‹ Pièces de théâtreChapitre 51 sur 1241 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

L'ALCADE rt MENDOGE au fond;

PIQI ll-I.O dam la maison.

L alcade. Ceci m'est tort suspect, aeigneur cavalier,

■endocb. C'est cependant la vérité, sei-

;;m ni :ili ;ide.

i m « m»i l ii homme à cetts heure de mut dans un nota 1

■I noocr. Rien de plut naturel, ce me lemble, quand il faut traverser ce bois poui i « ;; ignei sa maison,

' *u \nt . Comini m ! cette maison...

m M>< ci . Esi li mienne.

i \k ldi , àpart. Plus de doute, c'est Le mai i.

■I ndoci , vouiant entrer. Ainsi vousperm< n< /

i il < \nr. Cependant, seigneur, vous n ' pai attendu céana 1

NENDOl i Soi! ! n a s ma femme est dana

la maison, et vous verrez bien vous-même si elle me connaît.

l'alcade. Un instant î {A ses gens.) Diable! diable! c'est bien le mari, qu'on croyait sans doute à la ville; il revient, il a des soupçons.

mendoce. Seigneur....

l'alcade. Nous nous consultons ! (A ses gens.) Le devoir de la justice est moins encore de punir le scandale que de le prévenir ; sauvons l'honneur d'une femme, et peut-être la vie d'un homme. ..car il paraît que le chanteur est entré... Diable!

mendoce. La nuit est froide, seigneur!

l'alcade. 11 y a dans votre fait quelque chose qui n'est pas clair (A part.)

Comment donc l'avertir?

■ENDOCB. Alors pour qui me prenezvous .'

l'alcade. Je vous prends pour un honnête homme ou pour un voleur. C'est évident. {Tris-haut.) Si vous êtes l'honnête homme... ( A part. ) Il n'entend rien. {Haut.) Si vous êtes le maître de cette maison, où rien n'indique que vous soyez attendu... vous en avez alors la clef?

HBNDOCE. La voilà.

l'alcade. Ceci est en effet une clef.

MENDOGE. Ainsi vous n'avez plus de doute?

L'ALCADE. Un instant; tout le inonde peut avoir une clef...

MENDOCE. Ah! pnrdieu ! j'aide la patience; mais elle m'échappe !... (// tire son èpée.) Entrerai-je à présent?

L'ALCADE. Rébellion! SainLe-lIerinandad! rébellion !

FINAL

A la police , A la justice Respect !

Ali ! cet esclandre Doit nous le rendte

Suspect !

Faites silence !

Celte résistance Vous nuit.

Bien loin, mon maître, Ceci peut-être

Conduit.

On empi isonne Ceux qu'on soupçonne La nuit !

KBKDOCI.

J'cloulle de colère, .Sur mon honneur !

Place, mai. nids ! OU je vais faire

Quelque malheur.

LE CHOEUR , effrayé* Faisons silence, Cette u Mstnnce

NOUS nuit ; Trop loin, mon inaitic, CcCl peut -clic

Conduit !

PIQUILLO.

Cette aventure A triste augure

Pour nous, N cceuri s émeuvent, Quand sui nous pleuvcnt Les coups !

Mendoce s'ouvre un passage, et rentre chez lui en fermant La porte avec colère. En ce moment PkjuUIo parait sur le balcon,

PIQUILLO.

Sttîstt!

l'ai.cade.

Eh ! mais c'est l'homme à la sérénade.

IMQLILLO.

Seigneur alcade, A descendre aidez-moi.

l'alcade , à Si s gens.

Voyons, le plus grand... toi 1 Fais-lui la comte échelle.

El de sa belle Sauvons l'honneur.

Pinuillo descend sur le dos de ialguazil. l'alcade, sur le devant.

Fermons les veux, l'amant s'enfuit comme un voleur. Pauvre garçon ! sur mon ame , Pour lui la dame Doit avoir eu giand' peur î

Piquillo s'enfuit après avoir remercié par un signe.

MF.MiocE , sortant brusquement.

Seigneur alcade, arrêtez ! Faites courir de tous cotes:

On a vole chez moi, la muraille est percée; l M armoire est forcée ;

Oui, sur ma foi !

L'on a vole chez moi.

L'aLCADI

Grand Dieu ! quel soupçon !

In vol dans la maison' 1) honneur, le trait est rare!

Quoi ! l'homme à la guitare

N'était qu'un fripon !

Ah ! quelle trahison !

l'i ion aperçoit l'ouverture, la maison étant éclairée à l'intérieur.

l alcade, continuant.

Dans cette ouverture D'étrange figure , Et qui, je vous jure , En architecture Est un beau morceau, Je crois reconnaître La main d'un grand maître , Et ce ne peut être Que Piquillo !

Tors.

Oui, c'est Piquillo.

ENSEMBLE

UENDOCE et L'ALCADE.

Tant d'audace m'étonne , J'en reste confondu.

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