PEINS
Du tout... (Bas, à Bernard.) C'est que c'est la vérité! (Haut.) J'irai demain.
JHKHKSK.
Ce ne sera plus jour d'audience; vottS ne li trouverez pas.
PEBBIH.
Alors ce ne sera plus ma faute ; j'aurai fait humainement tout ce que je pouvais : je lui éci irai...
jiii 1 Aujourd'hui ?
PBSJSSV.
Vraiment, ma bonne TheVèsc, lu es sans pitié! Tu vois ce pauvre Bernard qui tombe d'inanition...
DF.nsAnn.
Oh ! ce n'est pas pour moi , citoyen IVrrin.
n RUTS.
C'est pour toi comme... pour les autres. (A Thérèse.} lu ta crème quï s'en va!...
1 II KHK.sk, courant à la cheminée.
Voilà, voilà, mon oncle!...
S9W MO, I |mrt.
Je vois que le mariage n'est guère plus avant é. ( Il va prendre nue petite table irai eat auprès de lacrai
et l.i place BU milieu du théâtre.) PERRIN, s'assev ml 1 un lioul de la table.
A propos, Bei oard . j'ai rencontré quelqu'un
qui m'a parlé de toi...
Il l'.NAHO, tioulde.
Un jeune homme en eadenetles?
îK.r.r.iN.
Qui est-ce <pii te parle d'un jeune homme en
(■admettes?... Du tout , c'est ton iii.utie menuisier, qui t'a remis, ,1 (c qu'il m'a dit, on journal pour moi.
BBSSARO, le tirant de M poehe.
Ali! C'est |U-te... le journal «les heie- Chai- ;;in au , que \ ou> avifil demande.
Je lirai cela après déjeuner. Mets -le la, sm la t ible. t celle as • —A lui
même. ■ ( '.« tt<- armée de réserve qui file sui I nève oct ape lool Paria . on ne peut pas rMvi m 1 sa destination.
\ 1 u... on l.nt «Us enrôlements , d<
Miis' encore une pom demain, au Carrousel cinq n ; ; 1 1 1 1 1 ut
■jaj,
< : 1 don 1 u 1 un h. .m ( -oup-d o il ! Ali ' il* ' 1 .l.i don m a pi naei aux tntcnl
• mm t mu l.i Ublfl mu m 1 v ii K< ■ lr\ laSM Cl dei * ni I !
MICHEL PERUIS.
Bernard, secouant la tète.
Hum ! il y en a encore , des mécontents ! ! Eh ! tenez, j'ai un ami... (A pan.) Au fait, si je le consultais sans avoir l'air...
PERRIN' , mangeant une croûte.
Eli l)ien ! tu as un ami?...
HERNARD, l'iMMijint à l'autre bout de la table. Qui est si Hèrement embarrassé... un camarade d'Aréole!
PERRIN , ri Thérèse. *
Tn n'as pas oublié la cassonnade, ma bonne? (A Bernard.) Va ton jours, je t'écoute. BEI'.NARl).
Avant d'aller en Italie, il avait brûlé quelques cartouches... là-bas, vous savez bien... cette antre guerre... SI triste .'...(poussant un soupir.) vu (jue l'ennemi parlait français comme nous, et qu'il se battait à faire plaisir à voir! l'Kl'.lilN, soupirant aussi.
( Il coupe des tartines.) Ah ! oui.
BERNARD
Mon camarade, qui était dans les bleus, rencontre un jour les autres... Aux premiers coups il tombe!... il allait être haché; quand l'officier ennemi , un jeune homme, l'aperçoit !
Air : Epoux imprudent.
Près de lui soudain il s'élance, Il le relève, il le défend...
A son courage il dut son exisience.
PERRIN, attendri.
Digne jeune homme !
BERNARD, vivement.
Ah ! pour lui sûrement Chacun de nous en aurait fait autant ! De pareils traits nedoh'nt pas vous surprendre. . F.nlre ennemis nnldes et généreux , Lorsque l'on pari' la inèiii' langue tous deux, Il est si facil' de s'entendre.
PERRIN, enchanté, («est très bien!... Mais je ne vois là rien d embarrassant.
BERNARD
Attende/, donc \ c'est qui- mon ami a rencontré son petit officier... ici, à Paris!
perrin.
Eh bien !
SSRSJARD, l'échauffant Eh bien ! qu'est-ce qu'il V \ienl lanc '
l'EitniN , froidement.
Eh bien ! eSt-Ce que cela le regarde...
BERNARD, l'animant.
Songea donc qu'il était déguisé, ci (pic le parti pour lequel il s'est battu ferait croire naturellement...
PERRIN , souriant.
Tu crois qu'il viendrai! faire un 18 brumaire aussi, lui?... I:s't! il ne s'est pas levé assez matin pour ça I D'ailleurs, qu'est-ce que veut ion
' Bci nard P< rrîn
camarade? sur de simples soupçons... le dénoncer? faire le métier le plus vil, le plus lâche celui d'espion !
jshnx.Uii), repoussant cette idée.
Ah!
PERRIN , sérieusement.
Qu'il y prenne {jarde, Bernard! l'honneur d'un soldat doit être pur et sans tache! Ee secret d'un ami est pour tout honnête homme , comme le secret du confessionnal ; il doit mourir dans le sein de celui qui l'a reçu. (Changeant de ton.) Qui te dit , d'ailleurs , que ce jeune homme n'est pas à Paris pour toute autre chose?..; pour 1 liKsa soumission , pour prendre du service? il est peut-être de l'armée de réserve !
BERNARD, avec joie.
Vous crovez?
PERRIN
Laissons faire le premier consul, mes enfants! il n'est pas maladroit, voye/.-vous ; et dès que le gouvernement pense que...
THERESE, posant la casserole sur la talilc.
Allons, laisses là le gouvernement, et déjeunez.
I'ERRIN , gaîment.
Thérèse; a raison! laissons le gouvernement tranquille, et déjeunons!... (A Thérèse.) Mets-toi là, ma petite... entre nous deux. (Thérèse l'assied h table entre Bernard et Perrin.) LJne odeur excellente, ce café!... Chère enfant! c'est que maintenant c'est toute ma joie !... (Regardant Thérèse.) Je la vois encore , quand elle est venue m'ouvrit la porte !... sa petite mine... une toilette modeste... avec sa petite crois an cou... (La regardant avec surprise. ) Eh bien ! Thérèse, <>ii est-elle donc. ta croix?
THERESE, embarrassée.
Ma croix!...
PBHRIH.
C'est celle de ta mère... elle ne doit jamais le
quitter... Elle n'est pas perdue, j'espèrx 1 HERI -i" . embarri
Non... non, mon oncle... je l'ai donnée
hier matin à raccommoder.
BERNARD , naïvement Bah! vous l'aviez encore hier sou... (Thérèse lui marche tur le pied. ) Oh !...
PERRIN
Qu'est-ce que c'est ?
1 1 nrasRD.
Rien... rien... citoyen Perrin... j'ai rencontra"
le pied de la table
p eu tt tx.
Mais , enfin , cette croix?..-
BERNARD, sans veù les signes de I lui < Mon Dieu! il ne bon pas vous inquiéter,
aile/.... c'est qu'alla n'ose pas VOUS due... ci .11-
rive tons les jours, dans nos états!.» I " moment de gène, un surcroît de dépenses... <p" on n attendait pas..