‹ Pièces de théâtreChapitre 511 sur 1241 · SCEAU III · texte numérisé non relu

SCEAU III

ZACHARIE, PHÉNENNA, ISMAEL, L'HOMME DU PEUPLE, Uvrris,

Prêtres, Peuple.

zachvrie, à Ismaêl. Ah!., sauvez-la!., soyez son libérateur !

ISMAEL. Rassurez-vous, mon prie, rassures-vous; lsiii.nl est ici... et la victime échappe à ses assassins !

VOIX TUMULTUEUSES, ou dehors. A mort! ) à mort! la Babylonienne!

LE JEUNE LÉVITE, accourant du fond.

Ils ont enfoncé les portes de la première enceinte.

UN AUTRE LÉVITE. Ils accourent!

i \ AUTRE LÉVITE. Les voilà!

LE PEUPLE, affluant en désordre et des haches à la main. Phénenna ! Phénenna !.. ZACHARIE, avec force. Téméraires!

(Le peuple recule intimide. ) ZACHARIE , continuant. Vous, dans cet asile sacré? et vous ne craignez pas que Dieu ne vous frappe de sa foudre vengeresse !.. hors d'ici, sacrilèges !.. hors d'ici ! UN HOMME DU PEUPLE. Non... nous ne sortirons que lorsque justice sera faite... nous ne sortirons qu'après avoir immolé aux mânes de nos frères la iille de l'impie JN i abuchodonosor ! . .

LE PEUPLE. Oui... oui...

L'homme DU PEUPLE, à Zacharie. Pontife, livre-nous ta captive?

zvciiARiE. Jamais!

l'homme du peuple. Nous saurons bien la trouver... elle est dans ce temple.

ZACHARIE, courant se mettre devant une des portes. Arrêtez! arrêtez !

( Les piètres et les lévites eonrenf se ranger autour de Zacharie.) l'homme du peuple. Phénenna ! à nous Phénenna!!

le peuple. A nous, Phénenna!!

PHÉNENNA, s' élançant de la porte de g niche. Me voilà!

ZACHARIE, l'enlaçant dans ses Iras. In—

L HOMME DUPEUPLE, arrachant une ht des mains de Vun des siens. Vaines paro ismael. Qui a dit cela?

l'homme dl peuple, s'avança* t. IV

moi, Joseph-Elie Manassès, qui t'acci pagnais, Ismael, le jour où tu as ram Phénenna captive en ces murs... qui é présent, lorsque le roi, ton oncle, jovi de ta conquête, a fait criera Nabuchô nosor du haut de nos remparts: La r ou la mort de Phénenna!.. moi, qui i point oublié qu'une trêve d'un mois consentie de part et d'autre pour régler différends des deux souverains., moi, q ce matin , ai rappelé au peuple de Jéi saleni que la trêve était expirée, et c loin de parler de paix, l'insolent Nabuc] donosor nous menaçait d'une guerre d' terniination.

ismael. Demain, demain seulem doit expirer la trêve... jusqu'à dema cette jeune lille peut espérer la vie et la berté... jusqu'à demain , elle est sac pour tous!.. (Pausc.)El maintenant, de je vous rappeler l'édit proclamé ce matin dois-je vous faire souvenir de la voloi du roi Sédécias, votre maître?

l'homme du peuple. Oh! notremémo est fidèle; oui, le roi a révoqué l'arrêt f condamnait cette femme à être massadj par le peuple; il veut maintenant qu'e soit livrée à la vengeance des épouses des sœurs de ceux des nôtres égorgés p nos tyrans... le sort désignera celle q doit immoler la victime... nous savo tout cela; mais nous savons aussi qui protège la captive, et nous ne voulons p qu'elle nous échappe.

ISMAEL. Sortez! sortez!., encore m fois, jusqu'à demain, cette femme est s; crée pour tous!

L'HOMME DU PEUPLE. Kii bien! doJ à demain! mais le neveu du roi a fait u serment solennel; il a juré de ne rien m ti éprendre pour l'évasion de Phénenna ne l'oublie pas, Ismael, ne l'oublie pas (Us soit suivi des siens.)

Page 1