PIERRE, GASPARD
PIERRE , entrant à gain lie et reconnaissant Gaspard. Gaspard!
GASPARD. Eh oui! sacredié. c'est moi. ..il \ a assez long-temps que j 'avons envie de t 'embrasser... Ma fine... je m* tommes dit: je serais bien bête de ne pas contenter inonenrie... et me v'ià... Tu nés pas fâché, n'est-ce pas?
pierre. Ah! mon cher Gaspard
GARparr. Mail dis dont i .11 peui plus... j' meurs de soif, moi... esti-c' qu'on n'peul pas se rafraîchir pai u i
pierre. Si fait!., tiens, là!., Isseyonsnous (ils se mettent à une table , et i «-^t moi qui régale.
Gaspard. Oh!, freux ben .... Holà, garçon, une bouteille et di us I
garçon vient le* servir.) Eh b n bleu,
comment qu'ça ya l'état milita rc.
officier... major... colonel? l'unifOrmete
va joliment...
pierre. Avant tout, mon elle! Gaspard, donne-moi des nouvelles du pnvs...
de tous ceux que j'aime...
GASPARD. C'est juste!... le peie Gobi-
nard s'porte bien... c'est-à-d re... non... il n'va pas mal... A ta santé.
11 boit.
pierre. Et Marie?... tu i parles
pas. Ah! Gaspard... tu ourlant que
c'est d'elle surtout que j'a
parler.
G 18PARD. Dam!., je p l'a-
vais peut eue oubliée. . à que tu
sais que c'est une grand' dame... i chesse !..
PIERRE. Oui!.... je sais conserver aucun
GASPARD. C'est tOUJOl son... Oh ! les femmes. .. qu\ I d< ni
donc me dire. .. que les h >:<.
ci, des ça?... je leur répondl font
bien-, quand il y en a un de fi . . ou
est ben sur que c'est celui-là dont elles ne veulent pas.
Ain : Le» tu fis ont \
Lei ItJtiimcs sont des bilOl
Ça n' se prend p -
Btl vain poui I iê
On cherche an procède non ean .
C'est T grain d'ad iur l'an d'un oinm.
Qu'on toit digne de leur tendra
Eli *> n'en vont pai mniiu lem chemin ;
l'uni li s retenir l'ami.
Avoir la salit r-- I la n,.un.
pierre. Et Marie... est-elle bien fière...
depuis qu'elle demeure chez M i lii.uiiville?
GASPARD. Ali! il est an autre
tlio^r .'i présent.
PIERRE. Autre cho H
i. iSPARD. Eli ! oui. . à Vlai i kh! .
; que. ■ . quand uo' j be,
elle est aiitrëment courti i1 p'tit
servante d 'auberge.
pierre, l.li bien '■ ■ que lui • fc-il arrivé!, parle donc, G
(.XSI'ARD. Allons j.- vas pu
■près tout. . tu es nu homme... <u auras d' la fermeté
PIERRE. Bile I 1 1 m
G iSPARR. I li '. non !... mais depuis M
mois OU ne sait
elle i dispai u d -Ile.
PU ".m Dis!' u m ..Marie ! . < > d :
i.\ Ais-
ne s nt on n'a en i <»uvnr.
MAGASIN THEATRAL
PIERRE , se levant. Oh ! je la r< trouverai moi !.. je saurai qui est le misérable... et je la vengerai.
GASPARD, le rt tenant. Eli ben!... eh ben!.. où vas-tu.'.. Oublies-tu que tues soldat?.. Est-ce que tu veux désertir?
PIERBE, retombant sur la chaise. Ah!
oui!.... je suis soldat... et c'est pour elle que j'ai donné ma liberté.
GASPARD. Allons, sacredié!... du courage. ..on la retrouvera, c'te fille... Ecoute, M""" de Blainville esta Paris maintenant, et pont-être a-t-elle eu des nouvelles... Je sais quelqu'un qui pourra me donner son adresse... j'irai... je m'informerai...
PIERRE. Oh! oui., oui... mon cher Gaspard... mais tu viendras me dire cette adresse... je veux aller moi-même chez cette dame. •
GASPARD. Soit!... Où est ta caserne?
PIERRE. Faubourg du Temple — mais dans une heure je serai encore ici... Oh! va, va!... je t'en prie.... hàte-loi — je t'attendrai.
GASPARD. Allons, allons... je pars... A
la santé, c'est le dernier coup. . et en
route.
Il sort.
PIERRE, seul. Marie enlevée! — moi, qui l'aimais tant, qui aurais tout sacrifié pour elle!., un autre a su lui plaire., elle s'est laissé séduire!... Oh ! non, c'est impossible!... Marie était coquette.... mais sage , mais honnête... Je la connais bien , moi, elle est trop lière pour avoir consenti... Oui, oui, c'est une surprise, une trahison , elle a besoin de moi... elle m'attend peut-être... il faut que je la retrouve., j'irai chez cette dame... j'irai partout.