‹ Pièces de théâtreChapitre 523 sur 1241 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

AZELTA , TIIKLAIS , Femmes du valais.

■ Au faner du rideau, toutes ces femmes sont gracieusement étendues sur des divans ou sur de riches tapis. A la mollesse de leur pose, n la richesse de leurs costumes, on reconnaît les femmes de Nabuebodonosor. Des esclaves font brûler des parfums a loin s pieds.)

THLLAIS, un théorie à la main ; elle regarde la porte de la revente et la désigne du doigt à ses compag/tes. Cette porte ne s'ouvrira-t-clle |)lns pour nous, mes sœurs?

azllia. La régente s'est encore enfermée ce soir avec sa chère iNoéini.

Tllhi.Ais. Nous ptéfèrera-t-elle donc toujours cette étrangère?

AZÉI.IA. Une Juive!

Tllùï.AlS. Voici l'heure du coucher de la princesse... D'ordinaire à cette heure elle nous appelait auprès d'elle... mais que nous importe, après tout, celte faveur qu'elle nous retire ; elle n'aurait répandu aucune joie sur notre existence...

Hélas! depuis trois mois que Le puissant Nabucbodonosor nous a renvoyées à ltobv-

lone, à la suite de la régente, la tristesse et l'ennui ont empoisonne tous nos jours. Ah! quand reviendra-t-il ce roi des rois ?.. . Quand quitterons-nous le palais de Pliénenna pour rentrer dans notre harem , heu de délices où l'esclavage est doré... où les chaînes sont de (leurs.

AZËLIA. Jusque-là, prenons patience, et détestons en secret. cette No'étni qu'on nous a imposée pour compagne.

THÉlais. Peut-être cette Noéini paiera»

t-ellehien cher les bonnes grâces de la régente ?

azklia. Comment?

THÉLAIS. Les grands et le peuple sont mécontens... ils supportent impatiemment

la protection que la régente accorde aux Juifs ; je sais que le grand-prêtre de Hcl doit demander à la régente d'expulser toui

les captifs entrés à Babylone, et de les reunir à leurs frères envoyés sur les bords de l'Euphrate, pour y partager les durs travaux auxquels ils ont cte condamnes , et

demain peut-être celte odieuse ftoémi ..

AZllia. Silence!. . la voici.

NABUCHODONOSOR

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