‹ Pièces de théâtreChapitre 527 sur 1241 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

ISMAËL, LE PREMIER LEVITE , Z V- CIIAR1E, PHÉNENNA, Patres,

Ll.\ M'ES.

mii':m:\\a, à part. Lui!... déjà?

ISMAËL, à part. () mon Dieu! n'est-ce point un rêve?... une illusion ï

ZACHARIE, à Phénenna. Plu'ncnna....

nia fille, vous m'avez devancée... je remercie Dieu d'avoir éclairé votre aine....

mais qu avez-vous : vous paraissez

souf-

frante, agitée?... Phénenna, vous repentiriez-vous d'être venue?... parlez!

PHENENN ;a. llélas! je pense à mon père, à mon père qni va nie retirer son amour.

zaciivrie. Phénenna... la voix du Seigneur ne vous parle-t-elle plus?... les rayons de sa grâce ne brillent-ils plus sur vous? dites., n'espérez-vous plus, par une foi vive et pure, racheter le pardon d'Ismaël?

PHÉNBtlNA, à part. Ismaèl!. [Haut.) Ah!

je suis prête à tout.

ZACHARIE. Dépositaire des tables de la sainte loi, approchez... et vous tous, iléchisssez le genou...

( Le prêtre f.iit auelquca pas en avant, tenant ouverte! 1rs tables de la loi. Tous les autres s'agenouillent.)

eacuame , à Phénenna, Venez, ma fille.

(Il conduit Phénenna pria «les lablei de la l"i , et celle-ci tombe h genoux. Il ne reste debout qne le grand— prêtre et le UMte nui tient les tables de la

loi.)

PHÉNENNA , d'une vof-x émue. Dieu d'Tiraël... seul vrai Dieu, je reconnais ta puissance... et je me donne à toi.

zaciiabie. Phénenna, Dieu t'a entendue... et te; reçoit au nombre de ses enfuis... Pour cage de son amour, il pardonne à celui qui s'était perdu à cause

de toi... et maintenant, debout, Juifs

debout!... et ('contez. {Tous se rr/îomt.)

Ismaël, l'anathème ne pèse plus sur ta tête, . . tu redeviens notre frère.

ismvel, avec transport. Ah! Phénenna..

Phénenna... c'est plus que la vie, que tu me donnes... Amis, vous l'avez entendu..

THEATRAL

je suis votre frère... à présent'; vos veux ne se détourneront plus à mon approche., votre main ne repoussera plus la mienne., et à tous mes frères, à tous, je pourrai dire : Phénenna a racheté ma faute....

Phénenna a fait descendre sur moi la miséricorde divine I... Oh! mais que dis-je, insensé?... je l'exposerais au courroux de son père!... au ressentiment d'un peuple furieux! Oh! non... non... Phénenna, je comprends maintenant toute l'étendue de ton sacrifice... oh! tombe sur moi le mépris de toutes les tribus, les malédictions de mes frères... mais que tout le monde ignore l'abjuration de Phénenna!

ZACHARIE. Sans doute ; la sûreté de la régente exige que son abjuration soit encore tenue secrète.

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