère... dites-lui que vous m'aimez... Elle sait que je vous aime... et si vous ne m'avez pas trompée... demandezlui ma main. . Tenez vos promesses.,, toutes vos promesses !... A eues !...
amédée. Elisa !... calmez- vous... écoulez-moi...
ÉLISA. Vous refusez... Vous ne vouliez donc que me séduire..» me perdre...
AMÉDÉE. Je ne suis pas libre non plus... J'ai un père dont la sévérité.*,
Élisa. Une famille! .. et vous disiez...
amédée Grâce !...
ÉLISA. Ah ! malheureuse !...
(Klle tombe assise et pleure. )
AMÉDÉE. Oui , une famille qui pourrait exiger pour moi un sort plus brillant peutêtre... Mais, plus tard... (Mouvement d'E- Usa.) Rassure-toi... tout ce qui doit le rendre la COnfiancej le bonheur... c'est mon amour, qui jamais n'a été plus tendre !... Et qu'as-tu besoin de sermens nouveaux... d'engagemens plus sacrés que ceux que ton amour ;i sanctifiés pour moi?.. Ne p< ■ux-iu m 'aimer tel que tu me connais . . tel que je suis... en secret , toujours... Laisse-moi l'assurer un BOrt digne de toi... tt faire] partager une fortune...
LE G\ !l> L'h. PARIS
tLiSA, se levant vivement. Ali ! monsieur...
(Mlle | assc à gaw h •• •
amédée. Pardon!., ne repousse pas mes vœux. .. tu es nia femme ; et. . .