SC EXE XIV
Lu M/mis LE SOLDAT.
le soldat. Aux armes! aux armes]
Nahuchodonosor est dans La ville I
TOUS. Yihuchodonosor !
L'HOMME dl PEUPLE. Au combat î... au combat!
tous. Au combat !
ISMAEL. Une arme!., une aune aussi!
et que je vous aide à chasser de vos murs l'insolent étranger?., une arme! et après la bataille, si je n'ai pas pu trouver la mort, vous me chasserez de vos rangs — mais , mut grâce !.. par pitié!., une arme !.. el qu'Ismael tinte au moins de mourir en combattant !
EACHAR1B, //// donnant une hache. Tiens donc !.. et puisse Dieu t'entendre et t'exauce r !
ismael. Au combat! au combat !..
I n \i TRE SOLDAT, accourant. Tout est perdu !
( Des soldats juifs affluent dans le temple poursuivis par les sold.its de Nabucliodonosor.)
l.i - M i mes, Soldais ji ira . SoLDàTI iiarv- LO N I EN s , /; uis A BIGAIL.
LES «vbylomeas. Mort! mort! aux Juifs!..
les .uns. Mort aux: Babyloniens !..
(Une luit»- t'engage entre les detrx partis ; mata bienlùi les Babylonieni vainqueurs ont désarme les Juifs. Le chef des Bab) LonieiM,(raî avait Ismael pour adversaire, l'atcrrassé el va !«• tuer, quand \bigaïl revêtue d'un costume guerrier accourt L'épie a la main et sauve Ismael.)
AB1GAIL. Arrête!
ISMAEL, se relevant. () fatalité!..
ibigail. Ismael, ta viepour la mienne, ma dette est payée Babyloniens, Jérusalem est à non-, . cette ville orgueilleuse ou mise , et son roi rebelle déchu du trône, chargé de chaînes, sera traîné sur la place publique; el là, en présence «le tous un fer brûlant i l> main , le bouri bu criera : < Sédécias', tu ne v
plus la clarté des cieux. »
/ \< il \r. M . Moi i (in !
\i:n.\ll.. Ainsi l'a voulu le grand \i-
buchodonosor w. uvt > t .1 uifa , vous
n êtes plus les sujets <ln trait
vous aaves plus d'antre roi que U 101 de
Babylone.
LES BABYLONIENS, (jloiie à NahucliOdonosor !
(Nalnichodonnsor accourant du fond, h cheval et an galop , en chassant devant lui des ténuités, des vieillards et des eniaii, coloris.)
\ \HLCHODONOSOU. Oui, gloire à Naluicliodonosor I... c'est le vainqueur et le maître du peuple de Dieu!
SCEjNE XVI.
Les Mîmes, NABUGHODONOSOR , puis PHÉNENNA, Oppicieis do roi.
z aciiarie. OU ! profanation !
NABUGHODONOSOR , à cheval. Profanation ! {Rïanl.jAh ! ah ! profanation ! parce que les dalles de ce temple ont résonné SOUS les pieds de mon coursier, comme si les dalles de ce temple étaient plus saines pour moi cpie la poudre des chemins !... Attends, vieillard , attends, et ton indio nation éclatera plus vive encore...
( 11 met peid à terre et Ton emmène son cheval. En ce moment, on entend Phénenna crier au dehors.)
PHiNEW v. 3 Ion père! mon père !
NABLCUODONOSOR, avec effroi. C'est la voix de ma fille !...
PHÉNENNA, accourant^ suivie des officiers du roi. Mon père! (Se jetant au v pieds du roi. ) Grâce ! grâce !
NABUGHODONOSOR. Grâce! pour qui.'
PHÉNENNA. Pour Ismael, pour celui qui t'a conserve tes enians.
NABI CHODONOSOR. Ou est cet lsmai 1 .'
ABIGAIL. Le voilà! j'ai détourné le fer levé sur sa tête.
PHÉNENNA. Oh ! ma sœur!
NABUGHODONOSOR. Juif, (pie veux-tu pour ta récompense?
ismael. Roi de Babylone, que réservestu à ce peuple?
NABUCHODOHOSOR. Des cliaines.
ISMAEL. Donne-moi donc des chaun oh! nus Itères, vous ne nie icIiimu/. pas
ma part de votre infortune.
wiiir.iiuiioMisdu. Qu'ils te rendent (grâce . au contraire. . . suis un , ils aui aient lui couler le sanj; de Phénenna... el al< je le jure, j'aurais fait i le |dei nier
Juif sur les débris de Jérusalem en cendres. (Prémuni Phénenna dans ses //ras.) Nous paieres cher 1 1 captivité de ma aile bien-année... ^1 > Phénenna, tu as reçu, te pis. bien des injure*, bien des humiliations... tu pourras prendre ta cev.iiu lu-. .. tu pourras leur rendre les pei-
qu'ilf tout ront tel ( »puls. .. t. s | s, laves. . ils vont le
LE MAGASIN THEATRAL-
précéder a Babylone, et à Babylone, tu commanderas en souveraine... oui, en souveraine; car, jusqu'à mon retour je te fais régente de mon empire d'Assyrie.
ark;ail. Régente!... elle?
nabi ciiodonosor. C'est ma volonté.
AMGAIL. ;Mais je suis l'aînée, mon père.
HAJM CIIODONOSOR , HUfC emportement.
Vous! {Se reprenant ensuit e.) Vous, Abt- (Tjail , vous resterai avec moi... vous m'aiderez à pacifier la Judée.
abigwl , à part. Toujours il me la profère..« oh ! il me la fera haïr!...
NABuciiODoxosoit. Maintenant, guerriers, qui m'avez donné la victoire, il est temps que je songea vous... je vous avais promis le pillage de ce temple. .. à vous toutes les richesses qu'il renferme!
I Acii ariiî. Juste ciel !
NABL'ciionoNOSOH , montrant le sanctuaire aux sablais. Voilà le sanctuaire î . . . C'est là que sont les trésors.
(Les soldats se précipitent en foule vers le sanctuaire; mais Z.icbnric est arrive avant eux aux portes du saint lieu.)
ZVCIIARIE, sur le marches. Arrêtez, profanateurs, arrêtez ! Si vous franchissez le seuil de cette porte , Dieu va vous frapper.
(Les soldats reculent avec un sentiment de terreur.) XABi 'CMODO.XOSOR. Eli quoi ! vous avez peur des menaces de cet homme ! ( Il court à Zacharic , le saisit à la barbe et le j riant à terre , il s écrie.) Arrière! arrière! ( // brise la porte (la sanctuaire: moment de si- Ir/nc et tic terreur.) Eh bien! vous le voyez, le Dieu des Juifs n'a pas tonné... le Dieu des Juifs ne m'a point écrasé sous sa foudre'..-, soldats, à vous, ces vases d'or!., pillez... '.dévastez... Tout ce qui est là est à vous... tout ce qui est là est votre butin.
les soldats. Gloire à Nabuclioaonosor!
( Us entrent pèle mêle dans le sanctuaire, et jettent à lents camarades les vases et tous les objets consacrer au Seigneur. Les Juifs prosterru't.cantrc terre semblent implorer la vengeance du ciel. Nabucbodonosor , debout sur une galerie du temple, préside avec joie à cette profanation. Tableau gênerai.)
gTOJ0O«»PW0OO9OO;ro3OO;3O30O0CO-:^CX^