SCENE IX
ISMAEL, L'ÉTRANGÈRE, ZACHARIE, NOEMI, Femmes juives, Lévites, Prêtres.
zacharie. Que venez-vous faire ici?., que demandez-vous ?
l'étrangère. Je demande que mon nom soit aussi jeté dans cette urne; car ainsi que ces femmes, j'ai droit à frappes la fille de l'odieux Nabncliodonosor.
ISMAEL, à part. JllStC ciel!..
L'ÉTRANGÈRE. Je suis de la bourgade de Marpba... Hommes, femmes et vieillards
nous venions tous à votre défense, quand, surpris par Nabncliodonosor, nous avons été vaincus par le nombre, et massacrés sans pitié... ils ont égorgé mon vieux père et mon enfant... mon enfant qui, faible et sans défense sur le sein de sa mère, n'avait que des cris pour fléchir son assassin.... Echappée, je ne sais par quelle protection du ciel, au carnage de tous les miens, seule, j'ai pu pénétrer en vos murs... Pontife du Seigneur et vous tous qui m'avez entendue, croyez-vous quej 'aie droit de demander que mon nom soit jeté dans cette iyrne? suis-je assez malheureuse? ai-je assez souffert?
ismael. Mais ledit du roi est formel.*. Jérusalem seule est appelée à venger ses victimes.
( Noe'nii et ses compagnes font un mouvement M
joie.)
ISMAEL. Pontife, vous ne pouvez admettre cette femme; car elle n'est pas d< rusalem ; car c'est une étrangère.
L'ÉTRANGÈRE. Pontife, mon nom tombera dans l'urne avec ceux 'de ces femmes, c'est l'ordre du roi.
zacharie. L'ordre du roi ?
XABUCHODON'OSOR.
L'ÉTRANGÈRE , lui remettant un écrit. Voyez ?
ISMAEL, h part. Malheur!
Z \GII A R ! E , qui a jrlé les yeux sur l écrit. Josabeih de Mai plia, je vais inscrire votre nom.
l'ÉTR INGÈRE, jetant dans l'urne une carte roulée. Le voilà !.. et Dieu veuille l'en faire sortir ?
(Moment «le silence, d'aux ic te j Zacharie met solennellement la main dans l'urne ; il en retire une des caries roulées, et il l'ouvre lentement.)
ZACHARIE, lisant. Josabeth de Marpha !
LES FEMMES ET I8MAEL. Elle î JOSABETH. A moi, la fille de Nabucbo-
donosor !
ISMAEL, à juirt. Ali ! Phènenna est perdue !
IOSABETH. Mais n'est-il pasdit qu'on me remettra la victime.'., que je resterai seule avec elle?., que je la garderai à vue jusqu'à l'heure du supplice?., eh bien! où est-elle donc, cette Phènenna? où est-elle, répondez !
(Zacliaric, montrant Phènenna qui entre a gauche, les yeux Laisses, et conduite par un piètre qui, sur un geste du pontife , était sorti pour l'aller chercher.)
ZACHARIE. La voilà !..
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