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MICHEL PËHKILV
PERRIN, levant le nez.
C'est ici... ( Voulant le faire asseoir.) Donnezvous donc la peine...
FOUCHÉ, le regardant, à part.
Eh! mais! c'est lui! oui, vraiment ! Bon Michel!... Il n'est pas changé.
PERRIN , la plume en l'air.
Puis-jc savoir ce qui me procure?...
FOUCHÉ
Je viens de la part... d'un de vos amis...
PERRIN , cherchant.
Un de mes amis?
FOUCHÉ, à part.
11 ne me reconnaît pas!
perrin , à part.
Ah! peut-être mon directeur des vivres qui envoie... (Haut.) Mille pardons, citoyen, je suis à vous... c'est que j'écris à mon ami Joseph...
FOUCHÉ
Joseph Fouché? le ministre?
PERRIN , vivement.
Décidément, il est donc ministre!... Ah! vous le connaissez aussi?
FOUCHÉ
Fouché!... Beaucoup.
PERRIN
Ah! vous le connaissez!... et dites-moi, est-il toujours bon enfant? Croyez-vous qu'il me recevra bien?
FOUCHÉ , souriant.
Lui!... il est capable de venir vous voir le premier.
PERRIN
Ah! bah !... comment saurait-il jamais que je suis ici?... Pauvre homme!... il ne peut pas?...
FOUCHÉ
Pourquoi donc? dans sa position , on doit lui rendre compte de toutes 1< s personnes qui arrivent à Parifl ; il aurait pu voir votre nom... et le nom d'un ami d'enfance est si doux à retrouver!... On le croit dur, insensible, parce qu'il estime ce qu'ils valent tous ceux qui l'environnent! Mais, un ami, un véritable ami ! ce serait une bonne fortune inespérée... et s'il sait Que vous êtes à Paris, depuis un mois, sans être venu le voir! comment donc , se r!ira-t-il, parce que je suis ministre, je crois sue Michel fait le
fier.
PERRIN
Le fier!... moi!... ah!... un si bon faisant i
(Souriant.) Mais ce nom de Michel... Il vous a clone parlé de moi?...
fouché.
s.ms doute.
PERRIN, ('mu.
Est-il possible!... il n'a pas oublie ce temps
où tout était commun?...
i -nrc.iiK, vivement.
Les livre-,, le^ pi usions du père Yili
PERHIN.
Les confitures que son père lui envoyait...
FOUCHÉ, s'animant.
Toujours partage égal!..
PERRIN , de même.
Oh! non... il avait déjà de l'ambition... il lui fallait toujours les tartines les plus longues... mais c'était juste... il me donnait un coup de main dans mes thèmes.
FOTJCHÉ, vivement.
Que vous lui rendiez dans ses querelles...
PERRIN , souriant.
En coups de poings! c'est vrai! j'étais petit... mais tout nerfs!... Je me rappelle) entre autres, un superbe combat... le combat di* Horaces... trois contre trois.
FOUCHE, retrouvant ses souvenirs.
Oui, oui... Joseph venait d'être renversé...
PERRIN
D'un coup de Grculus ad parnas&itm '.
FOUCHÉ
Vous vous élancez comme un lion.
PERRIN, fermant les poinps.
Comme un tigre! et je reçois la plus belle
tape !...
FOUCHÉ, le regardant avec intérêt , et montrant h sourcil.
Là!... là!...
PERRIN , s'animant.
Mais j'étends mon gaillard!... pas du tout... je ne voyais pas un grand...
FOUCHÉ, vivement.
Mathieu...
PERRIN
Qui accourait derrière moi...