SCENE II
Les Mêmes, NABUCHODONOSOR. tous. Le roi!!
NABUCHODONOSOR
(Et chacun se lève saisi encore d'un reste de respect i pour ce débris de pouvoir. Nabuchodonosor entre sans voir personne; il marche lentement et avec peine, derrière lui, épiant ses pas, sont deux gardes qui le suivent avec crainte et pitié. Le roi <«,t tombe plutôt qu'il ne s'est assis sur un siège reste vide, à l'extrémité de la salle et en face dn trône.)
ABIGAIL. Gardes! n'ai-je pas fait défense de laisser franchir à qui que ce fût le seuil de cette porte?
ABDAL , premier garde dont la tête est blanche comme celle du roi. Je croyais que le roi...
abigail. Il ne peut demeurer ici., conduisez-le dans la partie du palais qui lui est réservée!
ABDAL. 3Iais...
abigail. Obéissez!
abdal. à part. O mon maître, on te chasse... et c'est moi qu'on charge...
( Il s'approche de Nabuchodonosor, s'agenouille devant lui et veut lui prendre la main, celui-ci la lui abandonne, se lève aussitôt, mais s'arrête toutà-coup.)
nabuchodonosor. Où me conduisezvous? laisse!., laisse... je suis bien ici...
j'y veux rester (Regardant autour de
lui) C'est la salle du conseil! ( Remarquant les mages et les seigneurs , /'/ dit à Abdal : ) Tiens! ne vois-tu pas qu'ils m'attendent? (Il veut se. diriger vers eux... Abdal s7 apprête à le soutenir... Nabuchodonosor d'une voix qu'il étouffe , cmtinue : ) Ne me soutiens pas... je suis faible..,, il ne faut pas qu'ils s'en aperçoivent... il faut qu'on me croie toujours fort et terrible... laisse, j'irai seul à ma place...
(Et il se dirige vcisle trône. )
abigail. Que fait-il? ( Tout le monde s"1 niirte pour laisser un libre passage au roi... Abigail elle-même, en le voyant aj>procher, se lève... et quand il commence à monter les degrés, elle les descend... et se trouve au pied du tronc quand Nabuchodonosor arrive au faite . .. A peine y est-il parvenu qu'il s'assied sur le tronc et retombe dans son immobilité* Abigail nr le quitte fuis des y eux et cache mal son effroi... moment de silence. ) Criions la place à Ce vieillard. . .
venei !... ( Bas au grêind-prftre, ) Au nom • fille bien aimée) sa raison se réveillerait peut-être.
i.i <;r. wn-PRÎ/rm: , i'incluiânt. Nous sommes prêts i te suivi e.
,'l.t tons sY loi g nent en jetant des regards on de crainte onde pitié mu Nabuchodonosor, croi est tonjonri immobile mu son trône.)
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