‹ Pièces de théâtreChapitre 438 sur 1241 · TOI · texte numérisé non relu

TOI

Auvray !

Maurice, fi gardant le Barra.

C'est inui. monsieur... [Jfratrraf tdmriê*) Je l'adopte, c'est ma tille.

MARii :.

Quoi!... mon>ieni M.iiirn e !...

u < la MIT! sur Son I MAURICE, regardant toujours le Baron. Oui, ma lille! aussi bien elle devait l'être; on me 1 .1 foltfttwf

• I ! .1 m, L'crJiuand, U Marquuc , Marit , Maurice , lu baron.

LE BARON , à part.

Ah! je respire!...

FERDINAND

Auvray !

LA BARONNE

C'est vous !

LA MARQUISE

Et vous êtes baron ?

MAURICE , g aiment.

De la façon de l'empereur , madame. Je n'y songeais guère, et, comme Gil-Blas, j'avais oublié ce parchemin dans le fond d'un tiroir, croyant que ce n'était bon à rien; mais s'il peut assurer leur bonheur...

LA MARQUISE, à la Baronne.

Ah!... noblesse de l'empire!

LA BARONNE

Elle a bien son mérite.

LE baron, appuyant.

Certainement, la noblesse de la gloire! les prodiges des temps modernes ! J'en fais le plus grand cas.

MAURICE, montrant le parchemin.

Mon Dieu! ça ne demande qu'à vieillir; dans cinq cents ans, vous m'en direz des nouvelles. FERDINAND, à la marquise.

Eh bien, ma mère, vous hésitez encore :

LA MARQUISE, ouvrant ses bras à Marie.

Non, non ! viens, mon enfant... viens, ma fille. marie, courant a ses genoux, avec un cri. Ah! madame!

Ferdinand, baisant les mains de la marquise. Ma bonne mère!

MAURICE

Ce n'est pas sans peine... il a fallu que l'empereur s'en mêlât!

LE baron , à part.

Ouf! j'ai eu une peur...

LA baronne, embrassunt aussi Marie *.

Chère petite Marie!

LA marquise, les tenant tous les deux dans ses bras.

Oui, oui, toujours! nous serons heureux!... nous passerons l'hiver ici, pour former un peu son éducation.

LA BARONNE

Je lui apprendrai la musique, le dessin...

LA MARQUISE

Moi, je m'occuperai de sa toilette; et dans six mois, ce sera la plus jolie petite marquise... ( Se

Ferdinand, la Marquise , Marie, la Baronne , Maurice , le Ban pu.

tpurnant vers Ferdinand. ) Cela va mieux, n'est-ce pas, mon ami ?

Ferdinand , avec bonheur.

Oh ! oui, maman !

LA marquise, regardant Marie tendrement.

Eh bien , elle devait être de la famille... vous «liiez vous moquer de moi... mais elle a tout le front des Villeblanche !

le baron, à part.

Parbleu! je le crois bien. ( La regardant de loin, au milieu du groupe formé par la marquise, Ferdinand et la baronne. ) Le fait est qu'elle est charmante! (Bas à Maurice, qui est près de lui.) Je n'y tiens plus , mon ami , il faut que je t'embrasse.

Musique.

MAURICE, bas.

C'est facile! ( Haut. ) Eh bien! Marie, te voilà bien heureuse!... tu n'embrasses pas ton père î MARIE, courant dans ses bras.

Ah! mon bon père! vous ne me quitterez pas!... vous resterez toujours avec moi.

Maurice, la serrant sur son cœur *.

Oui, oui, ma fille! ma fille!... {Bas au Baron, qui a baissé les yeux d'un air confus. ) C'est ma seule vengeance! ( Haut , et retenant Marie. ) Et ta nouvelle famille... ton oncle que voilà. marie, s' approchant du Baron.

Monsieur !

LE baron, l'embrassant.

Chère enfant!

la baronne, de loin , et le menaçant gatment. Eh bien, eh bien ! monsieur...

le baron, s excusant.

C'est ma nièce, ma bonne, c'est ma nièce ! (Marie retourne près de la marquise. A part. ) Au fait, c'était le seul moyen qu'elle portât mon nom... qu'elle fût mon héritière; car je ne crois pas que maintenant... ( Begardant derrière lui. ) Ma femmen'estpas là... (Allant au docteur.) Vous êtes un brave homme, docteur; je suis content de vous!

■Maurice, les yeux au ciel, avec satisfaction. Et toi aussi, Henriette, j'espère!

Marie est à genoux sur un tabouret «levant la Marquise, qui prend plaisir à arranger sa toilette et ses rhoeux ; Ferdinand et 11 Baronne sont groupes debout auprès d'elles; le Baron et Maurice sont de l'autre côté et contemplent ce tableau. La toile tombe **.

* Ferdinand , la Marquise , la Baronne , Marie , Maurice , le Baron.

"* Dans les indications de changement de position , le' prçtriSer acteur inscrit tient la gauche du spectateur , d ainsi de suite.

Dr1!!mTaU«nèalrMSCirirUr b !g?i|S*! Cr,'r ■*?" el ccl,c de t0US le» °^«ges composant le répertoire du Gymnase- Uramatiquc, a M. Hiisser, bibliothécaire et copiste au théâtre.

FIN

PARIS IMPRIMERIE DE *• DONDET-DUPâï ,

rue Saint-Louis, n° 46, au Marais.

MICHEL PERRIiV,

COMÉDIE-VAUDEVILLE EN DEUX ACTES

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