‹ Pièces de théâtreChapitre 405 sur 1241 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

MAURICE , LANDOUGUÉ.

MAURICE, le regardant.

Ah ça, mais tu n'as rien, toi?

LANDOUGUÉ.

Je l'espère bien, saperlottc!

Maurice, le repoussant.

Pourquoi me tends-tu le bras, imbécile?

LANDOU

C'est vous qui l'avez pris.

mai mer, bruiquêment.

Moil tu me ferais croire... après ça., .c'est possible'.l'habitude. Eh bien ! qu'est-ce que tu meveui ! lam'oi ai i':, se grattant f oreille.

Vous parler d'une chose que je remets depuis dciu rnoi>. Vous disiez toiit-a-l'lieui'e que la maman Gloussait] en et ni ., ion cinquième... je voudrais luen être a mon premier et que VOU • i le parraio, monsieur Maurl

M\l III'

Tu veui te marier f Bh bien: qu'est-ce que ya me i.nt .' est-ce que ceis me r

lui montrant M i \i pn nd fond, dam Car m Mais dame... nu <iue l'objet eu question...

MAI Kl < H.iii ! c'est M, il

i MTDOI • Juste.

MAI Itli I •

Tu n'as pas mauvais sjoùl '. Mail pourquoi I IBM*

tu me due <

LANDOUGUÉ.

Je sais bien ; mais si c'était un effet de votre part de lui dérouler les avantages... je ne pourrais pas... soi-même...

Par exemple! est-ce que je me mêle...? Va le promener, je ne lui en parlerai pas. {A Marie, qui repasse avec sa tasse à la main.) Dis donc, Marie, est-ce que tu aurais envie de te marier ? marie, étonnée.

Moi, monsieur Maurice?... Ahben! je n'y ai jamais pensé.

Klle pose la tasse vide sur la table.

MAURICE

C'est qu'il paraît que Landougué y pense pour

vous deux.

i wdougué, bas.

C'est eau

MARIE

M. Landougué ?

i.an ooi clé, bas.

Les qualités maintenant, ferme!

MAURICE

Et si tu ne le trouvais pas trop simple ni trop laid...

LAND01 GUÉ, bas.

Qu'est-ce qu'il dit donc?

MAURICE, à Landougué.

J'arrange ça...

marie, riant.

Moi, votre femme, monsieur Landougué ! Sérieusement?

MAURICE

Il ne faut pas rire, ma bonne! après tout, une jeune fille doit se marier... et, si tu le préférais? c'est un brave garçon qui nous est attaché... s'il n'avait pas la mauvaise habitude de boire quelquefois...

LARD01 G Oh ! du petit blanc, c'est léger ! et pas souvent encore !

mauricf, à Max ont

Oh! pas souvent. Enfin V0J008... l'aimes-tu? ■abii, natvt ment*

Est-ce que je sais !

mai nu i .

Je ne peux pas le savoir pour toi. l'n aimes-tu un autre?

M VUIE.

Ah! dame! je vous aime bien d'abord, vous, monsieur Maurice.

MAURICE

Je n'en doute pif, mon entant; mais je ne mis pas a marier, niui... Je VCJUI dire Si lu as un autre

aiBOureui '

MAI

Je ne émis pas.

i wix.i <.i i . li | M >•' m i) DieUl '• main/elle...

mai un i . / | mutant. Tais-toi donc I B . in oc te Bgm mme

tu as l'air bêta quand tu bis du sentiment! (A

■i.) Mon Dieu, est-ce enaa nous avons tous été

■nme ça? (liant a M H Enfin, il DO te tléplalt

pa> .'

MAGASIN THEATRAL

MARIE

Je De me le suis jamais demandé ! mais si vous pensez qu'il faut me marier, monsieur Maurice?... comme vous dites, c'est un bon garçon! Quelquefois je suis triste, j'ai envie de pleurer, sans savoir pourquoi, et quand il arrive, il m'amuse, il me fait rire.

LANDOUGUÉ.

Vous l'entendez?

MAURICE, souriant.

C'est clair ! allons, c'est une affaire arrangée !

LANDOUGUÉ.

Ma bonne petite femme t

marie, vivement.

Mais je ne quitterai jamais M. Maurice, au moins!... sans cela...

LANDOUGUÉ.

C'est bien comme je l'entends ! nous nous établirons ici, j'y amènerai maman Landougué. Maurice, souriant.

Tu es sans gêne !

LANDOUGUÉ.

Nous vous devons bien ça, monsieur Maurice !

MAURICE

Pour le moins!

LANDOUGUÉ.

Quel bonheur! dès aujourd'hui, je vais demander à Mmc la marquise son consentement.

MAURICE

A quoi bon ? est-ce que c'est ta mère ?

LANDOUGUÉ.

Non; je le voudrais bien, saperlotte !... mais vous savez tout ce qui tient aux droits et à l'honneur delà maison de Villeblanche ! la vieille dame est à cheval... si on ne la consultait pas, elle serait capable de me mettre à la porte ; et comme la place est bonne, je suis esclave démon devoir. (On entend le cor dans le lointain.) Dieux! la bête est lancée et je n'y suis pas! (Appelant ses chiens et reprenant son fusil.) Museau noir! Bccde-lièvre I

Aie de Sarah.

Adieu, le cor résonne au bois, Et de nos chiens j'entends la voix.

L'amour m'enflamme, et j1 crois tju1 dans ncu Le marcassin va voir beau jeu.

ENSEMBLE

MAUMCE et MARIE.

Le cor re'sonnc, allons, adieu,

Mais surtout \ ce beau feu,

t calmez )

Et J in } pas dans le ballier j n allez > r

Prendre^ j chiens pour le gibier.

LANDOUGUÉ.

Le cor résonne, allons, adieu, Et je sens, à ce nouveau feu, Que je vais être sans quartier Pour mes chiens et pour le gibité.

( Remontant pour partir. ) Dites donc, monsieur Maurice, si vous rencontrez le maire par hasard", pourles publications...

MAuuicE, brusquement.

C'est ça! il faudra que j'épouse aussi pour toi, n'est-ce pas? Va-t'en au diable!

LANimi r.iK.

Je m'en rapporte à vous!

Il "il en courant.

MAURICE, à lui-même.

H s'imagine que je n'ai que ses amours en tête! le maire ! le maire !... Au fait, c'estsur mon chemin, et je pourrais bien en revenant... (A Marie, qui regarde au fond.) Allons. Marie, mon déjeuner... Eh bien ! qu'est-ce que tu regardes là ? marie, au fond.

La calèche du château qui vient ici... Oui, c'est M. le baron de la Brianne, l'oncle de M. Ferdinand, celui qui dit toujours qu'il a une santé si déplorable! et sa femme, la jeune baronne!

MAURICE

Que le ciel les confonde ! Qu'est-ce qu'ils me veulent? Mon Dieu, que c'est terrible ces gens qui n'ont rien à faire et qui sont toujours sur les épaules des autres !

MARIE

Les voici!

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