SCÈNE VIII
LE GÉNÉB M . M - m: MORIN.
ii in; morin. l'Ii bien ! ce garçon-|â I I Inll :...
n i.i m n \i ( Kl \ a i-il maintenant , tans me lai i du nom , sa aeiueun
M"" ni: moi. i\. Ils sont li< i • . ces pei , tu» i d« i bienfaits , de 1 pi !
* I <- |.li, lr gr'iu:i..l , M"-' .« M«>iiu.
LE M..GVSIS THEATRAL..
LE GÉNÉRAL. £t c'est bien à lui... Nous croyez que tout est fini quand vous avez dit : voilà de l'or ! Eh morbleu I madame, l'or ne paie pas tout; e'est la façon de donner qui fait le bienfait... et quand on a de l'aine comme ce garçon-là... En vérité , cet enfant m'a tout bouleversé. Avezvous vu ce sang-froid, ce courage >...
M,m de MOUiN. Je n'ai vu qu'un ouviier fort mal appris, je vous assure.
LE GÉNÉRAL. Qui vous a donné une bonne leçon , et vous la méritiez.
M,,,c de MORIN. C'est cela, prenez son parti... Je suis étonnée que vous ne donniez pas sa sœur pour femme à votre (ils, pendant que vous êtes dans un de vos accès .. de... populassrric !
LE GÉNÉRAL. Eli ! vous saviez bien que je ne le ferais pas, que je n'irais pas me punir des fautes de votre neveu!
M""' DB MORIN. C'est heureux...
legénéivvl. Vous me croyez donc aussi extravagant que vous! Mais, voye/.-vous, mon (ils ne vaut pas ce garçon-là. ..
m '•• de MORIN . Laissez-moi donc tranquille !
le général. Non, non, il ne le vaut
v. " m: morin. A votre avis.... parce que tour vous , le peuple...
LÉ général. Eh! le peuple, le peuple!., qu'est-ce que je suis donc?., d'où suis-je donc sorti ?.. et votre mari?..
M"10 DE morin. Général...
LE GÉNÉRAL. Ebloui... votre mari...
nous étions, comme celui-là, des enfans de Paris, non pas des imprimeurs, mais deux fils de charron, mais comme celui-là aussi, nous avions du cœur... nous voulions faire notre chemin... et nous serions peut-être restés en route... sans l'empereur !.. qui s'est trouvé là... qui nous a emportés d;ms son tourbillon... La chance était tout... celui-là était tué, l'autre devenait duc, maréchal que sais-je ?. . c'est comme ça que votre mari a été fait baron et 1110.1 comte de l'empire... voilà notre noblesse , madame... nobles nouveaux.!., ce qui ne nous empêche pas quelquefois d'être fiera comme les anciens... dont nous nous moquons... et d'oublier comme eux que nous sommes sortis... du peuple, voyez-vous1.. eh! mon Dieu ! moi le premier... Qttand je me vois avec mon grand cordon... mes ordres et mon habit brodé, assis à la chambre, à enté de quelques vieux noms, et que l'on donne du monsieur le comte à ma vanité*... je me surprends quelquefois à être aussi ridicule que vous... lorsque vous ajoutez un de à votre nom de Morin.
et que vous allez vous pavaner dans le salon de quelque famille princière ou dan» un cercle de la cour... vous , la fille du bonhomme \ acherot... un marchand de laine d'Arpajon , qui ne vous avait, ma foi, pas créée et mise au monde pour être une duchesse...
Mn,e DE Moiiiv Général!... général...
rappelez-vous que mon mari...
le général. Votre mari... était du peuple...
M"° de MORIN. Ce n'est pas vrai !..
AtR de Tenter s.
Oui, du peuple, comme moi-même.