SCENE PREMIERE
AZELTA , TIIKLAIS , Femmes du valais.
■ Au faner du rideau, toutes ces femmes sont gracieusement étendues sur des divans ou sur de riches tapis. A la mollesse de leur pose, n la richesse de leurs costumes, on reconnaît les femmes de Nabuebodonosor. Des esclaves font brûler des parfums a loin s pieds.)
THLLAIS, un théorie à la main ; elle regarde la porte de la revente et la désigne du doigt à ses compag/tes. Cette porte ne s'ouvrira-t-clle |)lns pour nous, mes sœurs?
azllia. La régente s'est encore enfermée ce soir avec sa chère iNoéini.
Tllhi.Ais. Nous ptéfèrera-t-elle donc toujours cette étrangère?
AZÉI.IA. Une Juive!
Tllùï.AlS. Voici l'heure du coucher de la princesse... D'ordinaire à cette heure elle nous appelait auprès d'elle... mais que nous importe, après tout, celte faveur qu'elle nous retire ; elle n'aurait répandu aucune joie sur notre existence...
Hélas! depuis trois mois que Le puissant Nabucbodonosor nous a renvoyées à ltobv-
lone, à la suite de la régente, la tristesse et l'ennui ont empoisonne tous nos jours. Ah! quand reviendra-t-il ce roi des rois ?.. . Quand quitterons-nous le palais de Pliénenna pour rentrer dans notre harem , heu de délices où l'esclavage est doré... où les chaînes sont de (leurs.
AZËLIA. Jusque-là, prenons patience, et détestons en secret. cette No'étni qu'on nous a imposée pour compagne.
THÉlais. Peut-être cette Noéini paiera»
t-ellehien cher les bonnes grâces de la régente ?
azklia. Comment?
THÉLAIS. Les grands et le peuple sont mécontens... ils supportent impatiemment
la protection que la régente accorde aux Juifs ; je sais que le grand-prêtre de Hcl doit demander à la régente d'expulser toui
les captifs entrés à Babylone, et de les reunir à leurs frères envoyés sur les bords de l'Euphrate, pour y partager les durs travaux auxquels ils ont cte condamnes , et
demain peut-être celte odieuse ftoémi ..
AZllia. Silence!. . la voici.
NABUCHODONOSOR