‹ Pièces de théâtreChapitre 594 sur 1241 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

GASPARD, GOBINARD.

Au lever du rideau, ils sont à table et boivent.

GASP\RD , levant son verre. A vot' santé , papa Gobinaid !

GOBINARD. Ah ! Gaspard !... ça ne va plus comme autrefois... c'est-à-dire... si , ta nanti* est toujours bonne ; mais Paub* rpe est en souffrance... Depuis le départ

• le Marte, Us pratiques désertent... c'était pour elle... qu'on venait boire rhez moi...

« lie avait des yeux qui altéraient Ses

y( n\ altéraient beaucoup.

G tSPAttD. Eh l)en ! que ne prenez-vous Une autre fille... aussi avenante?..

GOBI N ABU, Si m ciois que c'est facile... GASPARD. Peut-être! .. Laissez- moi

• 'i . ; je vous eu tiouverai une autre qui h vaudra bien... J'ai même idée qu'elle

mil » uni n.\.

Giibinard. Ah ! Gaspard! tu me renias un fameux service. [VI ais c'est égal* je rtgieite Marre! j'y étais attaché! je la con- Mtii'-r.iis comme ma fille ... lu maintenant qu elle n est plus duchesse, et que M""" de Blainville l'a mise à la porte, elle aurait du i ( venir «In i. moi . . je lui aurais ouvert mes bras et ma cuisine.

(". \M' an Ali ht n ! oui ! ••• revenir '... Elit est in p vaniteuse pour ça ! ..

GOBI n An n Ki puis s(.. p,nens l'auraient pem-eti lamé\ plus ai ri ; car « ufin

elle doil a . uu père... ou ça m'eumnerait beaucoup.

Gaspard. Et moi aussi. A vot' santé !...

GOBixard. Mais qu'est-elle devenue depuis six semaines qu'elle est sortie de chez Mme de Blainville? Toi qui vas à Paris à chaque instant... car à présent tu ne fais que la navette... tu aurais pu découvrir...

Gaspard. Ma foi , non, je n'ai rien appris... elle se sera peut-être jetée à l'eau.

GOBINARD. Comme tu dis ça froidement !

jetée à l'eau! Il faut que tu aies le cœur bien sec !...

Gaspard. Dam , je lui en veux , c'est vrai : elle a tant tourmenté ce pauvre

Pierre... Ah ! c'est celui-là que j'aime

et je le lui prouverai pas plus tard qu'aujourd'hui... car nous allons le voir... il va revenir.. .

gobiwrd. Pierre ! Comment ça ?

GASPAiiD. Son régiment va tenir garnison à Evreux... et il passe par ici ce matin.

gobinard. Vraiment?...

GASPARD. Et tous ses camarades viendront se désaltérer chez vous... Est-ce que ça ne vous fait pas plaisir?...

gobinard. Oh! ça ne c'est-à-dire

si ! j'en suis enchante' î

Gaspard. Vous verrez comme Pierre est changé... lui qui était si triste ! Il est gai maintenant... c'est presque un luron.

GOniNMiD. Il n'est donc plus amoureux ?

GASivard. Il commence à prendre son parti. ( On entend Pierre (hanter flans la ci'uliss'-. * Tenez j l'entendez-vous? C'est lui qui arrive en chantant.

LE TOLKLOIROU.

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