SCENE II
Les Mêmes, MARIE, puis MAURICE.
MARIE, accourant tout essoufflée.
Voilà M. Maurice!... j'ai couru le chercher moi-môme à la maison neuve... [AParcevomt la marquise.) Ah! pardon... madame la marquise.
LA HABQUISI
Quelle est cette petite ?
. LA I5AKONNK.
C'est Marie... de chez le docteur!... excellente fille!... Voyez comme elle est émue, tremblante!
MARIE
C'est que le valet de chambre de II. le baron m'avait tant effrayée !... Mais ce n'est rien, n'estce pas?... une indisposition... un peu de lièvre?.. M. 1: vnoN, regardant sa mère.
Oui... oui... on aurait tort de s'alarmer. {Bas à Marie.) La vérité est que je ne suis pas tranquille.
■Ain.
Comment?
la marquise, apercevant Maurice.
Ah! docteur!
tous, l'entourant.
Arrivez donc !
MAURICE, entrant.
Eh bien ! eh bien !... qu'est-ce qu'il y a ? des ligures consternée* ! le château sens dessusus... pour une misère, je parie!... [A la Marquise») Car c'est votre habitude! dès qu'il s'agit de ce cher petit-fils...
LA MARQUIS*
Voui avexraisou, docteur; il n'y a pasdedan-
n'est-ce pas ?...
m a nu Quand j<* l'aurai vu, je vous le dirai.
LA M A Kf.il ISE.
D'ailleurs '. avec rotre talent! vous n'avea jamais perdu de malades, m>us!
An. / vis un bonhommt*
A lu Baronne.
approcha bb fauteuil, bu «licrr,
A Mmii I M.»n bon doctow, nettoB-TOVi la.' M,.
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D'AUcaola ou da M ilag i ' •
Maurice l'Ut i:-.- ,/u'ii n'.i besoin </<• rien,
Au I!un>n.
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maurice, à part.
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Secouant la tête.
Diable! diable!... cela doit être Plus grave que je ne pensais !
MAURICE, apercevant Marie *.
Tiens! Marie, te voilà! tu es donc venue plus vite que Cocotte?
MARIE, embarrassée.
On vous attendait avec tant d'impatience!...
MAURICE, à la Marquise.
Elle est si dévouée! Ah ça! mettez-moi un peu au courant! comment cela s'est-il déclaré?
LA MARQUISE
Il faut que vous sachiez, docteur, que nous allions nous mettre à table... Ferdinand n'était pas encore rentré...
LA BARONNE
Mon Dieu, c'est tout simple... j'étais à ma toilette, quand mon mari ma fait appeler...
LA BARONNE
Il y avait long-temps que je soupçonnais que mon neveu couvait quelque grande maladie... m vi [Ries, tranquillement.
Si cela vous était é^al de parler l'un après l'autre.
Je vais vous expliquer... Il y avait long-temps... LA HAUQUISI, vivement.
Taisez-vous donc, mon fils, c'est à moi... Tous saurez, docteur... {Se tournant vers son fils.) Là, baron, vous êtes insupportable... je ne sais plus ce que. ..Ah! si... Commejc vous le disais, docteur, il y a aujourd'hui quinze jours, au moment de nous mettre à table, Ferdinand rentra pèle, abattu; je lui demandai ce qu'il avait... Le pauvre enfuit balbutia quelques mots, et tomba presque évanoui, sur la chaise qu'on venait de lui avancer.