SCENE XII
NABL'CIIODONOSOR, seul.
(Pendant la fin de la scène nre'cedente, le vitagf de NaluirliodonoMH- a repris rcxproMton d'idiotisme qu'elle avait an commenccuicul de l'acte.)
NABI CHODONOSOR. Toujours... toujours ce sommeil de plomb et cet rêves de feu!*.
( Ici de grandes acclamations se font en* tendre au dehors... et N dlmchodonosor se relève comme s'il sortait d'un profond sommeil. ) Ah ! voilà le cri de guerre ! mes armes! mes armes! Jérusalem va recevoir
NABUCHODONOSOR
son dernier assaut... Soldats! Jérusalem est votre proie... je vous la donne à déchirer.. A moi , mon coursier qui hennit d'impatience et de courage... à moi, tous mes braves. Partons, mais avant que je revoie... que j'embrasse ma fille ? ( Au dehors on entend crier: Phénenna! Phénenna!) C'est son nom... c'est elle qui traverse, libre et joyeuse, les rangs de mon armée ! . (A la fenêtre) Oui., la voilà ! mais ses mains sont chargées de chaînes., .elle pleure.... elle pleure... et son regard est un regard d'adieu î... ( On entend ces cris : A mort! à mort Phénenna ! Ici la foudre gronde... et le visage de Nabuchodonosor pi end une expression nouvelle; il reste un moment les yeux fixés sur sa fille... porte vivement la main à son front., .puis jette enfin un cri déchirant. ) C'est à la mort qu'on mène ma fille! arrêtez! arrêtez!., soldats! ils marchent., ils marchent toujours... Soldats!., c'est Nabuchodonosor... votre roi... votre maître ï . . . ils marchent toujours... elle est perdue et je suis prisonnier... Ah ! Dieu des Juifs, (// tombe à genoux) sauve ma fille , et je relèverai tes autels et je baiserai la poussière de tes temples !.. Empire , gloire , puissance, tu m'as tout enlevé... je ne te redemande que ma fille... rends-
la moi, et je te bénirai. {Le tonnerre gronde et Nabuchodonosor se relevant : ) Tu m'ai entendu... car ma raison , mes forces, m sont réveillées!... ( Courant et heurtant la porte.) Porte maudite, je te briserai ..
(Elle s'ouvre, et Abdal paraît arec L'ima et d'autrei gardes.)