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MAGASIN THEATRAL
FLEUR-D'AMOUR, en dehors. Veux- tu bien me laisser passer, pékin !
Gaspard. Eh ! mais v'ià une voix de connaissance.
d'aulnay. Encore un soldat!
FLEUR-D'AMOUR, s avançant. Salut à la société.
Gaspard. Je ne me trompe pas... c'est un ami de Pierre.
fleur-d'amour. Tiens! c'est le paysan!..
Bonjour, paysan !
d'aulnay. Que venez-vous faire ici ?
que demandez-vous ?
marie. Serait-il arrivé quelque chose à Pierre?
fleur-d'amour. J'entame le sujet...
Pour lors, j'arrive perpendiculairement du boulevartdu Temple où j'avais affaire à un particulier qui n'y était pas... même que j'ai trouvé devant sa porte la petite Félicité... une bonne fièrement gentille ; elle m'a raconté qu'on l'avait renvoyée et qu'elle cherche une condition... moi, je lui offre de me servir sans condition... histoire de rire... là-dessus elle me dénonce que son bourgeois, le nommé d'Aulnay, doit être ici chez une daine dont le nom finit en ville... et je m'y transporte inopinément.
Gaspard. Eh ben! tenez, camarade, v'ià justement l'monsieur qu'vous cherchez.
fleur-d'amour. C'est ça !... merci ! nous allons l'aborder alors ! {A d'Aulnay.) Bourgeois, je suis envoyé potentiaire d'un camarade qu'on a mis ce matin à la salle de police, ce qui fait qu'il est retenu chez lui.
marie. Pierre serait en prison !
FLEUR-D AMOUn. Oui, mademoiselle... Ah! je devine que vous êtes la jeunesse au sujet de quoi il a eu des difficultés... vous en êtes bien capable.
d'aulnay. Enfin où voulez-vous en venir?
fleur-d'amour. C'est bien simple...
vous deviez vous battre avec Pierre... il ne peut pas venir, j' viens à sa place... vous offi ir une satisfaction proportionnée. . . ça va tout seul.
Gaspard. Au fait, ça me semble assez juste.
d'aulnay. Vous prétendriez vous battre avec moi?
FLEUR- d'amour. Histoire de réparer l'honneur du sexe... je vous laisse le choix des armes... pourvu que ce soit au sabre.
D'AULNAY. Allons, vous êtes fou!
fleur-d'amour. Vous n'aimez pas le
ï sabre... alors prenons autre chose... tout ce que vous voudrez.
Air : Tenez, moi, je suis un bonhomme.
Voyons, -voulez-vous prendre nne latte... Un briquet ou bien un bancal?..
Le pisiolet, si ça vous flatte, Ou le fusil... ça m'est égal.
Pour le canon je l1 répudie, C'est un peu trop lourd pour la main, A moins qu1 ça nsoit de f artillerie Dont on s' sert chez le marchand d' vin.
GASPARD, riant. Ah! ah! ah!
d'aulnay. Finissons, mon cher... j'ai eu des torts envers mademoiselle, j'en conviens ; mais je vais les réparer en devenant son époux.
Gaspard. Son époux? C'est-y vrai, ça, Marie ?
marie. Oui ; monsieur m'a offert sa main et...
Gaspard. Oh! alors, c'est bien différent... Ah! il veut l'épouser?
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