SCENE X
PHÉNENNA, ABIGAIL, NABUCIIODO- NUSOU, Gardes.
abigail. Gardes! voilà le sceau du roi... montrez-le aux soldats mutinés qui parlaient de résister à mes ordres... ils ouvriront leurs rangs et vous laisseront passage... emmenez cette femme?., le roi le veut.
NARUCHODONOSOR. Qu'entends-je !
PHÉNENNA. O mon père! tu as défié le Dieu des Juifs!., le Dieu des Juifs se venge.
NABL'CIIODONOSOR. PllCllCnna !!
ABIGAIL Phénenua doit mourir; car Phénenna est juive.
NABUCHODONOSOR. Juive !
ABIGAIL. Point de grâce!., point de pitié!., tu l'as dit... (Aux, gardes.) Kmnienez-la?
(Les gardei oolraintnt Plienenna, aprùi l'avoir arrachée <\cs brai <lo sou pere.J
ABIGAIL, NABL'CIIODONOSOR.
NABUCHODONOSOR. Oh !.. oui. .. je me
souviens... juive!., elle est juive!., misérable!, rends-moi cette sentence ; rendsla moi!.. Je n'ai pas pu condamner mon enfant!., oh! mais je la suivi rai... ils reconnaîtront ma voix... et le supplice préparé pour Phénenna sera le tien... ah!
cette porte. ..
ABIOAIL. Est fermée, et elle ne s'ouvrira que pour moi.
^NABUCHODONOSOR, avec fureur. Malheu-
reuse! (Se reprenant.) Mais que dis-je? je suis en ton pouvoir... on ne m 'obéit plus à moi, raison... volonté... puissance...
couronne.. . j'ai tout perdu... ah! qu'on me laisse au moins ma fille!.. Abigail!.. Abigail, tu ne peux pas faire mourir cette enfant!., car elle est ta sœur... entendstu... ta sœur!
abigail. Ma sœur!., ah! ta raison se perd encore, vieillard? As-tu donc oublié qu'Abiga'il n'est pas du sang royal?., elle s'en souvient, elle!.. Veux-tu qu'elle te mette sous les yeux cette preuve de sa honteuse naissance qu'hier tu lui a jetée au visage? cette preuve, la voilà!. (Elle la déchire.) Ah! c'est à mon tour aujourd'hui d'être cruelle, implacable... tu me disais hier: Je serai sans pitié pour toi... car je ne suis pas ton père... Phénenna régnera, car tu n'es pas sa sœur... et moi , je te dis aujourd'hui : Je suis sanspitié pour tes larmes., sans respect pour tes cheveux blancs , car je ne suis pas ta fille... j'ai condamné Phénenna, car je ne suis pas sa sœur..
(Pendant qn*AbîgaYl a parle, Nabnchodonosor a reluis son immobilité; il sembla être redevenu étranger a tout Ci qui se passe autour de* lui. Abigail l'en aperçoit, et sa rage augmente.)
abigail. Eh quoi! pas une larme! pas un blasphème !... mais tu ne comprends donc pas, vieillard? Ta raison tahandonne-t-elle encore? Oui... car tu ne m'entends plus... oh! je ne me vengerai donc pas ? ( Naùuchodonosor rrsle toujours sans mouvement. ) Approche ( elle l'entraîne à lu fenêtre) et [regarde !... Yois-lu là-bas ces soldats immohiles et muets, .ils attendent ta fille... ta Phénenna , pour la conduire ..
x un r.iiODOAOSon. Où donc?
ABIOAIL. A la mort!... et c'est toi...
toi, son père, qui la leur livres. JNabm hodonosor, tu reveiras^la fille dans une heure,
je te renverrai son cadavi
(Elle soit.) ©©©©©©©©©©©e®9©sc«d©e©e« ©©©©©©*©« ©©©©«©©©©©