SCENE XI
Plli m;\\ \ , L'ÉTRANGÈRE
( Al"' israréeque t.. ut le monde iVttalot-
i '.m. .ut :( Phènenna.)
i. i.i h \n(.i i;i Enfin, nous tommes »'in.MNN\. Ah! faut-il déj.un«.uiu :
l'étrangère. Mourir!... mais regardemoi donc !
PHÉ\E\\A , levant les yeux sur Abigaïl pour la première fuis. Ali! Abigaïl !... ma sœur !
abigaïl. Oui... ta sceurqui vient briser tes fers !
PHENENNA, dans les Iras d} Abigaïl. Toi ! ah! je ne t'espérais [plus!
abigaïl. Plus d'une fois j'ai tenté de parvenir jusqu'à toi... enfin, l'or répandu à pleines mains m'a fait ouvrir, hier au soir, une des portes de La ville... ce n'était point assez, il fallait encore pénétrer jusqu'ici... l'édit du roi publié ce malin m'en a facilité les moyens... on a cru ce que j'ai dit... et me voilà!..
PHÈNENNA. Oh! si tu étais trahie!., si j'allais t'entraîner dans ma perte !.. oh ! ma sœur !..
abigaïl. Oh! maintenant plus de larmes, plus de crainte de la mort... tu vas être libre, tu vas être rendue à ton père... qui gémissait loin de sa fille bien-aimée... à ton père qui contient à peine l'ardeur de ses guerriers, de ses guerriers qui , depuis un mois, lui demandaient à grands cris de donner à cette ville son dernier assaut... A peine aurastu paru dans le camp des Babyloniens, que les derniers coups seront portés à cette insolente cité qui, te retenant prisonnière. osait dicter des lois au puissant Nabuchodonosor... mais les dieux nous ont enfui pris en pitié... ils ont secondé mes efforts... et bientôt nous serons loin de ces lieux, et hors de tout danger: ceux qui m'ont lait entrer dans Jérusalem doivent m'en faire sortir.
PHENENNA. La liberté... la vie... les caresses de mon père, je retrouverais tout cela!., ah ! c'est trop de bonheur !.. mais les issues de ce temple sont gardées avec soin.
ABIGAÏL. Ne crains rien... et puis, cet or et ce 1er nous ouvriront tous les passa-